Man page - bootparam(7)

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Manual

bootparam

NOM
DESCRIPTION
Liste des paramĂštres
ParamÚtres généraux non spécifiques à un périphérique
ParamÚtres de démarrage pour les développeurs du noyau
ParamÚtres de démarrage pour disques virtuels
ParamÚtres de démarrage pour périphériques SCSI
Disques durs
Périphériques Ethernet
Lecteur de disquettes
Pilote audio
Pilote d’imprimante en ligne
VOIR AUSSI
TRADUCTION

NOM

bootparam - Introduction aux paramÚtres de démarrage du noyau Linux

DESCRIPTION

Le noyau Linux accepte un certain nombre d’options en ligne de commande, Ă©galement appelĂ©es paramĂštres de dĂ©marrage, au moment oĂč il est chargĂ©. En gĂ©nĂ©ral, c’est principalement utilisĂ© pour fournir au noyau des informations sur les paramĂštres matĂ©riels qu’il serait incapable de dĂ©terminer seul, ou pour Ă©viter/remplacer les valeurs qu’il dĂ©tecterait normalement.

Quand le noyau est dĂ©marrĂ© directement par le BIOS, il n’est pas possible de prĂ©ciser des paramĂštres. Aussi, afin de tirer parti de ces possibilitĂ©s, vous devez utiliser un chargeur capable de transmettre les options, comme GRUB.

Liste des paramĂštres

La ligne de commande du noyau est une liste de chaßnes de caractÚres (les paramÚtres) séparées par des espaces. La plupart des paramÚtres de démarrage ont la forme suivante :

nom[=valeur_1][,valeur_2]...[,valeur_10]

oĂč « nom » est un mot clĂ© unique utilisĂ© pour identifier la partie du noyau Ă  laquelle les valeurs Ă©ventuelles sont associĂ©es. La limite de 10 valeurs est effective, le code actuel ne gĂ©rant que 10 paramĂštres par mot clĂ©, sĂ©parĂ©s par des virgules. (NĂ©anmoins, vous pouvez rĂ©utiliser le mĂȘme mot clĂ© avec 10 paramĂštres supplĂ©mentaires dans certaines situations complexes inhabituelles, en espĂ©rant que la fonction d’initialisation les gĂ©rera.)

La plupart du traitement est codĂ© dans le fichier source du noyau init/main.c . Tout d’abord, le noyau vĂ©rifie si le paramĂštre est l’un des mots clĂ©s « root », « nfsroot », « nfsaddrs », « ro », « rw » , « debug » ou « init ». La signification de ces options est dĂ©crite ci-dessous.

Ensuite, il parcourt une liste de fonctions d’initialisation pour vĂ©rifier si la chaĂźne du paramĂštre spĂ©cifiĂ©e (par exemple « toto ») est associĂ©e Ă  une fonction d’initialisation (« toto_setup() ») pour un pĂ©riphĂ©rique particulier ou une partie du noyau. Si la ligne toto=3,4,5,6 est fournie, le noyau cherchera alors dans la table bootsetups si « toto » est enregistrĂ©. S’il l’est, le noyau appellera la fonction associĂ©e Ă  « toto » (toto_setup()) en lui passant les paramĂštres 3, 4, 5 et 6 donnĂ©s sur la ligne de commande.

Tout ce qui est de la forme « toto=titi » et qui ne concerne pas une des fonctions d’initialisation dĂ©crites ci-dessus est interprĂ©tĂ© comme une variable d’environnement Ă  dĂ©finir. Un exemple (inutile ?) serait l’utilisation de « TERM=vt100 » comme paramĂštre de dĂ©marrage.

Les paramĂštres restants qui n’ont pas Ă©tĂ© interceptĂ©s par le noyau et qui ne sont pas interprĂ©tĂ©s comme des variables d’environnement, seront passĂ©s au processus numĂ©ro un, habituellement le programme init (1). Le paramĂštre le plus courant dans ce cas est le mot « single » qui indique Ă  init de dĂ©marrer en mode mono-utilisateur, sans lancer tous les dĂ©mons habituels. Regardez la page de manuel de la version d’ init (1) installĂ© sur votre systĂšme pour connaĂźtre les paramĂštres acceptĂ©s.

ParamÚtres généraux non spécifiques à un périphérique

’init=...’

DĂ©finit la commande initiale Ă  faire exĂ©cuter par le noyau. Si ce paramĂštre n’est pas fourni ou est introuvable, le noyau essaiera successivement /sbin/init , /etc/init , /bin/init , /bin/sh et paniquera si tout cela Ă©choue.

’nfsaddrs=...’

DĂ©finit l’adresse de dĂ©marrage par NFS. Cette adresse est utilisĂ©e en cas de dĂ©marrage par le rĂ©seau.

’nfsroot=...’

DĂ©finit le nom de la racine NFS. Si cette chaĂźne ne commence ni par « / », ni par « , », ni par un chiffre, elle est alors prĂ©fixĂ©e automatiquement par « /tftpboot/ ». C’est utilisĂ© en cas de dĂ©marrage par le rĂ©seau.

’root=...’

Ce paramĂštre indique au noyau quel pĂ©riphĂ©rique doit ĂȘtre utilisĂ© comme systĂšme de fichiers racine pendant le dĂ©marrage. La configuration par dĂ©faut est dĂ©terminĂ©e lors de la compilation du noyau et est gĂ©nĂ©ralement identique Ă  la racine du systĂšme de fichiers utilisĂ© lors de la compilation. Pour remplacer cette valeur et sĂ©lectionner par exemple le second lecteur de disquette, on utilisera « root=/dev/fd1 ».

Le pĂ©riphĂ©rique racine peut ĂȘtre spĂ©cifiĂ© de maniĂšre symbolique ou numĂ©rique. Une spĂ©cification symbolique est de la forme /dev/XXYN , oĂč XX dĂ©signe un type de pĂ©riphĂ©rique (par exemple, « hd » dĂ©signe un disque dur compatible ST-506, avec Y dans « a-d » ; « sd » dĂ©signe un disque compatible SCSI, avec Y dans « a-d », Y la lettre ou le numĂ©ro du lecteur et N le numĂ©ro (en dĂ©cimal) de la partition sur ce pĂ©riphĂ©rique.

Cela n’a rien Ă  voir avec la dĂ©signation des pĂ©riphĂ©riques dans le systĂšme de fichiers, le prĂ©fixe « /dev/ » est purement conventionnel.

La spĂ©cification numĂ©rique, plus compliquĂ©e et moins portable, du pĂ©riphĂ©rique racine en utilisant les numĂ©ros majeur et mineur est Ă©galement acceptĂ©e. (Par exemple, /dev/sda3 a pour nombres majeur et mineur respectivement 8 et 3, et peut donc ĂȘtre mentionnĂ© ainsi : « root=0x803 ».)

’rootdelay=’

Ce paramĂštre dĂ©finit le dĂ©lai (en seconde) de pause avant d’essayer de monter le systĂšme de fichiers racine.

’rootflags=...’

Ce paramĂštre dĂ©finit la chaĂźne d’option de montage pour le systĂšme de fichiers racine (consultez aussi fstab (5)).

’rootfstype=...’

L’option « rootfstype » demande au noyau de monter le systĂšme de fichiers racine comme s’il Ă©tait du type spĂ©cifiĂ©. Cela peut-ĂȘtre utile, par exemple, pour monter un systĂšme de fichiers ext3 en tant qu’ext2 et pouvoir alors supprimer le journal dans le systĂšme de fichiers racine, c’est-Ă -dire de repasser ce systĂšme de fichiers d’ext3 en ext2 sans avoir besoin de redĂ©marrer Ă  partir d’une autre source.

’ro’ et ’rw’

L’option « ro » demande au noyau de monter le systĂšme de fichiers racine en lecture seule, pour que les programmes de vĂ©rification de la cohĂ©rence du systĂšme de fichiers puissent travailler sur un systĂšme au repos. Aucun processus ne peut Ă©crire sur le systĂšme de fichiers en question jusqu’à ce qu’il soit remontĂ© en lecture/Ă©criture, par exemple avec la commande « mount -w -n -o remount / ». (Consultez mount (8).)

L’option « rw » indique au noyau de monter le systĂšme de fichiers racine en lecture/Ă©criture. C’est l’option par dĂ©faut.

’resume=...’

Cela indique au noyau l’emplacement des donnĂ©es stockĂ©es sur disque Ă  utiliser pour revenir d’hibernation. C’est en gĂ©nĂ©ral le mĂȘme que la partition ou le fichier d’échange. Exemple :

resume=/dev/hda2

’reserve=...’

Ce paramĂštre permet de protĂ©ger une zone de ports d’entrĂ©e-sortie de l’autodĂ©tection. La forme de l’option est :

reserve= base_IO,longueur[,base_IO,longueur]...

Pour certaines machines, il peut ĂȘtre nĂ©cessaire d’empĂȘcher les pilotes de rechercher des pĂ©riphĂ©riques dans des rĂ©gions spĂ©cifiques. En effet, certains matĂ©riels peuvent mal rĂ©agir Ă  l’autodĂ©tection, ou seraient mal reconnus, ou simplement parce que vous ne souhaitez pas que le noyau initialise ces matĂ©riels.

L’option reserve indique une zone de ports d’entrĂ©e-sortie qu’il ne faut pas examiner. Un pilote de pĂ©riphĂ©rique n’utilisera pas une rĂ©gion rĂ©servĂ©e, Ă  moins qu’une autre option le lui indique explicitement.

Par exemple, la ligne de commande

reserve=0x300,32 blah=0x300

empĂȘche tous les pilotes, sauf « blah », d’examiner 0x300-0x31F.

’panic=N’

Par dĂ©faut, le noyau ne redĂ©marrera pas automatiquement aprĂšs un cas de panique, mais cette option permet de faire redĂ©marrer le noyau aprĂšs N secondes (si N est supĂ©rieur Ă  zĂ©ro). Ce dĂ©lai peut Ă©galement ĂȘtre configurĂ© avec :

echo N > /proc/sys/kernel/panic

’reboot=[warm|cold][,[bios|hard]]’

Depuis le noyau 2.0.22, les redĂ©marrages sont par dĂ©faut faits Ă  froid. Certains ont demandĂ© la restauration de l’ancienne valeur par dĂ©faut « reboot=warm ». (Un redĂ©marrage Ă  froid peut ĂȘtre nĂ©cessaire pour rĂ©initialiser certains pĂ©riphĂ©riques, mais risque de dĂ©truire des donnĂ©es prĂ©sentes dans le cache des disques. Un redĂ©marrage Ă  chaud peut ĂȘtre plus rapide.) Par dĂ©faut, le redĂ©marrage est effectuĂ© matĂ©riellement, en demandant au contrĂŽleur de clavier de baisser le niveau de la ligne reset. Il existe toutefois des cartes mĂšres oĂč cela ne fonctionne pas. L’option « reboot=bios » permet alors de redĂ©marrer de maniĂšre logicielle, en appelant le BIOS.

’nosmp’ et ’maxcpus=N’

(Seulement si la constante __SMP__ est dĂ©finie.) L’option « nosmp » ou « maxcpus=0 » en ligne de commande empĂȘche entiĂšrement l’activation du mode SMP. Une option « maxcpus=N » limite le nombre maximal de processeurs activĂ©s en mode SMP.

ParamÚtres de démarrage pour les développeurs du noyau

’debug’

Les messages du noyau sont manipulĂ©s par un dĂ©mon (par exemple klogd (8) ou Ă©quivalent) pour qu’ils puissent ĂȘtre stockĂ©s sur disque. Les messages disposant d’une prioritĂ© supĂ©rieure Ă  la valeur console_loglevel sont aussi affichĂ©s sur la console. (Pour en savoir plus sur les niveaux de log, consultez syslog (2).) Par dĂ©faut, cette variable est dĂ©finie pour journaliser tout ce qui est plus important que les messages de dĂ©bogage ( KERN_DEBUG ). Ce paramĂštre de dĂ©marrage demandera au noyau d’afficher Ă©galement les messages de la prioritĂ© KERN_DEBUG . Le niveau de la console peut aussi ĂȘtre modifiĂ© dans un systĂšme dĂ©marrĂ© grĂące au fichier /proc/sys/kernel/printk (dĂ©crit dans syslog (2)), l’opĂ©ration syslog (2) SYSLOG_ACTION_CONSOLE_LEVEL ou dmesg (8).

’profile=N’

Il est possible d’activer les fonctions de suivi du noyau si l’on dĂ©sire s’assurer de l’emplacement oĂč le noyau consomme ses cycles CPU. Le suivi est activĂ© en dĂ©finissant la variable prof_shift avec une valeur non nulle. Cela peut ĂȘtre effectuĂ© soit en dĂ©finissant la constante CONFIG_PROFILE durant la compilation, soit en indiquant l’option « profile= » au dĂ©marrage. La valeur reçue par la variable prof_shift sera N s’il est fourni, ou CONFIG_PROFILE_SHIFT si cette variable existe ou 2 par dĂ©faut. La signification de la variable correspond Ă  la finesse du suivi : Ă  chaque saut d’horloge, si le systĂšme exĂ©cute du code du noyau, un compteur est incrĂ©menté :

profile[adresse >> prof_shift]++;

Les informations brutes concernant le suivi peuvent ĂȘtre lues dans /proc/profile . Vous prĂ©fĂ©rerez probablement utiliser un outil comme readprofile.c pour les examiner. L’écriture dans /proc/profile effacera les compteurs.

ParamÚtres de démarrage pour disques virtuels

(Uniquement si le noyau a Ă©tĂ© compilĂ© avec l’option CONFIG_BLK_DEV_RAM .) Il est gĂ©nĂ©ralement dĂ©conseillĂ© d’utiliser un disque virtuel sous Linux. Le systĂšme gĂ©rera mieux la mĂ©moire disponible tout seul. NĂ©anmoins, pendant le dĂ©marrage, il peut ĂȘtre utile de charger le contenu d’une disquette sur un disque virtuel. Il peut Ă©galement arriver sur certains systĂšmes que des modules particuliers concernant les systĂšmes de fichiers ou le matĂ©riel doivent ĂȘtre chargĂ©s avant l’accĂšs au disque principal.

Avec Linux 1.3.48, la gestion des disques virtuels a Ă©tĂ© profondĂ©ment modifiĂ©e. Auparavant, la mĂ©moire Ă©tait allouĂ©e de maniĂšre statique, avec un paramĂštre « ramdisk=N » qui indiquait la taille (cela pouvait aussi ĂȘtre configurĂ© directement dans l’image du noyau Ă  la compilation). Actuellement, les disques virtuels utilisent les tampons caches et grossissent dynamiquement. Pour obtenir plus d’informations avec les disques virtuels actuels, consultez le fichier source du noyau Documentation/blockdev/ramdisk.txt ( Documentation/ramdisk.txt dans les anciens noyaux).

Il y a quatre paramÚtres, deux booléens et deux entiers.

’load_ramdisk=N’

Si N vaut 1, un disque virtuel est chargĂ© en mĂ©moire. Si N vaut 0 aucun disque virtuel n’est chargĂ© (comportement par dĂ©faut).

’prompt_ramdisk=N’

Si N vaut 1, l’insertion d’une disquette est demandĂ©e (comportement par dĂ©faut). Si N vaut 0, rien n’est demandĂ© (donc ce paramĂštre n’est jamais utilisĂ©).

’ramdisk_size=N’ ou (obsolùte) ’ramdisk=N’

Définit la taille maximale du disque virtuel à N ko. Par défaut, la valeur est de 4096 ko (4 Mo).

’ramdisk_start=N’

Indique le numĂ©ro de bloc de dĂ©part (l’emplacement sur la disquette oĂč dĂ©marre le contenu du disque virtuel). C’est utile dans le cas oĂč l’image du disque virtuel suit une image de noyau.

’noinitrd’

(Uniquement si le noyau a Ă©tĂ© compilĂ© avec les options CONFIG_BLK_DEV_RAM et CONFIG_BLK_DEV_INITRD .) On peut actuellement compiler le noyau pour qu’il utilise initrd. Quand cette possibilitĂ© est activĂ©e, le processus de dĂ©marrage charge le noyau et un disque virtuel initial. Puis le noyau convertit initrd en un disque virtuel « normal » qui est montĂ© en lecture/Ă©criture Ă  la racine. Ensuite /linuxrc est exĂ©cutĂ©. Ensuite, le « vrai » systĂšme de fichiers est montĂ© Ă  la racine et le systĂšme initrd est dĂ©placĂ© dans /initrd . Enfin, la sĂ©quence de dĂ©marrage habituelle (appel de /sbin/init ) est exĂ©cutĂ©e.

Pour une description détaillée des possibilités de initrd, consultez le fichier source du noyau Documentation/admin-guide/initrd.rst (ou Documentation/initrd.txt avant Linux 4.10).

L’option « noinitrd » indique au noyau que contrairement aux options avec lesquelles il a Ă©tĂ© compilĂ©, il ne doit pas effectuer les Ă©tapes sus-mentionnĂ©es, mais au contraire laisser les donnĂ©es de initrd sous /dev/initrd . (Ce pĂ©riphĂ©rique ne peut ĂȘtre utilisĂ© qu’une seule fois, les donnĂ©es sont libĂ©rĂ©es dĂšs que le dernier processus les ayant utilisĂ©es a fermĂ© /dev/initrd .)

ParamÚtres de démarrage pour périphériques SCSI

Notations générales pour cette section :

iobase -- le premier port d’entrĂ©e-sortie utilisĂ© par l’hĂŽte SCSI. Il est indiquĂ© en notation hexadĂ©cimale, habituellement dans l’intervalle allant de 0x200 Ă  0x3ff.

irq -- l’interruption matĂ©rielle pour laquelle la carte est configurĂ©e. Les valeurs valables dĂ©pendent de la carte en question, mais sont gĂ©nĂ©ralement 5, 7, 9, 10, 11, 12 et 15. Les autres valeurs sont plutĂŽt utilisĂ©es par des pĂ©riphĂ©riques comme les disques IDE, les lecteurs de disquettes, les ports sĂ©rie, etc.

scsi-id -- l’identifiant utilisĂ© par l’adaptateur pour se distinguer sur le bus SCSI. Peu d’adaptateurs permettent de modifier cette valeur, qui est la plupart du temps figĂ©e en interne. La valeur classique est 7 mais les cartes Seagate et Future Domain TMC-950 utilisent 6.

paritĂ© -- le fait que l’adaptateur SCSI attende que le pĂ©riphĂ©rique lui fournisse ou non une valeur de paritĂ© pour tous les Ă©changes d’informations. Un 1 valide le contrĂŽle de paritĂ©, un 0 le dĂ©sactive. Encore une fois, tous les adaptateurs ne gĂšrent pas la modification de ce comportement comme paramĂštre de dĂ©marrage.
’max_scsi_luns=...’

Un pĂ©riphĂ©rique SCSI peut contenir plusieurs « sous-pĂ©riphĂ©riques » en lui-mĂȘme. L’exemple courant est celui des nouveaux lecteurs de CD-ROM qui gĂšrent plusieurs disques en mĂȘme temps. Chaque CD est adressĂ© par un numĂ©ro d’unitĂ© logique, « Logical Unit Number » (LUN). Cependant, la plupart des pĂ©riphĂ©riques SCSI, comme les disques durs ou les lecteurs de bande, n’ont qu’un seul sous-pĂ©riphĂ©rique avec un LUN nul.

Certains pĂ©riphĂ©riques SCSI mal conçus ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©tectĂ©s sur un LUN diffĂ©rent de zĂ©ro. Ainsi, si la constante de compilation CONFIG_SCSI_MULTI_LUN n’est pas dĂ©finie, les noyaux rĂ©cents n’examineront que le LUN zĂ©ro.

Pour indiquer le nombre de LUN à examiner au démarrage, on indiquera « max_scsi_luns=n » comme paramÚtre, n étant un nombre entre 1 et 8. Pour éviter les ennuis décrits ci-dessus, on utilisera n=1 avec des périphériques à problÚmes.

Configuration des lecteurs de bande SCSI

Certaines configurations au dĂ©marrage des lecteurs de bandes SCSI peuvent ĂȘtre effectuĂ©es ainsi :

st= taille_tampon[,seuil_écriture[,tampons_max]]

Les deux premiers nombres sont indiquĂ©s en ko. La valeur par dĂ©faut de taille_tampon est 32 ko, et la taille maximale exagĂ©rĂ©ment grande est 16384 ko. Le nombre seuil_Ă©criture reprĂ©sente la valeur Ă  partir de laquelle le tampon est effectivement Ă©crit sur la bande, par dĂ©faut 30 ko. Le nombre maximal de tampons varie avec le nombre de lecteurs dĂ©tectĂ©s et vaut 2 par dĂ©faut. Un exemple d’utilisation serait :

st=32,30,2

Des précisions complÚtes sont disponibles dans le fichier Documentation/scsi/st.txt (ou drivers/scsi/README.st pour les noyaux plus anciens) du répertoire scsi des sources du noyau Linux.

Disques durs

ParamĂštres des disques IDE et des lecteurs de CD-ROM

Le pilote IDE accepte plusieurs paramĂštres, principalement pour indiquer la gĂ©omĂ©trie du disque avec des contrĂŽleurs obsolĂštes. Les spĂ©cifications du disque sont indiquĂ©es en utilisant « hdX= » avec X dans l’intervalle « a-h ».

Les options communes Ă  plusieurs disques sont indiquĂ©es avec le prĂ©fixe « hd= ». L’utilisation d’un prĂ©fixe spĂ©cifique Ă  un disque avec une option non spĂ©cifique marchera Ă©galement comme prĂ©vu.

Notez encore que « hd= » peut ĂȘtre utilisĂ© pour faire rĂ©fĂ©rence au disque suivant, non spĂ©cifiĂ©, dans la sĂ©quence (a, ..., h). Les options « hd= » sont prĂ©sentĂ©es briĂšvement ci-dessous, consultez le fichier Documentation/ide/ide.txt (ou Documentation/ide.txt pour les noyaux anciens et drivers/block/README.ide pour les noyaux encore plus anciens) dans les sources du noyau Linux pour plus de prĂ©cisions.

Options « hd=cylindres,tĂȘtes,secteurs[,wpcom[,irq]] »

Ces options sont utilisĂ©es pour indiquer la gĂ©omĂ©trie physique du disque. Seules les trois premiĂšres valeurs sont nĂ©cessaires. Les nombres de cylindres/tĂȘtes/secteurs seront ceux utilisĂ©s par fdisk. La valeur de compensation en Ă©criture est ignorĂ©e pour les disques IDE. L’IRQ indiquĂ©e sera utilisĂ©e avec le contrĂŽleur du disque dur et n’est donc pas rĂ©ellement spĂ©cifique au disque.

Option « hd=serialize »

L’interface double IDE CMD-640 est mal conçue, car lorsqu’un disque sur la seconde interface est utilisĂ© simultanĂ©ment au disque sur la premiĂšre interface, les donnĂ©es seront corrompues. Utiliser cette option indique au pilote de s’assurer que les deux disques ne sont jamais utilisĂ©s en mĂȘme temps.

Option « hd=noprobe »

Ne pas examiner ce disque. Par exemple,

hdb=noprobe hdb=1166,7,17

va dĂ©sactiver la recherche, mais indique quand mĂȘme les paramĂštres gĂ©omĂ©triques du disque, pour qu’il soit reconnu comme pĂ©riphĂ©rique bloc valide et puisse donc ĂȘtre utilisĂ©.

Option « hd=nowerr »

Certains disques ont apparemment le bit WRERR_STAT positionné en permanence. Cela active un contournement pour ces périphériques défectueux.

Option « hd=cdrom »

Cela indique au pilote IDE qu’un lecteur de CD-ROM compatible ATAPI est attachĂ© Ă  la place d’un disque dur normal. Dans la plupart des cas, le CD-ROM est identifiĂ© automatiquement, mais Ă  dĂ©faut cette option peut aider.

Options du pilote Standard ST-506 (« hd= »)

Le pilote standard peut accepter des paramĂštres concernant la gĂ©omĂ©trie des disques similaires Ă  ceux du pilote IDE. Notez cependant qu’il n’attendra que trois valeurs (cylindres/tĂȘtes/secteurs) et tout ce qui suivra sera ignorĂ© silencieusement. De plus, il n’accepte que l’option « hd= » en paramĂštre, « hda= » et autres ne seront pas valables. Le format est le suivant :

hd=cylindres,tĂȘtes,secteurs

Si deux disques sont installés, ce paramÚtre est répété avec les paramÚtres de géométrie du deuxiÚme disque.

Périphériques Ethernet

Chaque pĂ©riphĂ©rique utilise des paramĂštres spĂ©cifiques, mais ils partagent tous au moins une valeur d’IRQ, une base d’entrĂ©e-sortie et un nom. Dans sa forme la plus gĂ©nĂ©rique, les paramĂštres ressemblent à :

ether=irq,iobase[,param_1[,...param_8]],nom

Le premier paramĂštre non numĂ©rique est considĂ©rĂ© comme le nom. La valeur de param_n (si elle existe) a une signification diffĂ©rente pour chacun des pilotes. Habituellement les valeurs param_n sont utilisĂ©es pour indiquer des options comme l’adresse d’une mĂ©moire partagĂ©e, la sĂ©lection d’interface, le canal DMA, etc.

L’utilisation la plus courante de ce paramĂštre est de forcer la dĂ©tection d’une seconde carte Ethernet, car l’attitude par dĂ©faut consiste a n’en dĂ©tecter qu’une seule. Cela peut ĂȘtre effectuĂ© simplement avec :

ether=0,0,eth1

Les valeurs nulles pour irq et iobase dans l’exemple prĂ©cĂ©dent indiquent au pilote d’effectuer l’autodĂ©tection.

L’Ethernet-HowTo contient une documentation trĂšs complĂšte sur l’utilisation de plusieurs cartes et sur les valeurs des param_n spĂ©cifiques aux cartes ou pilotes. Les lecteurs intĂ©ressĂ©s se rĂ©fĂ©reront Ă  la section traitant de leur carte dans ce document.

Lecteur de disquettes

Il existe de nombreuses options pour le pilote de lecteurs de disquettes, et elles sont listĂ©es dans le fichier Documentation/blockdev/floppy.txt (ou Documentation/floppy.txt pour les anciens noyaux et drivers/block/README.fd pour les noyaux encore plus anciens) dans les sources du noyau Linux. Veuillez consulter ce fichier pour plus d’informations.

Pilote audio

Le pilote audio ne peut accepter que des paramĂštres pour surcharger les valeurs dĂ©finies Ă  la compilation. Ce n’est pas recommandĂ© car assez complexe. Les options sont dĂ©crites dans le fichier Documentation/sound/oss/README.OSS (ou drivers/sound/Readme.linux pour les noyaux plus anciens) dans les sources du noyau Linux. Les paramĂštres de dĂ©marrage de la forme suivante sont acceptĂ©s :

sound=device1[,device2[,device3...[,device10]]]

oĂč chaque valeur de deviceN utilise le format 0xTaaaId, et les octets sont gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©s de la maniĂšre suivante :

T - type de périphérique : 1=FM, 2=SB, 3=PAS, 4=GUS, 5=MPU401, 6=SB16, 7=SB16-MPU401

aaa - adresse d’entrĂ©e-sortie en hexadĂ©cimal

I - ligne d’interruption en hexadĂ©cimal (10=A, 11=B, ...)

d - canal DMA

Cela est assez compliquĂ© et il vaut mieux compiler un noyau avec ses propres valeurs. L’utilisation du paramĂštre de dĂ©marrage « sound=0 » dĂ©sactivera totalement le pilote audio.

Pilote d’imprimante en ligne

’lp=’

Syntaxe :

lp=0
lp=auto
lp=reset
lp=port[,port...]

On peut indiquer au pilote d’imprimante les ports Ă  utiliser et ceux Ă  ne pas utiliser. Cela permet d’éviter que le pilote n’examine tous les ports parallĂšles afin que d’autres pilotes (PLIP, PPA) puissent les utiliser.

Le format du paramĂštre est une suite de noms de port. Par exemple, « lp=none,parport0 » utilisera le premier port parallĂšle pour lp1 et dĂ©sactivera lp0. Pour dĂ©sactiver complĂštement le pilote d’imprimante, utilisez lp=0.

VOIR AUSSI

klogd (8), mount (8)

Pour une description détaillée, consultez le fichier source du noyau Documentation/admin-guide/kernel-parameters.txt .

TRADUCTION

La traduction française de cette page de manuel a été créée par Christophe Blaess <https://www.blaess.fr/christophe/>, Stéphan Rafin <stephan.rafin@laposte.net>, Thierry Vignaud <tvignaud@mandriva.com>, François Micaux, Alain Portal <aportal@univ-montp2.fr>, Jean-Philippe Guérard <fevrier@tigreraye.org>, Jean-Luc Coulon (f5ibh) <jean-luc.coulon@wanadoo.fr>, Julien Cristau <jcristau@debian.org>, Thomas Huriaux <thomas.huriaux@gmail.com>, Nicolas François <nicolas.francois@centraliens.net>, Florentin Duneau <fduneau@gmail.com>, Simon Paillard <simon.paillard@resel.enst-bretagne.fr>, Denis Barbier <barbier@debian.org>, David Prévot <david@tilapin.org>, Thomas Vincent <tvincent@debian.org> et Jean-Pierre Giraud <jean-pierregiraud@neuf.fr>

Cette traduction est une documentation libre ; veuillez vous reporter à la GNU General Public License version 3 concernant les conditions de copie et de distribution. Il n’y a aucune RESPONSABILITÉ LÉGALE.

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