Man page - nfsd(7)

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Manual

nfsd

NOM
SYNOPSIS
DESCRIPTION
DÉTAILS
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AUTEUR
TRADUCTION

NOM

nfsd — SystĂšme de fichiers spĂ©cial permettant le contrĂŽle du serveur NFS de Linux

SYNOPSIS

mount -t nfsd nfsd /proc/fs/nfsd

DESCRIPTION

Le systĂšme de fichiers nfsd est un systĂšme de fichiers spĂ©cial permettant l’accĂšs au serveur NFS de Linux. L’écriture dans des fichiers de ce systĂšme de fichiers peut affecter le comportement du serveur. La lecture du contenu de ces fichiers peut fournir des informations Ă  propos du serveur.

Comme pour ce systÚme de fichiers, il existe un ensemble de fichiers dans le systÚme de fichiers procfs (habituellement monté dans /proc ) qui permettent le contrÎle du serveur NFS. Cette page de manuel décrit tous ces fichiers.

Les programmes exportfs et mountd qui font partie du paquet nfs-utils s’attendent Ă  trouver ce systĂšme de fichiers montĂ© Ă  l’emplacement /proc/fs/nfsd ou /proc/fs/nfs .

DÉTAILS

Les fichiers présents dans le systÚme de fichiers nfsd sont :
exports

Ce fichier contient la liste des systĂšmes de fichiers qui sont actuellement partagĂ©s, les clients vers lesquels ils le sont, ainsi que la liste des options de partage pour chacune des paires client/systĂšme de fichiers. Cela ressemble au contenu du fichier /proc/fs/nfs/exports du noyau 2.4. La diffĂ©rence, c’est qu’un client ne correspond pas nĂ©cessairement Ă  une seule et unique machine. Il peut s’agir d’un nombre important d’hĂŽtes qui seront traitĂ©s Ă  l’identique.

Chaque ligne de ce fichier contient un chemin, le nom d’un client et un certain nombre d’options entre parenthĂšses. Tout caractĂšre espace, tabulation, retour Ă  la ligne ou barre oblique inverse prĂ©sent dans le nom d’un chemin ou d’un client sera remplacĂ© par un caractĂšre barre oblique inverse (antislash) suivi du code ASCII de ce caractĂšre, exprimĂ© en octal.

threads

Ce fichier contient le nombre de processus lĂ©gers (thread) de nfsd actuellement en cours d’exĂ©cution. La lecture du fichier affichera le nombre de processus lĂ©gers. Écrire un nombre dĂ©cimal en ASCII modifiera le nombre de processus lĂ©gers (Ă  la hausse ou Ă  la baisse) afin d’atteindre la valeur demandĂ©e.

filehandle

C’est un fichier un peu inhabituel, puisque ce qu’on y lit dĂ©pend de ce que l’on vient juste d’y Ă©crire. Il offre une interface transactionnelle afin qu’un programme puisse ouvrir ce fichier, y Ă©crire une requĂȘte et y lire la rĂ©ponse. Si deux programmes diffĂ©rents ouvrent, Ă©crivent et lisent ce fichier au mĂȘme moment, leurs requĂȘtes ne se mĂ©langeront pas.

Les requĂȘtes Ă©crites dans filehandle devront ĂȘtre de la forme un nom de client, un nom de chemin et un nombre d’octets. Un retour Ă  la ligne terminera la requĂȘte, les champs seront sĂ©parĂ©s par une espace et tout caractĂšre spĂ©cial sera protĂ©gĂ© et Ă©crit en octal.

GrĂące Ă  cette Ă©criture, le programme pourra accĂ©der Ă  un descripteur de fichier (« filehandle ») pour ce chemin, tel qu’il est partagĂ© pour ce client. La taille de ce descripteur de fichier (« filehandle ») sera au plus le nombre d’octets demandĂ©.

Le descripteur de fichier (« filehandle ») sera représenté en hexadécimal et préfixé par « \x ».

clients/

Ce répertoire contient un sous-répertoire pour chaque client NFSv4. Chaque fichier de ce sous-répertoire fournit des détails sur le client au format YAML. En plus, écrire « expire\n » dans le fichier ctl force le serveur à révoquer tout statut détenu par ce client.

Le rĂ©pertoire /proc/net/rpc du systĂšme de fichiers procfs contient un certain nombre de fichiers et de rĂ©pertoires. Ces fichiers contiennent des statistiques qui peuvent ĂȘtre affichĂ©es grĂące au programme nfsstat . Les rĂ©pertoires contiennent des informations sur les diffĂ©rents caches que le serveur NFS utilise pour assurer le suivi des permissions d’accĂšs dont disposent les diffĂ©rents clients sur les diffĂ©rents systĂšmes de fichiers. Ces caches sont :
auth.unix.ip

Ce cache contient la correspondance entre les adresses IP et les noms du domaine d’authentification auxquels ces adresses IP sont rattachĂ©es.

nfsd.export

Ce cache contient la correspondance entre les répertoires, les domaines et les options de partage.

nfsd.fh

Ce cache contient la correspondance entre les domaines, les identifiants du systĂšme de fichiers et les rĂ©pertoires. L’identifiant du systĂšme de fichiers est stockĂ© dans les descripteurs de fichier (« filehandle ») et est composĂ© d’un nombre indiquant le type d’identifiant, ainsi qu’un nombre d’octets en hexadĂ©cimal indiquant le contenu de cet identifiant.

Chaque répertoire représentant un cache peut contenir de 1 à 3 fichiers. Ce sont :

flush

Quand un nombre de secondes depuis l’époque Unix (1 janvier 1970) est Ă©crit dans ce fichier, toutes les entrĂ©es du cache qui ont Ă©tĂ© mises Ă  jour avant ce fichier seront invalidĂ©es et vidĂ©es du cache. Écrire une date dans le futur (en secondes depuis l’époque Unix) dans ce fichier videra tout. Ce fichier est le seul qui est toujours prĂ©sent.

content

Ce fichier, s’il est prĂ©sent, contient une reprĂ©sentation littĂ©rale de tous les contenus du cache, un par ligne. Si un contenu est toujours dans le cache (parce qu’il est actuellement en cours d’utilisation), mais qu’il est dĂ©passĂ©, ou invalide pour une raison quelconque, il sera affichĂ© en tant que commentaire (avec un diĂšse en dĂ©but de ligne).

channel

Ce fichier, s’il existe, sert de canal de communication entre le serveur nfs en mode noyau et le programme en espace utilisateur.

Quand le noyau a besoin d’informations qui ne sont pas dans le cache, il Ă©crit une ligne dans le fichier channel qui fournit une clĂ© pour cette information. Un programme en mode utilisateur pourra la lire, trouver une rĂ©ponse, puis Ă©crire une ligne contenant la clĂ©, une date d’expiration et le contenu de la rĂ©ponse. Par exemple, le noyau pourrait Ă©crire
nfsd 127.0.0.1
dans le fichier auth.unix.ip/content . Le programme en espace utilisateur pourrait alors écrire
nfsd 127.0.0.1 1057206953 localhost
pour dire que 127.0.0.1 doit correspondre à « localhost », à ce moment précis.

Si le programme utilise select(2) ou poll(2) pour dĂ©couvrir s’il peut lire le contenu de channel , il n’obtiendra jamais la fin de fichier. Si toutes les requĂȘtes ont Ă©tĂ© rĂ©solues, il sera bloquĂ© jusqu’à ce qu’une autre requĂȘte arrive.

Dans le systĂšme de fichiers /proc , 4 fichiers peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour tracer un peu plus nfsd et les autres programmes associĂ©s. Il s’agit de :

/proc/sys/sunrpc/nfs_debug
/proc/sys/sunrpc/nfsd_debug
/proc/sys/sunrpc/nlm_debug
/proc/sys/sunrpc/rpc_debug

Ils contrĂŽlent respectivement le traçage de client NFS, du serveur NFS, du gestionnaire de verrouillage rĂ©seau (lockd) et de la couche RPC sous-jacente. Des nombres dĂ©cimaux peuvent ĂȘtre lus ou Ă©crits dans ces fichiers. Chaque nombre reprĂ©sente un schĂ©ma de bits dans lequel les bits positionnĂ©s indiquent certaines classes de traçage Ă  activer. Consultez les fichiers d’en-tĂȘtes du noyau (kernel header files) pour savoir Ă  quoi correspond chaque nombre.

NOTES

Ce systĂšme de fichiers n’est disponible que dans les versions 2.6 et suivantes du noyau Linux (ainsi que dans les derniĂšres versions de dĂ©veloppement 2.5 amenant vers la sĂ©rie 2.6). Cette page de manuel ne concerne pas les noyaux 2.4 et prĂ©cĂ©dents.

Auparavant, l’appel systĂšme nfsctl Ă©tait utilisĂ© pour la communication entre nfsd et les utilitaires de l’utilisateur. Cet appel systĂšme a Ă©tĂ© retirĂ© de la version 3.1 du noyau. Les versions antĂ©rieures de nfs-utils Ă©taient capables de se rabattre sur nfsctl si nĂ©cessaire ; cela a Ă©tĂ© supprimĂ© de nfs-utils 1.3.5.

VOIR AUSSI

nfsd (8), rpc.nfsd (8), exports (5), nfsstat (8), mountd (8), exportfs (8).

AUTEUR

NeilBrown

TRADUCTION

La traduction française de cette page de manuel a été créée par Valéry Perrin <valery.perrin.debian@free.fr>, Sylvain Cherrier <sylvain.cherrier@free.fr>, Thomas Huriaux <thomas.huriaux@gmail.com>, Dominique Simen <dominiquesimen@hotmail.com>, Nicolas SauzÚde <nsauzede@free.fr>, Romain Doumenc <rd6137@gmail.com>, David Prévot <david@tilapin.org>, Denis Mugnier <myou72@orange.fr>, Cédric Boutillier <cedric.boutillier@gmail.com> et Jean-Pierre Giraud <jean-pierregiraud@neuf.fr>

Cette traduction est une documentation libre ; veuillez vous reporter à la GNU General Public License version 3 concernant les conditions de copie et de distribution. Il n’y a aucune RESPONSABILITÉ LÉGALE.

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