Man page - proc_sys_kernel(5)

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proc_sys_kernel

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/proc/sys/kernel/ - ContrĂŽle d’une sĂ©rie de paramĂštres du noyau

DESCRIPTION

/proc/sys/kernel/

Ce répertoire contient des fichiers contrÎlant toute une série de paramÚtres du noyau, comme décrits ci-dessous.

/proc/sys/kernel/acct

Ce fichier contient trois nombres : un seuil haut , un seuil bas et une pĂ©riode . Si la comptabilitĂ© des processus Ă  la maniĂšre BSD est activĂ©e, ces valeurs dĂ©terminent son comportement. Si l’espace disque libre sur le systĂšme de fichiers accueillant les statistiques descend sous le seuil bas , (en pourcentage), la comptabilitĂ© est suspendue. Si l’espace libre remonte au-dessus du seuil haut , elle reprend. La pĂ©riode (en secondes) est celle avec laquelle le noyau vĂ©rifie l’espace disque disponible. Les valeurs par dĂ©faut sont 4, 2 et 30. Cela signifie que la comptabilitĂ© est suspendue en dessous de 2 % d’espace libre, elle reprend Ă  partir de 4 % et la vĂ©rification a lieu toutes les 30 secondes.

/proc/sys/kernel/auto_msgmni (Linux 2.6.27 Ă  Linux 3.18)

De Linux 2.6.27 Ă  Linux 3.18, ce fichier Ă©tait utilisĂ© pour contrĂŽler le recalcul de la valeur dans /proc/sys/kernel/msgmni lors de l’ajout ou du retrait de mĂ©moire, ou lors de la crĂ©ation ou suppression d’espaces de noms IPC. Inscrire « 1 » dans ce fichier activait le recalcul automatique de msgmni (et dĂ©clenchait le recalcul de msgmni basĂ© sur le montant actuel de mĂ©moire disponible et le nombre d’espaces de noms IPC). Inscrire « 0 » dĂ©sactivait le recalcul automatique (celui-ci Ă©tait aussi dĂ©sactivĂ© si une valeur Ă©tait explicitement assignĂ©e Ă  /proc/sys/kernel/msgmni ). La valeur par dĂ©faut de auto_msgmni Ă©tait 1.

Depuis Linux_3.19, le contenu de ce fichier n’a pas d’effet (parce que msgmni par dĂ©faut est proche de la valeur maximale possible) et lire ce fichier renverra toujours la valeur « 0 ».

/proc/sys/kernel/cap_last_cap (depuis Linux 3.2)

Consulter capabilities (7).

/proc/sys/kernel/cap-bound (de Linux 2.2 Ă  2.6.24)

Ce fichier contient la valeur de limitation de capacitĂ©s du noyau (exprimĂ©e comme un nombre dĂ©cimal signĂ©). Cet ensemble est filtrĂ© par un ET binaire avec les capacitĂ©s du processus lors d’un execve (2). À partir de Linux 2.6.25, la limitation de capacitĂ©s Ă  l’échelle du systĂšme a disparu pour ĂȘtre remplacĂ©e par une limitation par thread. Consulter capabilities (7).

/proc/sys/kernel/core_pattern

Consulter core (5).

/proc/sys/kernel/core_pipe_limit

Consulter core (5).

/proc/sys/kernel/core_uses_pid

Consulter core (5).

/proc/sys/kernel/ctrl-alt-del

Ce fichier contrĂŽle la gestion de la sĂ©quence Ctrl-Alt-Suppr du clavier. S’il contient la valeur zĂ©ro, Ctrl-Alt-Suppr est capturĂ© et envoyĂ© au programme init (1) pour relancer le systĂšme correctement. Si la valeur est supĂ©rieure Ă  zĂ©ro, la rĂ©action de Linux Ă  cette « prise de Vulcain » est un redĂ©marrage immĂ©diat, sans mĂȘme Ă©crire le contenu des tampons en attente. Remarque : lorsqu’un programme (comme dosemu) utilise le clavier en mode « raw » (brut), la sĂ©quence Ctrl-Alt-Suppr est interceptĂ©e par le programme avant mĂȘme d’atteindre la couche tty du noyau, et c’est Ă  ce programme de dĂ©cider quoi en faire.

/proc/sys/kernel/dmesg_restrict (depuis Linux 2.6.37)

La valeur de ce fichier dĂ©termine qui peut voir le contenu du journal systĂšme du noyau. Une valeur nulle dans ce fichier n’impose aucune restriction. Si la valeur est 1, seuls les utilisateurs privilĂ©giĂ©s peuvent lire le journal systĂšme du noyau (consulter syslog (2) pour plus de prĂ©cisions). Depuis Linux 3.4, seuls les utilisateurs avec la capacitĂ© CAP_SYS_ADMIN peuvent modifier la valeur de ce fichier.

/proc/sys/kernel/domainname et /proc/sys/kernel/hostname

Ces fichiers servent Ă  indiquer les noms NIS/YP de domaine et d’hĂŽte, exactement de la mĂȘme maniĂšre que les commandes domainname (1) et hostname (1). C’est-Ă -dire que :

# echo 'darkstar'  > /proc/sys/kernel/hostname
# echo 'mydomain' > /proc/sys/kernel/domainname

a exactement le mĂȘme effet que

# hostname 'darkstar'
# domainname 'mydomain'

Notez toutefois que le classique darkstar.frop.org a le nom d’hĂŽte darkstar et le nom de domaine DNS (Internet Domain Name Server) « frop.org », Ă  ne pas confondre avec le nom de domaine NIS (Network Information Service) ou YP (Yellow Pages). Ces noms de domaine sont gĂ©nĂ©ralement diffĂ©rents. Pour plus de dĂ©tails, consultez la page hostname (1).

/proc/sys/kernel/hotplug

Ce fichier contient le chemin de l’agent de politique de branchement Ă  chaud. La valeur par dĂ©faut est /sbin/hotplug .

/proc/sys/kernel/htab-reclaim (avant Linux 2.4.9.2)

(PowerPC seulement) Si ce fichier contient une valeur diffĂ©rente de zĂ©ro, la htab du PowerPC (voir le fichier Documentation/powerpc/ppc_htab.txt du noyau) est parcourue chaque fois que le systĂšme atteint la boucle d’inactivitĂ©.

/proc/sys/kernel/keys/

Ce répertoire contient divers fichiers qui définissent les paramÚtres et les limites pour la fonction de gestion de clés. Ces fichiers sont décrits dans keyrings (7).

/proc/sys/kernel/kptr_restrict (depuis Linux 2.6.38)

La valeur de ce fichier dĂ©termine si des adresses du noyau sont exposĂ©es par l’intermĂ©diaire de fichiers /proc et d’autres interfaces. Une valeur nulle dans ce fichier n’impose aucune restriction. Si la valeur est 1, les pointeurs du noyau affichĂ©s en utilisant le spĂ©cificateur de format %pK seront remplacĂ©s par des zĂ©ros sauf si l’utilisateur a la capacitĂ© CAP_SYSLOG . Si la valeur est 2, les pointeurs du noyau affichĂ©s en utilisant le spĂ©cificateur de format %pK seront remplacĂ©s par des zĂ©ros quelles que soient les capacitĂ©s de l’utilisateur. La valeur par dĂ©faut pour ce fichier Ă©tait 1 initialement, mais la valeur par dĂ©faut a Ă©tĂ© changĂ©e Ă  zĂ©ro avec Linux 2.6.39. Depuis Linux 3.4, seuls les utilisateurs avec la capacitĂ© CAP_SYS_ADMIN peuvent modifier la valeur de ce fichier.

/proc/sys/kernel/l2cr

(PowerPC seulement) Ce fichier contient un indicateur commandant le cache L2 des cartes à processeur G3. Le cache est désactivé si la valeur est nulle, activé sinon.

/proc/sys/kernel/modprobe

Ce fichier comporte le chemin du chargeur de modules du noyau. Sa valeur par dĂ©faut est /sbin/modprobe . Ce fichier n’est prĂ©sent que si le noyau est construit avec l’option CONFIG_MODULES activĂ©e ( CONFIG_KMOD dans les versions 2.6.26 et antĂ©rieures). Ce fichier est dĂ©crit dans le fichier Documentation/kmod.txt des sources du noyau Linux (il n’est prĂ©sent que dans Linux 2.4 et les versions antĂ©rieures).

/proc/sys/kernel/modules_disabled (depuis Linux 2.6.31)

Une valeur de bascule indiquant si les modules peuvent ĂȘtre chargĂ©s dans un noyau par ailleurs modulaire. La valeur par dĂ©faut est non (0), mais peut ĂȘtre dĂ©finie Ă  oui (1). Une fois dĂ©finie Ă  oui, les modules ne peuvent ni ĂȘtre chargĂ©s, ni dĂ©chargĂ©s, et la bascule ne peut plus ĂȘtre redĂ©finie Ă  non. Le fichier n’est prĂ©sent que si le noyau est construit avec l’option CONFIG_MODULES activĂ©e.

/proc/sys/kernel/msgmax (disponible depuis Linux 2.2)

Ce fichier dĂ©finit une limite pour l’ensemble du systĂšme prĂ©cisant le nombre maximal d’octets par message Ă©crit dans une file de messages System V.

/proc/sys/kernel/msgmni (disponible depuis Linux 2.4)

Ce fichier dĂ©finit la limite pour le systĂšme du nombre d’identifiants de files de messages. Consulter aussi /proc/sys/kernel/auto_msgmni .

/proc/sys/kernel/msgmnb (depuis Linux 2.2)

Ce fichier dĂ©finit un paramĂštre valable pour l’ensemble du systĂšme utilisĂ© pour initialiser la valeur msg_qbytes pour la crĂ©ation ultĂ©rieure de files de messages. La valeur msg_qbytes indique le nombre maximal d’octets qui pourront ĂȘtre Ă©crits dans une file de messages.

/proc/sys/kernel/ngroups_max (depuis Linux 2.6.4)

Ce fichier est en lecture seule et affiche la limite supĂ©rieure du nombre d’appartenances Ă  un groupe pour un processus.

/proc/sys/kernel/ns_last_pid (depuis Linux 3.3)

Consulter pid_namespaces (7).

/proc/sys/kernel/ostype et /proc/sys/kernel/osrelease

Ces fichiers donnent des sous-chaĂźnes de /proc/version .

/proc/sys/kernel/overflowgid et /proc/sys/kernel/overflowuid

Ces fichiers remplissent le mĂȘme rĂŽle que /proc/sys/fs/overflowgid et /proc/sys/fs/overflowuid .

/proc/sys/kernel/panic

Ce fichier donne un accĂšs en lecture et Ă©criture Ă  la variable panic_timeout du noyau. Si elle vaut zĂ©ro, le noyau se mettra en boucle en cas de panique ; sinon elle indique que le noyau devra redĂ©marrer de lui-mĂȘme aprĂšs le nombre de secondes qu’elle contient. Si vous utilisez le pilote de pĂ©riphĂ©rique logiciel de surveillance watchdog, la valeur recommandĂ©e est de 60.

/proc/sys/kernel/panic_on_oops (depuis Linux 2.5.68)

Ce fichier contrĂŽle le comportement du noyau lorsqu’un oops (erreur non fatale) ou un bogue est rencontrĂ©. Si ce fichier contient 0, le systĂšme tente de continuer Ă  travailler. S’il contient 1, le systĂšme attend quelques secondes (pour laisser Ă  klogd le temps d’enregistrer la sortie du oops) puis dĂ©clenche une panique. Si le fichier /proc/sys/kernel/panic est Ă©galement diffĂ©rent de zĂ©ro, la machine redĂ©marrera.

/proc/sys/kernel/pid_max (depuis Linux 2.5.34)

Ce fichier indique la valeur Ă  partir de laquelle la numĂ©rotation des PID reprendra Ă  sa valeur initiale (ce qui signifie que la valeur dans ce fichier est celle du PID maximal plus un). Aucun PID supĂ©rieur Ă  cette valeur n’est allouĂ©, ainsi la valeur de ce fichier agit Ă©galement comme une limite systĂšme du nombre maximal de processus et de threads. La valeur par dĂ©faut est 32768, ce qui correspond Ă  la mĂȘme plage de PID que sur les noyaux antĂ©rieurs. Pour les plates-formes 32 bits, la valeur maximale de pid_max est de 32768. Pour les systĂšmes 64 bits, pid_max peut avoir n’importe quelle valeur jusqu’à 2^22 ( PID_MAX_LIMIT , approximativement 4 millions).

/proc/sys/kernel/powersave-nap (PowerPC seulement)

Ce fichier contient un drapeau. S’il est activĂ©, Linux-PPC utilisera le mode « nap » (sieste) d’économie d’énergie, sinon il utilisera le mode « doze » (somnolence).

/proc/sys/kernel/printk

Consulter syslog (2).

/proc/sys/kernel/pty (depuis Linux 2.6.4)

Ce répertoire contient deux fichiers relatifs au nombre de pseudoterminaux UNIX 98 (consulter pts (4)) sur le systÚme.

/proc/sys/kernel/pty/max

Ce fichier définit le nombre maximal de pseudoterminaux.

/proc/sys/kernel/pty/nr

Ce fichier, en lecture seule, indique le nombre de pseudoterminaux en cours d’utilisation.

/proc/sys/kernel/random/

Ce rĂ©pertoire contient divers paramĂštres contrĂŽlant le fonctionnement du fichier /dev/random . Consulter random (4) pour davantage d’informations.

/proc/sys/kernel/random/uuid (disponible depuis Linux 2.4)

Chaque lecture de ce fichier en lecture seule renvoie un UUID aléatoire de 128 bits, sous forme de chaßne au format UUID normalisé.

/proc/sys/kernel/randomize_va_space (depuis Linux 2.6.12)

SĂ©lection de la politique ASLR (adress space layout randomization – distribution alĂ©atoire de l’espace d’adressage) pour le systĂšme (sur les architectures la gĂ©rant). Trois valeurs sont gĂ©rĂ©es dans ce fichier :

0

ASLR dĂ©sactivĂ©e. C’est la valeur par dĂ©faut pour les architectures qui ne gĂšrent pas l’ASLR, et quand le noyau est amorcĂ© avec le paramĂštre norandmaps .

1

Randomiser les adresses d’allocations de mmap (2), de la pile et des pages VDSO (virtual dynamic shared object). Entre autres choses, cela signifie que les bibliothĂšques partagĂ©es seront chargĂ©es Ă  des adresses alĂ©atoires. Le segment de code des binaires liĂ©s PIE sera aussi chargĂ© Ă  une adresse alĂ©atoire. Cette valeur est celle par dĂ©faut si le noyau a Ă©tĂ© configurĂ© avec CONFIG_COMPAT_BRK .

2

(Depuis Linux 2.6.25) Prendre aussi en charge la randomisation du tas. Cette valeur est celle par défaut si le noyau a été configuré avec CONFIG_COMPAT_BRK .

/proc/sys/kernel/real-root-dev

Ce fichier est documenté dans le fichier Documentation/admin-guide/initrd.rst (ou Documentation/initrd.txt avant Linux 4.10) des sources du noyau Linux.

/proc/sys/kernel/reboot-cmd (Sparc seulement)

Ce fichier permet apparemment de fournir un argument au chargeur d’amorçage ROM/Flash de SPARC. Peut-ĂȘtre indique-t-il quoi faire aprĂšs un redĂ©marrage ?

/proc/sys/kernel/rtsig-max

(Jusqu’à Linux 2.6.7 inclus ; consulter setrlimit (2)). Ce fichier peut ĂȘtre utilisĂ© pour ajuster le nombre maximal de signaux POSIX temps rĂ©el (en file d’attente) pouvant se trouver en attente sur le systĂšme.

/proc/sys/kernel/rtsig-nr

(Jusqu’à Linux 2.6.7 inclus). Ce fichier indique le nombre de signaux POSIX temps rĂ©el actuellement en file attente.

/proc/ pid /sched_autogroup_enabled (depuis Linux 2.6.38)

Consulter sched (7).

/proc/sys/kernel/sched_child_runs_first (depuis Linux 2.6.23)

Si ce fichier contient la valeur zĂ©ro, alors, aprĂšs un fork (2), le parent est le premier programmĂ© sur le CPU. Si le fichier contient une valeur diffĂ©rente, l’enfant est programmĂ© en premier sur le CPU (bien Ă©videmment sur un systĂšme multiprocesseur, le parent et l’enfant peuvent ĂȘtre tous les deux programmĂ©s sur le CPU).

/proc/sys/kernel/sched_rr_timeslice_ms (disponible depuis Linux 3.9)

Consulter sched_rr_get_interval (2).

/proc/sys/kernel/sched_rt_period_us (depuis Linux 2.6.25)

Consulter sched (7).

/proc/sys/kernel/sched_rt_runtime_us (depuis Linux 2.6.25)

Consulter sched (7).

/proc/sys/kernel/seccomp/ (depuis Linux 4.14)

Ce répertoire fournit une configuration et des informations supplémentaires sur seccomp. Consulter seccomp (2) pour plus de détails.

/proc/sys/kernel/sem (disponible depuis Linux 2.4)

Ce fichier contient 4 limites pour les sémaphores System V. Ces valeurs sont respectivement :

SEMMSL

Le nombre maximal de sémaphores par ensemble de sémaphores.

SEMMNS

Une limite générale au systÚme pour le nombre de sémaphores dans tous les ensembles de sémaphores.

SEMOPM

Le nombre maximal d’opĂ©rations qui peuvent ĂȘtre indiquĂ©es dans un appel semop (2).

SEMMNI

Une limite gĂ©nĂ©rale sur le nombre maximal d’identifiants de sĂ©maphores.

/proc/sys/kernel/sg-big-buff

Ce fichier montre la taille du tampon pour le périphérique SCSI générique (sg). Vous ne pouvez pas y écrire pour le moment, mais vous pouvez changer sa valeur à la compilation en éditant include/scsi/sg.h et en modifiant SG_BIG_BUFF . Toutefois, il ne devrait y avoir aucune raison de le modifier.

/proc/sys/kernel/shm_rmid_forced (disponible depuis Linux 3.1)

Si ce fichier est configurĂ© Ă  la valeur 1, tous les segments de mĂ©moire partagĂ©e System V seront marquĂ©s pour destruction dĂšs que le nombre de processus attachĂ©s tombe Ă  zĂ©ro. Autrement dit, il n’est plus possible de crĂ©er des segments de mĂ©moire partagĂ©e qui existent indĂ©pendamment des autres processus attachĂ©s.

L’effet est identique Ă  celui de la rĂ©alisation d’un IPC_RMID shmctl (2) sur tous les segments existants ainsi que sur tous les segments créés dans le futur (jusqu’à que ce fichier soit rĂ©initialisĂ© Ă  zĂ©ro). Il est Ă  remarquer que les segments existants qui ne sont attachĂ©s Ă  aucun processus sont immĂ©diatement dĂ©truits quand ce fichier est configurĂ© Ă  la valeur 1. DĂ©finir cette option dĂ©truira aussi les segments qui ont Ă©tĂ© créés, mais jamais attachĂ©s, Ă  la terminaison du processus qui a créé le segment avec shmget (2).

DĂ©finir ce fichier Ă  la valeur 1 fournit un moyen de s’assurer que tous les segments de mĂ©moire partagĂ©e System V sont comptĂ©s par rapport Ă  l’utilisation et les limites de ressources (consulter la description de RLIMIT_AS dans getrlimit (2)) d’au moins un processus.

Puisque définir ce fichier à la valeur 1 produit un comportement non normalisé et pourrait aussi casser des applications existantes, la valeur par défaut est 0. Ne configurez la valeur de ce fichier à 1 que si vous avez une bonne compréhension des sémantiques des applications utilisant la mémoire partagée System V sur votre systÚme.

/proc/sys/kernel/shmall (disponible depuis Linux 2.2)

Ce fichier contient le nombre maximal de pages de mémoire partagée (IPC System V) au niveau du systÚme.

/proc/sys/kernel/shmmax (disponible depuis Linux 2.2)

Ce fichier permet de lire ou modifier la limite d’exĂ©cution pour la taille maximale des segments de mĂ©moire partagĂ©e (IPC System V) qui peuvent ĂȘtre créés. Jusqu’à 1 Go de segments de mĂ©moire partagĂ©e sont Ă  prĂ©sent autorisĂ©s par le noyau. La valeur par dĂ©faut est SHMMAX .

/proc/sys/kernel/shmmni (disponible depuis Linux 2.4)

Ce fichier indique le nombre maximal de segments de mĂ©moire partagĂ©e System V qui peuvent ĂȘtre créés sur tout le systĂšme.

/proc/sys/kernel/sysctl_writes_strict (depuis Linux 3.16)

La valeur dans ce fichier détermine comment le décalage (offset) dans le fichier affecte le comportement de mise à jour des enregistrements dans les fichiers sous /proc/sys . Ce fichier a trois valeurs possibles :

-1

Cette valeur fournit la gestion patrimoniale, sans avertissement de la fonction printk . Chaque write (2) doit entiĂšrement contenir la valeur Ă  Ă©crire, et plusieurs Ă©critures sur le mĂȘme descripteur de fichier Ă©craseront sa valeur entiĂšrement, sans tenir compte de la position dans le fichier.

0

(Par dĂ©faut) Cette valeur fournit le mĂȘme comportement que pour -1, mais les avertissements de ÌŁ printk sont Ă©crits pour les processus qui rĂ©alisent des Ă©critures quand le dĂ©calage dans le fichier n’est pas 0.

1

Respect du dĂ©calage dans le fichier lors d’écriture de chaĂźnes dans les fichiers /proc/sys . Plusieurs Ă©critures s’ ajouteront dans le tampon de valeur. Tout ce qui est Ă©crit au-delĂ  de la longueur maximale du tampon de valeur sera ignorĂ©. Les Ă©critures sur les entrĂ©es numĂ©riques de /proc/sys doivent l’ĂȘtre au dĂ©calage 0 et la valeur doit ĂȘtre entiĂšrement contenue dans le tampon fourni Ă  write (2).

/proc/sys/kernel/sysrq

Ce fichier contrĂŽle les fonctions qui peuvent ĂȘtre appelĂ©es avec la touche de clavier SysRq (Syst). Par dĂ©faut, le fichier contient un « 1 », ce qui signifie que toute demande SysRq est autorisĂ©e (dans les anciennes versions du noyau, SysRq Ă©tait dĂ©sactivĂ© par dĂ©faut, et il fallait l’activer explicitement lors de l’exĂ©cution, mais ce n’est plus le cas). Les valeurs possibles dans ce fichier sont :

0

Désactivation totale de cette touche ;

1

Activer toutes les fonctions de cette touche ;

> 1

Masque de bits des fonctions de SysRq autorisées :

2

Activation du contrĂŽle du niveau de journalisation de la console,

4

Activation des contrĂŽles avec le clavier (SAK, unraw),

8

Activation du débogage des vidages de processus, etc.,

16

Activation de la commande sync,

32

Activation du remontage en lecture seule,

64

Activation de l’envoi de signaux aux processus (tern, kill, oon-kill),

128

Permission de redĂ©marrer/arrĂȘter,

256

Permission de réglage de la valeur nice de toutes les tùches temps réel.

Ce fichier n’est prĂ©sent que si l’option de configuration du noyau CONFIG_MAGIC_SYSRQ a Ă©tĂ© activĂ©e. Pour plus d’informations, consulter le fichier Documentation/admin-guide/sysrq.rst (ou Documentation/sysrq.txt avant Linux 4.10) des sources du noyau.

/proc/sys/kernel/version

Ce fichier contient une chaßne du type :

#5 Wed Feb 25 21:49:24 MET 1998

Le champ « #5 » indique que c’est la cinquiĂšme compilation du noyau depuis ces sources, et la date correspond Ă  celle de la compilation.

/proc/sys/kernel/threads-max (disponible depuis Linux 2.3.11)

Ce fichier contient le nombre maximal de threads (tĂąches) qui peuvent ĂȘtre créés sur le systĂšme.

Depuis Linux 4.1, la valeur pouvant ĂȘtre Ă©crite pour threads-max est limitĂ©e. Sa valeur minimale est 20. Sa valeur maximale est donnĂ©e par la constante FUTEX_TID_MASK (0x3fffffff). Si la valeur indiquĂ©e se situe en dehors de cet intervalle, une erreur EINVAL survient.

Cette valeur Ă©crite est confrontĂ©e avec les pages de RAM disponibles. Si les structures de thread veulent occuper trop de (plus d’un huitiĂšme des) pages de RAM disponibles, threads-max est rĂ©duit en consĂ©quence.

/proc/sys/kernel/yama/ptrace_scope (depuis Linux 3.5)

Consulter ptrace (2).

/proc/sys/kernel/zero-paged (PowerPC seulement)

Ce fichier contient un drapeau. S’il est activĂ© (diffĂ©rent de zĂ©ro), Linux-PPC effacera les pages dans sa boucle d’inactivitĂ©, accĂ©lĂ©rant Ă©ventuellement get_free_pages.

VOIR AUSSI

proc (5), proc_sys (5)

TRADUCTION

La traduction française de cette page de manuel a été créée par Christophe Blaess <https://www.blaess.fr/christophe/>, Stéphan Rafin <stephan.rafin@laposte.net>, Thierry Vignaud <tvignaud@mandriva.com>, François Micaux, Alain Portal <aportal@univ-montp2.fr>, Jean-Philippe Guérard <fevrier@tigreraye.org>, Jean-Luc Coulon (f5ibh) <jean-luc.coulon@wanadoo.fr>, Julien Cristau <jcristau@debian.org>, Thomas Huriaux <thomas.huriaux@gmail.com>, Nicolas François <nicolas.francois@centraliens.net>, Florentin Duneau <fduneau@gmail.com>, Simon Paillard <simon.paillard@resel.enst-bretagne.fr>, Denis Barbier <barbier@debian.org>, David Prévot <david@tilapin.org>, Jean-Paul Guillonneau <guillonneau.jeanpaul@free.fr> et Lucien Gentis <lucien.gentis@waika9.com>

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