Man page - e2image(8)

Packages contains this manual

Available languages:

en fr tr ja ro

Manual

E2IMAGE

NOM
SYNOPSIS
DESCRIPTION
OPTIONS
FICHIERS IMAGE BRUTS
FICHIERS IMAGES QCOW2
DÉCALAGES
AUTEUR
DISPONIBILITÉ
VOIR AUSSI
TRADUCTION

NOM

e2image — Sauvegarder dans un fichier les mĂ©tadonnĂ©es critiques de systĂšmes de fichiers ext2/ext3/ext4

SYNOPSIS

e2image [ -r | -Q [ -af ]] [ -b superbloc ] [ -B taille_bloc ] [ -cnps ] [ -o décalage_src ] [ -O décalage_dest ] device fichier_image
e2image -I
périphérique fichier_image

DESCRIPTION

Le programme e2image permet de sauvegarder dans le fichier fichier_image les mĂ©tadonnĂ©es critiques de systĂšmes de fichiers ext2, ext3 ou ext4 situĂ©s dans pĂ©riphĂ©rique dans un fichier spĂ©cifiĂ© par fichier_image . Le fichier image peut ĂȘtre examinĂ© par dumpe2fs et debugfs , en utilisant leur option -i . Cela peut permettre Ă  un expert de rĂ©cupĂ©rer un systĂšme de fichiers endommagĂ©.

C’est une trĂšs bonne idĂ©e de crĂ©er rĂ©guliĂšrement des fichiers image pour tous les systĂšmes de fichiers d’un systĂšme et de sauvegarder rĂ©guliĂšrement la structure des partitions (en utilisant la commande fdisk -l ), par exemple Ă  chaque dĂ©marrage ou toutes les semaines. Le fichier image doit ĂȘtre stockĂ© sur un autre systĂšme de fichiers que celui dont les donnĂ©es sont extraites, pour s’assurer que ces donnĂ©es seront disponibles dans le cas oĂč le systĂšme de fichiers serait endommagĂ©.

Pour Ă©conomiser de l’espace disque, e2image crĂ©e l’image comme un fichier creux ou au format QCOW2. De ce fait, si le fichier doit ĂȘtre copiĂ© ailleurs, il doit ĂȘtre soit compressĂ© prĂ©alablement, soit copiĂ© en utilisant l’option --sparse=always de la version GNU de cp (1). Cela ne s’applique pas aux images QCOW2, qui ne sont pas creuses.

La taille d’un fichier image ext2 dĂ©pend principalement de la taille du systĂšme de fichiers et du nombre d’inƓuds utilisĂ©s. Sur un systĂšme typique de 10 gigaoctets, avec 200 000 inƓuds utilisĂ©s sur 1,2 millions d’inƓuds, la taille du fichier image sera d’environ 35 mĂ©gaoctets ; un systĂšme de fichiers de 4 gigaoctets avec 15 000 inƓuds utilisĂ©s sur 550 000 donnera un fichier image de 3 mĂ©gaoctets. Les fichiers image ont tendance Ă  pouvoir ĂȘtre compressĂ©s facilement ; une image prenant 32 mĂ©gaoctets sur le disque pourra gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre compressĂ©e en un fichier de 3 ou 4 mĂ©gaoctets.

Si fichier_image vaut - , la sortie de e2image sera envoyĂ©e sur la sortie standard et pourra donc ĂȘtre redirigĂ©e vers un autre programme, comme gzip (1). Remarquez que ce n’est actuellement gĂ©rĂ© que lors de la crĂ©ation d’une image brute en utilisant l’option -r car il est nĂ©cessaire de pouvoir accĂ©der alĂ©atoirement dans le fichier pour crĂ©er une image normale ou une image QCOW2, ce qui n’est pas possible avec un enchaĂźnement (pipe).

OPTIONS

-a

Inclure les donnĂ©es de fichier dans le fichier image. Normalement, e2image inclut les mĂ©tadonnĂ©es de systĂšme de fichiers, pas les donnĂ©es de fichier ordinaire. Cette option produit une image adaptĂ©e pour un clonage de systĂšme de fichiers entier ou pour des sauvegardes. Il est Ă  remarquer que cette option fonctionne seulement avec les formats bruts ( -r ) ou QCOW2 ( -Q ). En conjonction avec l’option -r , il est possible de cloner tous les blocs utilisĂ©s, et seulement ceux-ci, d’un systĂšme de fichiers vers un autre fichier de pĂ©riphĂ©rique/image.

-b superbloc

Obtenir l’image d’une partition avec le superbloc primaire cassĂ© en utilisant le superbloc situĂ© au numĂ©ro de bloc superbloc du systĂšme de fichiers. La partition est copiĂ©e telle quelle, incluant le superbloc primaire cassĂ©.

-B taille_bloc

DĂ©finir la taille de bloc du systĂšme de fichiers en octet. Normalement, e2fsck recherchera le superbloc pour des tailles de bloc diffĂ©rentes dans le but de dĂ©terminer la taille appropriĂ©e des blocs. Cette recherche peut mener Ă  des rĂ©sultats erronĂ©s dans certains cas. Cette option force e2fsck Ă  n’essayer de localiser le superbloc que pour une taille de bloc particuliĂšre. Si le superbloc reste introuvable, e2image quittera avec une erreur fatale.

-c

Comparer chaque bloc Ă  copier Ă  partir de la source pĂ©riphĂ©rique vers le bloc correspondant dans la cible fichier_image . Si les deux sont dĂ©jĂ  identiques, l’écriture sera ignorĂ©e. Cela est utile si le systĂšme de fichiers est en cours de clonage vers un pĂ©riphĂ©rique de stockage de type flash (oĂč les lectures sont trĂšs rapides et oĂč il est souhaitable d’éviter des Ă©critures non nĂ©cessaires pour Ă©viter l’usure d’écriture sur le pĂ©riphĂ©rique).

-f

Outrepasser l’exigence d’écriture seule pour le systĂšme de fichiers source lors de la sauvegarde du fichier image en utilisant les options -r et -Q . Normalement, si le systĂšme de fichiers est en cours d’utilisation, le fichier image qui en rĂ©sulte a beaucoup de chances de ne pas ĂȘtre utile. Dans certains cas oĂč le systĂšme de fichiers est utilisĂ© constamment, cela peut ĂȘtre prĂ©fĂ©rable que pas d’image du tout.

-I

Installer sur le pĂ©riphĂ©rique les mĂ©tadonnĂ©es enregistrĂ©es dans le fichier image. Elle permet de restaurer les mĂ©tadonnĂ©es d’un systĂšme de fichiers sur le pĂ©riphĂ©rique en cas de nĂ©cessitĂ©.

ATTENTION !!!! L’option -I ne devrait ĂȘtre utilisĂ©e que dans les cas dĂ©sespĂ©rĂ©s oĂč toutes les autres alternatives ont Ă©chouĂ©. Si le systĂšme de fichiers a Ă©tĂ© modifiĂ© depuis la crĂ©ation du fichier image, des donnĂ©es seront perdues. En gĂ©nĂ©ral, il est prudent de faire une image de sauvegarde complĂšte du systĂšme de fichiers, dans le cas oĂč vous souhaiteriez essayer une autre mĂ©thode de rĂ©cupĂ©ration par la suite.

-n

Faire que toutes les Ă©critures d’image soient omises et, Ă  la place, afficher les numĂ©ros de bloc qui seraient Ă©crits.

-o src_offset

Indiquer le dĂ©calage de l’image Ă  lire Ă  partir du dĂ©but du pĂ©riphĂ©rique source en octet. Consulter OFFSETS pour davantage de dĂ©tails.

-O tgt_offset

Indiquer le dĂ©calage de l’image Ă  Ă©crire Ă  partir du dĂ©but du fichier_image cible en octet. Consulter OFFSETS pour davantage de dĂ©tails.

-p

Afficher la progression de la création du fichier image.

-Q

CrĂ©er un fichier image au format QCOW2 au lieu d’un fichier image ordinaire adaptĂ© pour une utilisation dans des images de machine virtuelle et pour d’autres outils pouvant utiliser le format .qcow . Consulter FICHIERS IMAGE QCOW2 ci-dessous pour davantage de dĂ©tails.

-r

CrĂ©er un fichier image brut au lieu d’un fichier image ordinaire. Consulter FICHIERS IMAGE BRUTS pour davantage de dĂ©tails.

-s

Brouiller les entrĂ©es de rĂ©pertoire et remplir de zĂ©ros les portions non utilisĂ©es des blocs de rĂ©pertoires dans le fichier Ă©crit pour Ă©viter de rĂ©vĂ©ler des informations sur le contenu du systĂšme de fichiers. Toutefois, cela empĂȘchera l’analyse de problĂšmes concernant les rĂ©pertoires indexĂ©s par l’arbre de hachages.

FICHIERS IMAGE BRUTS

L’option -r permet de crĂ©er un fichier image brut qui diffĂšre d’un fichier image ordinaire de deux façons. PremiĂšrement, les mĂ©tadonnĂ©es du systĂšme de fichiers sont placĂ©es aux mĂȘmes positions relatives dans fichier_image que celles dans pĂ©riphĂ©rique de telle sorte que debugfs (8), dumpe2fs (8), e2fsck (8), losetup (8), etc., peuvent fonctionner directement sur le fichier image brut. Afin de minimiser l’espace disque utilisĂ© par le fichier image brut, le fichier est créé comme un fichier creux. Faites attention lors des copies, compression ou dĂ©compression de ce fichier avec des outils qui ne sauraient pas crĂ©er des fichiers creux ; le fichier prendrait autant de place que le systĂšme de fichiers lui-mĂȘme ! DeuxiĂšmement, le fichier image brut inclut Ă©galement les blocs indirects ou les blocs de rĂ©pertoires, ce que les fichiers images normaux n’ont pas.

Les images brutes sont parfois utilisĂ©es pour l’envoi de systĂšmes de fichiers en accompagnement d’un rapport de bogue pour e2fsprogs. Pour cela, il est recommandĂ© de procĂ©der de la façon suivante (remplacez hda1 par le pĂ©riphĂ©rique appropriĂ© pour votre systĂšme) :

e2image -r /dev/hda1 - | bzip2 > hda1.e2i.bz2

Cela n’enverra que les informations sur les mĂ©tadonnĂ©es, sans les blocs de donnĂ©es. Cependant les noms de fichiers dans les blocs des rĂ©pertoires peuvent toujours rĂ©vĂ©ler des informations sur le contenu du systĂšme de fichiers que l’auteur du rapport de bogue peut vouloir garder confidentielles. Pour Ă©viter ce problĂšme, l’option -s peut ĂȘtre utilisĂ©e pour brouiller les noms de fichier dans l’image.

Remarquez que cela fonctionnera également si vous remplacez /dev/hda1 par une autre image disque brute, ou une image QCOW2 créée au préalable par e2image .

FICHIERS IMAGES QCOW2

L’option -Q va crĂ©er un fichier image QCOW2 au lieu d’un fichier image normal ou brut. Une image QCOW2 contient autant d’informations qu’une image brute, mais contrairement Ă  cette derniĂšre, elle n’est pas creuse. L’image QCOW2 minimise l’espace disque utilisĂ© en stockant les donnĂ©es dans un format spĂ©cial, en tassant les paquets de donnĂ©es, afin d’éviter les trous tout en minimisant la taille.

Afin d’envoyer un systĂšme de fichiers au responsable en accompagnement d’un rapport de bogue pour e2fsprogs, veuillez procĂ©der de la façon suivante (remplacez hda1 par le pĂ©riphĂ©rique appropriĂ© pour votre systĂšme) :

e2image -Q /dev/hda1 hda1.qcow2
bzip2 -z hda1.qcow2

Cela n’enverra que les informations sur les mĂ©tadonnĂ©es, sans les blocs de donnĂ©es. Comme dĂ©crit pour RAW IMAGE FILES , l’option -s peut ĂȘtre indiquĂ©e pour brouiller les noms de systĂšme de fichiers dans l’image.

Remarquez qu’une image QCOW2 créée par e2image est une image QCOW2 normale, qui peut donc ĂȘtre traitĂ©e par des outils pouvant manipuler le format QCOW2, tels que qemu-img , par exemple.

Vous pouvez convertir une image .qcow2 en une image brute avec :

e2image -r hda1.qcow2 hda1.raw

Il peut ĂȘtre utile d’écrire une image QCOW2 contenant toutes les donnĂ©es sur un fichier image creux qui pourra ĂȘtre montĂ© comme un pĂ©riphĂ©rique boucle (« loop ») ou sur une partition de disque. Veuillez noter que cela peut ne pas fonctionner avec les images QCOW2 créées avec un autre outil que e2image .

DÉCALAGES

Normalement, un systĂšme de fichiers dĂ©marre au dĂ©but de la partition, et e2image est exĂ©cutĂ© sur la partition. Lorsqu’on travaille avec des fichiers images, il n’est pas possible d’utiliser de partition. Vous pouvez prĂ©ciser le dĂ©calage Ă  partir duquel le systĂšme de fichiers commence directement avec l’option -o . De mĂȘme, l’option -O prĂ©cise le dĂ©calage qui devrait ĂȘtre laissĂ© sur la destination avant d’écrire le systĂšme de fichiers.

Par exemple, si vous avez une image dd sur un disque dur entier qui contient un systÚme de fichiers ext2 dans une partition qui commence à 1 Mo, vous pouvez cloner cette image sur un périphérique en mode bloc avec :

e2image -aro 1048576 img /dev/sda1

Ou vous pouvez cloner un systĂšme de fichiers d’un pĂ©riphĂ©rique en mode bloc dans un fichier image, en laissant le premier Mo disponible pour une table de partitions avec :

e2image -arO 1048576 /dev/sda1 img

Si vous prĂ©cisez au moins un dĂ©calage et seulement un fichier, un mouvement in situ sera effectuĂ©, ce qui vous permet de dĂ©placer le systĂšme de fichiers d’un dĂ©calage Ă  l’autre.

AUTEUR

e2image a Ă©tĂ© Ă©crit par Theodore Ts’o (tytso@mit.edu).

DISPONIBILITÉ

e2image fait partie du paquet e2fsprogs et est disponible sur http://e2fsprogs.sourceforge.net.

VOIR AUSSI

dumpe2fs (8), debugfs (8), e2fsck (8)

TRADUCTION

La traduction française de cette page de manuel a Ă©tĂ© créée par GĂ©rard Delafond <gerard@delafond.org>, FrĂ©dĂ©ric Delanoy <delanoy_f@yahoo.com>, Thierry Vignaud <tvignaud@mandriva.com>, SĂ©bastien Blanchet, Emmanuel Araman <Emmanuel@araman.org>, Éric Piel <eric.piel@tremplin-utc.net>, Nicolas François <nicolas.francois@centraliens.net>, Romain Doumenc <rd6137@gmail.com>, David PrĂ©vot <david@tilapin.org>, CĂ©dric Boutillier <cedric.boutillier@gmail.com> et Jean-Paul Guillonneau <guillonneau.jeanpaul@free.fr>

Cette traduction est une documentation libre ; veuillez vous reporter à la GNU General Public License version 3 concernant les conditions de copie et de distribution. Il n’y a aucune RESPONSABILITÉ LÉGALE.

Si vous découvrez un bogue dans la traduction de cette page de manuel, veuillez envoyer un message à debian-l10n-french@lists.debian.org .