Man page - systemd-analyze(1)

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Manual

SYSTEMD-ANALYZE

NOM
SYNOPSIS
DESCRIPTION
systemd-analyze time
systemd-analyze blame
systemd-analyze critical-chain [UNITÉ...]
systemd-analyze dump [motif...]
systemd-analyze malloc [D-Bus service...]
systemd-analyze plot
systemd-analyze dot [motif...]
systemd-analyze unit-paths
systemd-analyze exit-status [ÉTAT...]
systemd-analyze capability [CAPACITÉ... | {-m | --mask} MASQUE]
systemd-analyze condition CONDITION...
systemd-analyze syscall-filter [ENSEMBLE...]
systemd-analyze filesystems [ENSEMBLE...]
systemd-analyze calendar EXPRESSION...
systemd-analyze timestamp HORODATAGE...
systemd-analyze timespan EXPRESSION...
systemd-analyze cat-config NOM|CHEMIN...
systemd-analyze compare-versions VERSION1 [OP] VERSION2
systemd-analyze verify FICHIER...
systemd-analyze security [UNITÉ...]
systemd-analyze inspect-elf FICHIER...
systemd-analyze fdstore UNITÉ...
systemd-analyze image-policy POLITIQUE...
systemd-analyze has-tpm2
systemd-analyze pcrs [PCR...]
systemd-analyze srk [>FICHIER]
systemd-analyze architectures [NOM...]
systemd-analyze smbios11
OPTIONS
CODE DE RETOUR
ENVIRONNEMENT
EXEMPLES
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NOTES
TRADUCTION

NOM

systemd-analyze — Analyser et dĂ©boguer le gestionnaire du systĂšme

SYNOPSIS

systemd-analyze [OPTIONS...] [time]

systemd-analyze [OPTIONS...] blame

systemd-analyze [OPTIONS...] critical-chain [ UNITÉ ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] dump [ MOTIF ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] plot [>fichier.svg]

systemd-analyze [OPTIONS...] dot [ MOTIF ...] [>fichier.dot]

systemd-analyze [OPTIONS...] unit-files

systemd-analyze [OPTIONS...] unit-paths

systemd-analyze [OPTIONS...] exit-status [ ÉTAT ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] capability [ CAPACITÉ ...| {-m | --mask} MASQUE ]

systemd-analyze [OPTIONS...] condition CONDITION ...

systemd-analyze [OPTIONS...] syscall-filter [ ENSEMBLE ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] filesystems [ ENSEMBLE ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] calendar SPEC ...

systemd-analyze [OPTIONS...] timestamp HORODATAGE ...

systemd-analyze [OPTIONS...] timespan DURÉE ...

systemd-analyze [OPTIONS...] cat-config NOM | CHEMIN ...

systemd-analyze [OPTIONS...] compare-versions VERSION1 [ OP ] VERSION2

systemd-analyze [OPTIONS...] verify FICHIER ...

systemd-analyze [OPTIONS...] security [ UNITÉ ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] inspect-elf FICHIER ...

systemd-analyze [OPTIONS...] malloc [ D-BUS SERVICE ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] fdstore UNITÉ ...

systemd-analyze [OPTIONS...] image-policy POLITIQUE ...

systemd-analyze [OPTIONS...] has-tpm2

systemd-analyze [OPTIONS...] pcrs [ PCR ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] srk [ >FICHIER ]

systemd-analyze [OPTIONS...] architectures [ NOM ...]

systemd-analyze [OPTIONS...] smbios11

DESCRIPTION

systemd-analyze peut ĂȘtre utilisĂ©e pour dĂ©terminer les statistiques de performance du dĂ©marrage du systĂšme et rĂ©cupĂ©rer d’autres informations d’état et de traçage du systĂšme et du gestionnaire de services, et vĂ©rifier la justesse des fichiers d’unitĂ©. Elle est aussi utilisĂ©e pour accĂ©der Ă  des fonctions spĂ©ciales utiles au dĂ©bogage avancĂ© du gestionnaire du systĂšme.

Si aucune commande n’est passĂ©e, systemd-analyze-time est implicite.

systemd-analyze time

Cette commande affiche le temps Ă©coulĂ© dans le noyau avant que l’espace utilisateur n’ait Ă©tĂ© atteint, le temps Ă©coulĂ© dans l’initrd avant que l’espace utilisateur normal du systĂšme ne soit atteint, et le temps pris par l’espace utilisateur normal du systĂšme pour s’initialiser. Notez que ces mesures ne font que mesurer le temps Ă©coulĂ© jusqu’au moment oĂč tous les services du systĂšme ont Ă©tĂ© lancĂ©s, mais pas nĂ©cessairement jusqu’à ce qu’ils aient terminĂ© leur initialisation ou que le disque soit inactif.

Exemple 1. Afficher la durĂ©e de l’amorçage (boot)

# dans un conteneur
$ systemd-analyze time
Startup finished in 296ms (userspace)
multi-user.target reached after 275ms in userspace

# sur une vraie machine
$ systemd-analyze time
Startup finished in 2.584s (kernel) + 19.176s (initrd) + 47.847s (userspace) = 1min 9.608s
multi-user.target reached after 47.820s in userspace

systemd-analyze blame

Cette commande affiche une liste de toutes les unitĂ©s en service, classĂ©es en fonction du temps passĂ© Ă  s’initialiser. Cette information peut ĂȘtre utilisĂ©e pour optimiser les temps d’amorçage. Prenez en compte que la sortie peut ĂȘtre trompeuse Ă©tant donnĂ© que l’initialisation d’un service peut apparaĂźtre lente simplement parce qu’il attend l’initialisation d’un autre service pour se finaliser. Notez aussi : systemd-analyze blame n’affiche pas de rĂ©sultats pour les services avec Type=simple , car systemd considĂšre de tels services comme dĂ©marrant immĂ©diatement, ce qui fait qu’aucune mesure de dĂ©lai d’initialisation ne peut ĂȘtre faite. Notez aussi que cette commande ne montre que le temps pris par les unitĂ©s pour dĂ©marrer, elle ne montre pas combien de temps ont passĂ© les tĂąches de l’unitĂ© dans la file d’attente d’exĂ©cutions. Cela montre en particulier le temps que l’unitĂ© a passĂ© en Ă©tat « actif », lequel n’est pas dĂ©fini pour les unitĂ©s telles que les unitĂ©s pĂ©riphĂ©riques qui effectuent une transition directement d’« inactive » Ă  « active ». Cette commande donne ainsi une impression de la performance du code du programme, mais ne peut reflĂ©ter avec exactitude la latence introduite par l’attente du matĂ©riel et d’évĂšnements similaires.

Exemple 2. Afficher quelles unitĂ©s prennent le plus de temps lors de l’amorçage

$ systemd-analyze blame
32.875s pmlogger.service
20.905s systemd-networkd-wait-online.service
13.299s dev-vda1.device
...
23ms sysroot.mount
11ms initrd-udevadm-cleanup-db.service
3ms sys-kernel-config.mount

systemd-analyze critical-chain [UNITÉ...]

Cette commande affiche un arbre de la chaĂźne de temps critique d’unitĂ©s (pour chacune des UNITÉ s indiquĂ©es ou pour la cible par dĂ©faut sinon). Le temps Ă©coulĂ© pour que l’unitĂ© soit active ou dĂ©marrĂ©e est affichĂ© aprĂšs le caractĂšre « @ ». Le temps pris par l’unitĂ© pour dĂ©marrer est affichĂ© aprĂšs le caractĂšre « + ». Notez que la sortie peut ĂȘtre inexacte dans la mesure oĂč l’initialisation de services pourrait dĂ©pendre de l’activation d’un socket et Ă  cause de l’exĂ©cution en parallĂšle d’unitĂ©s. Aussi, Ă  l’instar de la commande blame , cette commande ne prend en compte que le temps passĂ© par les unitĂ©s en Ă©tat d’« activation », et donc ne couvre pas les unitĂ©s qui ne sont jamais passĂ©es par un Ă©tat d’« activation » (telles les unitĂ©s de pĂ©riphĂ©riques d’unitĂ© qui passent directement de l’état « inactif » Ă  « actif »). En outre, elle ne montre pas d’information sur les tĂąches (et en particulier sur les tĂąches achevĂ©es).

Exemple 3. systemd-analyze critical-chain

$ systemd-analyze critical-chain
multi-user.target @47.820s
└─pmie.service @35.968s +548ms
└─pmcd.service @33.715s +2.247s
└─network-online.target @33.712s
└─systemd-networkd-wait-online.service @12.804s +20.905s
└─systemd-networkd.service @11.109s +1.690s
└─systemd-udevd.service @9.201s +1.904s
└─systemd-tmpfiles-setup-dev.service @7.306s +1.776s
└─kmod-static-nodes.service @6.976s +177ms
└─systemd-journald.socket
└─system.slice
└─-.slice

systemd-analyze dump [motif...]

Sans aucun paramĂštre, cette commande renvoie une sĂ©rialisation lisible (habituellement trĂšs longue) de l’état complet du gestionnaire de services. Un motif global (glob) facultatif peut ĂȘtre spĂ©cifiĂ©, limitant la sortie aux unitĂ©s dont les noms correspondent Ă  l’un des motifs. Le format de sortie est susceptible d’ĂȘtre modifiĂ© sans prĂ©avis et ne devrait pas ĂȘtre soumis Ă  l’analyse par des applications. Cette commande a un dĂ©bit limitĂ© pour les utilisateurs non privilĂ©giĂ©s.

Exemple 4. Afficher l’état interne du gestionnaire utilisateur

$ systemd-analyze --user dump
Timestamp userspace: Thu 2019-03-14 23:28:07 CET
Timestamp finish: Thu 2019-03-14 23:28:07 CET
Timestamp generators-start: Thu 2019-03-14 23:28:07 CET
Timestamp generators-finish: Thu 2019-03-14 23:28:07 CET
Timestamp units-load-start: Thu 2019-03-14 23:28:07 CET
Timestamp units-load-finish: Thu 2019-03-14 23:28:07 CET
-> Unit proc-timer_list.mount:
Description: /proc/timer_list
...
-> Unit default.target:
Description: Main user target
...

systemd-analyze malloc [D-Bus service...]

Cette commande peut ĂȘtre utilisĂ©e pour demander la sortie de l’état de la mĂ©moire interne (comme renvoyĂ© par malloc_info (3)) d’un service D-Bus. Si aucun service n’est indiquĂ©, la demande sera envoyĂ©e Ă  org.freedesktop.systemd1 (le gestionnaire de services systĂšme ou utilisateur). La stabilitĂ© du format de sortie n’est pas garantie et ne devrait pas ĂȘtre analysĂ© par les applications.

Le service doit implĂ©menter l’interface org.freedesktop.MemoryAllocation1. Dans la suite systemd, elle est actuellement implĂ©mentĂ©e seulement par le gestionnaire.

systemd-analyze plot

Cette commande affiche un graphique SVG détaillant quels services du systÚme ont démarré à quel moment, mettant en évidence le temps passé à leur initialisation, ou les données horaires brutes en format JSON ou tableau.

Exemple 5. Tracer un graphique d’amorçage

$ systemd-analyze plot >bootup.svg
$ eog bootup.svg&

Il convient de noter que ce graphique est basĂ© sur les donnĂ©es les plus rĂ©centes relatives Ă  la synchronisation des unitĂ©s chargĂ©es. Cela signifie que si une unitĂ© dĂ©marre, est stoppĂ©e et redĂ©marre encore, les informations affichĂ©es ne couvriront que le cycle de dĂ©marrage le plus rĂ©cent, pas le premier. Par consĂ©quent, il est conseillĂ© de consulter ces informations peu de temps aprĂšs l’amorçage, pour que cette distinction importe peu. En outre, les unitĂ©s qui ne sont rĂ©fĂ©rencĂ©es par aucune autre unitĂ© par le biais d’une dĂ©pendance peuvent ĂȘtre dĂ©chargĂ©es par le gestionnaire de service une fois qu’elles se terminent (et qu’elles n’ont pas Ă©chouĂ©). Ces unitĂ©s n’apparaĂźtront pas dans le graphique.

systemd-analyze dot [motif...]

Cette commande gĂ©nĂšre une description textuelle du graphe de dĂ©pendances au format dot pour un traitement ultĂ©rieur avec l’outil GraphViz dot (1). Utilisez une ligne de commande telle que systemd-analyze dot | dot -Tsvg >systemd.svg pour gĂ©nĂ©rer un arbre de dĂ©pendances graphique. À moins que --order ou --require ne soit passĂ©es, le graphe obtenu montrera Ă  la fois les dĂ©pendances d’ordre et d’exigence. Le motif optionnel de spĂ©cifications de style globbing (par exemple *.cible) peut ĂȘtre donnĂ© Ă  la fin. Une dĂ©pendance d’unitĂ© n’est inclue dans le graphe que si l’un des motifs correspond Ă  la fois au nƓud d’origine ou de destination.

Exemple 6. Tracer toutes les dépendances des unités dont le nom commence avec « avahi-daemon »

$ systemd-analyze dot 'avahi-daemon.*' | dot -Tsvg >avahi.svg
$ eog avahi.svg

Exemple 7. Tracer les dépendances entre toutes les unités cibles connues

$ systemd-analyze dot --to-pattern='*.cible' --from-pattern='*.cible' \
| dot -Tsvg >cibles.svg
$ eog cibles.svg

systemd-analyze unit-paths

Cette commande affiche une liste de tous les rĂ©pertoires desquels les fichiers d’unitĂ©, .d overrides, et les liens symboliques .wants, .requires doivent ĂȘtre chargĂ©s. À combiner avec -- user pour retrouver la liste pour l’instance du gestionnaire utilisateur, et -- global pour la configuration globale des instances du gestionnaire utilisateur.

Exemple 8. Afficher tous les chemins pour les unités générées

$ systemd-analyze unit-paths | grep 'ˆ/run'
/run/systemd/system.control
/run/systemd/transient
/run/systemd/generator.early
/run/systemd/system
/run/systemd/system.attached
/run/systemd/generator
/run/systemd/generator.late

Remarquez que cette commande affiche la liste qui est compilĂ©e Ă  l’intĂ©rieur de systemd-analyze et ne communique pas avec le gestionnaire en cours d’exĂ©cution. Utilisez

systemctl [--user] [--global] show -p UnitPath --value

pour retrouver la liste réellement utilisée par le gestionnaire, avec tout répertoire vide omis.

systemd-analyze exit-status [ÉTAT...]

Cette commande affiche une liste des codes de retour avec leur « classe », c’est-Ă -dire la source de la dĂ©finition (une parmi « glibc », « systemd », « LSB » ou « BSD »), voir la section des codes retour des processus dans systemd.exec (5). Si aucun autre argument n’est indiquĂ©, tous les Ă©tats connus sont affichĂ©s. Sinon, seules les dĂ©finitions pour les codes indiquĂ©s sont affichĂ©es.

Exemple 9. Afficher quelques exemples de noms d’état de retour

$ systemd-analyze exit-status 0 1 {63..65}
NAME STATUS CLASS
SUCCESS 0 glibc
FAILURE 1 glibc
- 63 -
USAGE 64 BSD
DATAERR 65 BSD

systemd-analyze capability [CAPACITÉ... | {-m | --mask} MASQUE]

Cette commande affiche une liste des capacitĂ©s (capabilities) de Linux avec leur identifiant numĂ©rique. Consulter capabilities (7) pour les dĂ©tails. Si aucun argument n’est indiquĂ©, la liste entiĂšre des capacitĂ©s connues du gestionnaire de services et du noyau est affichĂ©e. Les capacitĂ©s dĂ©finies par le noyau, mais inconnues du gestionnaire de services sont affichĂ©es en tant que « cap_??? ». En option, si des arguments sont spĂ©cifiĂ©s, ils doivent se rĂ©fĂ©rer aux capacitĂ©s spĂ©cifiĂ©es par leur nom ou identifiant numĂ©rique, auquel cas seules les capacitĂ©s indiquĂ©es sont montrĂ©es dans la table.

De façon alternative, si --mask est passĂ©, un argument numĂ©rique unique doit ĂȘtre indiquĂ©, qui est interprĂ©tĂ© comme un masque de capacitĂ©s hexadĂ©cimal. Dans ce cas, seules les capacitĂ©s prĂ©sentes dans le masque sont affichĂ©es dans la table. Ce mode est conçu pour aider Ă  dĂ©coder les rĂ©glages de capacitĂ©s disponibles avec diverses interfaces de dĂ©bogage (par exemple « /proc/PID/status »).

Exemple 10. Afficher quelques exemples de noms de capacité

$ systemd-analyze capability 0 1 {30..32}
NAME NUMBER
cap_chown 0
cap_dac_override 1
cap_audit_control 30
cap_setfcap 31
cap_mac_override 32

Exemple 11. Décoder un masque de capacités extrait de /proc

$ systemd-analyze capability -m 0000000000003c00
NAME NUMBER
cap_net_bind_service 10
cap_net_broadcast 11
cap_net_admin 12
cap_net_raw 13

systemd-analyze condition CONDITION...

Cette commande Ă©valuera les affectations Condition*=... et Assert*=... et affichera leurs valeurs et la valeur rĂ©sultante de l’ensemble de conditions jointes. Consulter systemd.unit (5) pour une liste des conditions disponibles et assertions.

Exemple 12. Évaluer les conditions qui vĂ©rifient les versions du noyau

$ systemd-analyze condition 'ConditionKernelVersion = ! <4.0' \
'ConditionKernelVersion = >=5.1' \
'ConditionACPower=|false' \
'ConditionArchitecture=|!arm' \
'AssertPathExists=/etc/os-release'
test.service: AssertPathExists=/etc/os-release succeeded.
Asserts succeeded.
test.service: ConditionArchitecture=|!arm succeeded.
test.service: ConditionACPower=|false failed.
test.service: ConditionKernelVersion=>=5.1 succeeded.
test.service: ConditionKernelVersion=!<4.0 succeeded.
Conditions succeeded.

systemd-analyze syscall-filter [ENSEMBLE...]

Cette commande listera tous les appels systĂšme contenus dans l’ensemble des appels systĂšme indiquĂ© ENSEMBLE , ou tout ensemble si aucun ensemble n’est spĂ©cifiĂ©. L’argument ENSEMBLE doit inclure le prĂ©fixe « @ ».

systemd-analyze filesystems [ENSEMBLE...]

Cette commande listera les systĂšmes de fichiers dans l’ensemble de systĂšmes de fichiers indiquĂ© ENSEMBLE , ou tout ensemble connu si aucun ensemble n’est spĂ©cifiĂ©. L’argument ENSEMBLE doit inclure le prĂ©fixe « @ ».

systemd-analyze calendar EXPRESSION...

Cette commande va analyser et normaliser les Ă©vĂ©nements calendaires rĂ©pĂ©titifs et calculera la prochaine Ă©chĂ©ance. Elle prend la mĂȘme entrĂ©e que le OnCalendar= dĂ©fini dans systemd.timer (5), en suivant la syntaxe dĂ©crite dans systemd.time (7). Seule la prochaine Ă©chĂ©ance de l’expression moment calendaire Ă  survenir est montrĂ©e par dĂ©faut : utiliser -- iterations= pour afficher le nombre de fois indiquĂ© des prochaines Ă©chĂ©ances oĂč l’expression se produira. Chaque moment oĂč l’expression se dĂ©roule forme un horodatage, voir le verbatim timestamp ci-dessous.

Exemple 13. Afficher les jours bissextiles dans un futur proche

$ systemd-analyze calendar --iterations=5 '*-2-29 0:0:0'
Original form: *-2-29 0:0:0
Normalized form: *-02-29 00:00:00
Next elapse: Sat 2020-02-29 00:00:00 UTC
From now: 11 months 15 days left
Iter. #2: Thu 2024-02-29 00:00:00 UTC
From now: 4 years 11 months left
Iter. #3: Tue 2028-02-29 00:00:00 UTC
From now: 8 years 11 months left
Iter. #4: Sun 2032-02-29 00:00:00 UTC
From now: 12 years 11 months left
Iter. #5: Fri 2036-02-29 00:00:00 UTC
From now: 16 years 11 months left

systemd-analyze timestamp HORODATAGE...

Cette commande analyse un horodatage (c’est-Ă -dire un simple point dans le temps) et renvoie la forme normalisĂ©e et la diffĂ©rence entre cet horodatage et maintenant. L’horodatage doit se conformer Ă  la syntaxe documentĂ©e dans systemd.time (7), section « PARSING TIMESTAMPS » (analyse des horodatages).

Exemple 14. Afficher l’analyse d’horodatages

$ systemd-analyze timestamp yesterday now tomorrow
Original form: yesterday
Normalized form: Mon 2019-05-20 00:00:00 CEST
(in UTC): Sun 2019-05-19 22:00:00 UTC
UNIX seconds: @15583032000
From now: 1 day 9h ago

Original form: now
Normalized form: Tue 2019-05-21 09:48:39 CEST
(in UTC): Tue 2019-05-21 07:48:39 UTC
UNIX seconds: @1558424919.659757
From now: 43us ago

Original form: tomorrow
Normalized form: Wed 2019-05-22 00:00:00 CEST
(in UTC): Tue 2019-05-21 22:00:00 UTC
UNIX seconds: @15584760000
From now: 14h left

systemd-analyze timespan EXPRESSION...

Cette commande analyse un laps de temps (timespan) (c’est-Ă -dire la diffĂ©rence entre deux horodatages) et renvoie la forme normalisĂ©e et la valeur Ă©quivalente en microsecondes. La durĂ©e doit se conformer Ă  la syntaxe documentĂ©e dans systemd.time (7), section « PARSING TIME SPANS » (analyse de durĂ©es). Les valeurs sans unitĂ© sont analysĂ©es comme Ă©tant des secondes.

Exemple 15. Afficher l’analyse des durĂ©es

$ systemd-analyze timespan 1s 300s '1year 0.000001s'
Original: 1s
ÎŒs: 1000000
Human: 1s

Original: 300s
ÎŒs: 300000000
Human: 5min

Original: 1year 0.000001s
ÎŒs: 31557600000001
Human: 1y 1us

systemd-analyze cat-config NOM|CHEMIN...

Cette commande est similaire Ă  systemctl cat , mais opĂšre sur les fichiers de configuration. Elle copiera les contenus d’un fichier de configuration et autres bagatelles dans la sortie standard, en utilisant l’ensemble des rĂ©pertoires et des rĂšgles de prioritĂ© habituel de systemd. Chaque argument doit ĂȘtre soit un chemin absolu incluant le prĂ©fixe (tel que /etc/systemd/logind.conf ou /usr/lib/systemd/logind.conf) ou un nom relatif au prĂ©fixe (tel que systemd/logind.conf).

Exemple 16. Afficher la configuration de logind

$ systemd-analyze cat-config systemd/logind.conf
# /etc/systemd/logind.conf
...
[Login]
NAutoVTs=8
...

# /usr/lib/systemd/logind.conf.d/20-test.conf
... quelque dĂ©rogation d’un autre paquet

# /etc/systemd/logind.conf.d/50-override.conf
... quelque dĂ©rogation d’un administrateur

systemd-analyze compare-versions VERSION1 [OP] VERSION2

Cette commande a deux modes opĂ©ratoires distincts, selon que l’opĂ©rateur OP est spĂ©cifiĂ© ou non.

Dans le premier mode — lorsque OP n’est pas indiquĂ© —, cette commande comparera les deux chaĂźnes de version et affichera soit « VERSION1 < VERSION2 », ou « VERSION1 == VERSION2 », ou « VERSION1 > VERSION2 » en fonction du rĂ©sultat.

Le code retour est 0 si les versions sont identiques, 11 si la version de droite est plus petite et 12 si la version de gauche est plus petite (cela correspond à la convention utilisée par rpmdev-vercmp ).

Dans le second mode (lorsque OP est indiquĂ©), cette commande comparera les deux chaĂźnes de version en utilisant l’opĂ©ration OP et renverra 0 (succĂšs) si les conditions sont satisfaites, et 1 (Ă©chec) sinon . OP peut ĂȘtre it , te , eq , ne , ge , gt . Dans ce mode, aucun retour n’est affichĂ© (cela correspond Ă  la convention utilisĂ©e par dpkg (1) --compare-versions ).

Exemple 17. Comparer les versions d’un paquet

$ systemd-analyze compare-versions systemd-250˜rc1.fc36.aarch64 systemd-251.fc36.aarch64
systemd-250˜rc1.fc36.aarch64 < systemd-251.fc36.aarch64
$ echo $?

$ systemd-analyze compare-versions 1 lt 2; echo $?
0
$ systemd-analyze compare-versions 1 ge 2; echo $?
1

systemd-analyze verify FICHIER...

Cette commande chargera les fichiers d’unitĂ© et affichera des avertissements si des erreurs sont dĂ©tectĂ©es. Les fichiers indiquĂ©s sur la ligne de commande seront chargĂ©s, mais aussi toute autre unitĂ© rĂ©fĂ©rencĂ©e par eux. Un nom d’unitĂ© sur disque peut ĂȘtre remplacĂ© en spĂ©cifiant un alias aprĂšs un « deux-points » ; voir ci-dessous pour un exemple. Le chemin de recherche complet de l’unitĂ© est formĂ© en combinant les rĂ©pertoires de tous les arguments de la ligne de commande et les chemins habituels de chargement des unitĂ©s. La variable $SYSTEMD_UNIT_PATH est prise en charge et peut ĂȘtre utilisĂ©e pour remplacer ou augmenter l’ensemble compilĂ© des chemins des unitĂ©s chargĂ©es ; consulter systemd.unit (5). Tous les fichiers prĂ©sents dans les rĂ©pertoires contenant les arguments de ligne de commande seront utilisĂ©s en prĂ©fĂ©rence aux autres chemins. Si une unitĂ© modĂšle n’a pas de nom d’instance indiquĂ© (par exemple truc@.service), « test_instance » sera utilisĂ© comme nom d’instance, ce dernier pouvant ĂȘtre contrĂŽlĂ© par l’option --instance= .

Les erreurs suivantes sont souvent détectées :

‱ instructions et sections inconnues ;

‱ dĂ©pendances nĂ©cessaires au dĂ©marrage de l’unitĂ© donnĂ©e manquantes ;

‱ pages de manuel listĂ©es dans Documentation= qui sont introuvables dans le systĂšme ;

‱ commandes listĂ©es dans ExecStart= et similaires qui sont introuvables dans le systĂšme ou non exĂ©cutables.

Exemple 18. Directives mal écrites

$ cat ./user.slice
[Unit]
WhatIsThis=11
Documentation=man:nosuchfile(1)
Requires=different.service

[Service]
Description=x

$ systemd-analyze verify ./user.slice
[./user.slice:9] Unknown lvalue 'WhatIsThis' in section 'Unit'
[./user.slice:13] Unknown section 'Service'. Ignoring.
Error: org.freedesktop.systemd1.LoadFailed:
Unit different.service failed to load:
No such file or directory.
Failed to create user.slice/start: Invalid argument
user.slice: man nosuchfile(1) command failed with code 16

Exemple 19. Unités de service manquantes

$ tail ./a.socket ./b.socket
==> ./a.socket <==
[Socket]
ListenStream=100

==> ./b.socket <==
[Socket]
ListenStream=100
Accept=yes

$ systemd-analyze verify ./a.socket ./b.socket
Service a.service not loaded, a.socket cannot be started.
Service b@0.service not loaded, b.socket cannot be started.

Exemple 20. Faire un alias d’une unitĂ©

$ cat /tmp/source
[Unit]
Description=Hostname printer

[Service]
Type=simple
ExecStart=/usr/bin/echo %H
MysteryKey=true

$ systemd-analyze verify /tmp/source
Failed to prepare filename /tmp/source: Invalid argument

$ systemd-analyze verify /tmp/source:alias.service
alias.service:7: Unknown key name 'MysteryKey' in section 'Service', ignoring.

systemd-analyze security [UNITÉ...]

Cette commande analyse la sĂ©curitĂ© et l’ensemble des bacs Ă  sable pour une ou plusieurs unitĂ©s de service. Si au moins un nom d’unitĂ© est spĂ©cifiĂ©, les rĂ©glages des unitĂ©s du service spĂ©cifiĂ©es sont inspectĂ©s et une analyse dĂ©taillĂ©e est affichĂ©e. Si aucun nom d’unitĂ© n’est spĂ©cifiĂ©, toutes les unitĂ©s de service chargĂ©es et en fonctionnement sont inspectĂ©es et un tableau succinct des rĂ©sultats est affichĂ©. La commande vĂ©rifie diffĂ©rents rĂ©glages relatifs Ă  la sĂ©curitĂ© du service, assignant Ă  chacun une valeur de « niveau d’exposition », en fonction de l’importance du rĂ©glage. Elle calcule ensuite un niveau d’exposition global pour l’ensemble de l’unitĂ©, qui est une estimation dans l’intervalle de 0.0...10.0 indiquant le degrĂ© d’exposition d’un service en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Des degrĂ©s d’exposition Ă©levĂ©s indiquent un « bac Ă  sable » trĂšs peu appliquĂ©. Les faibles niveaux d’exposition indiquent une application du bac Ă  sable serrĂ©e et des restrictions de sĂ©curitĂ© trĂšs strictes. Notez que cette commande n’analyse que les fonctionnalitĂ©s de sĂ©curitĂ© par service que systemd lui-mĂȘme met en Ɠuvre. Cela signifie que tout mĂ©canisme de sĂ©curitĂ© supplĂ©mentaire appliquĂ© par le code du service lui-mĂȘme n’est pas pris en compte. Le niveau d’exposition dĂ©terminĂ© de cette maniĂšre ne doit pas ĂȘtre mal compris : un haut niveau d’exposition ne signifie pas qu’il n’y a pas de bac Ă  sable effectif appliquĂ© par le code du service lui-mĂȘme, ni que le service est rĂ©ellement vulnĂ©rable Ă  des attaques Ă  distance ou locales. De hauts niveaux d’exposition indiquent que le service pourrait bĂ©nĂ©ficier de rĂ©glages supplĂ©mentaires.

Veuillez prendre en compte que la plupart des rĂ©glages individuels pour le bac Ă  sable ou la sĂ©curitĂ© peuvent ĂȘtre contournĂ©s — Ă  moins d’ĂȘtre combinĂ©s avec d’autres. Par exemple, si un service conserve le privilĂšge d’établir ou de dĂ©monter des points de montage, beaucoup des options du bac Ă  sable peuvent ĂȘtre dĂ©faites par le code du service lui-mĂȘme. C’est pour cela qu’il est essentiel que chaque service use de rĂ©glages de bac Ă  sable et de sĂ©curitĂ© les plus exhaustifs et stricts possibles. L’outil prendra en compte quelques-unes de ces combinaisons et relations entre les rĂ©glages, mais pas toutes. Remarquez aussi que les rĂ©glages de bac Ă  sable et de sĂ©curitĂ© analysĂ©s ici ne concernent que les opĂ©rations faites par le code du service lui-mĂȘme. Si un service a accĂšs Ă  un systĂšme IPC (tel que D-Bus), il pourrait nĂ©cessiter des opĂ©rations de la part d’autres services qui ne sont pas astreints aux mĂȘmes restrictions. Toute analyse exhaustive de bac Ă  sable et de sĂ©curitĂ© est donc incomplĂšte si la politique d’accĂšs IPC n’est pas aussi validĂ©e.

Exemple 21. Analyser systemd-logind.service

$ systemd-analyze security --no-pager systemd-logind.service
NAME DESCRIPTION EXPOSURE
✗ PrivateNetwork= Service has access to the host's network 0.5
✗ User=/DynamicUser= Service runs as root user 0.4
✗ DeviceAllow= Service has no device ACL 0.2
✓ IPAddressDeny= Service blocks all IP address ranges
...
→ Overall exposure level for systemd-logind.service: 4.1 OK 🙂

systemd-analyze inspect-elf FICHIER...

Cette commande charge les fichiers spĂ©cifiĂ©s et, s’ils sont des objets ELF (exĂ©cutables, bibliothĂšques, fichier core, etc.), elle analysera les mĂ©tadonnĂ©es d’empaquetage incorporĂ©es, si prĂ©sentes et les affichera dans une table ou au format json. Voir la documentation Packaging Metadata [1] pour plus d’information.

Exemple 22. Afficher les informations d’un fichier core au format JSON

$ systemd-analyze inspect-elf --json=pretty \
core.fsverity.1000.f77dac5dc161402aa44e15b7dd9dcf97.58561.1637106137000000
{
"elfType" : "coredump",
"elfArchitecture" : "AMD x86-64",
"/home/bluca/git/fsverity-utils/fsverity" : {
"type" : "deb",
"name" : "fsverity-utils",
"version" : "1.3-1",
"buildId" : "7c895ecd2a271f93e96268f479fdc3c64a2ec4ee"
},
"/home/bluca/git/fsverity-utils/libfsverity.so.0" : {
"type" : "deb",
"name" : "fsverity-utils",
"version" : "1.3-1",
"buildId" : "b5e428254abf14237b0ae70ed85fffbb98a78f88"
}
}

systemd-analyze fdstore UNITÉ...

Cette commande liste les contenus actuels du magasin de descripteurs de fichier de l’unitĂ© de service spĂ©cifiĂ©e et affiche les noms, les types d’inƓud, les numĂ©ros de pĂ©riphĂ©rique, les numĂ©ros d’inƓud, les chemins et les modes d’ouverture des descripteurs de fichier ouverts. Les unitĂ©s indiquĂ©es doivent avoir FileDescriptorStoreMax= activé ; consultez systemd.service (5) pour les dĂ©tails.

Exemple 23. Sortie sous forme de table

$ systemd-analyze fdstore systemd-journald.service
FDNAME TYPE DEVNO INODE RDEVNO PATH FLAGS
stored sock 0:8 4218620 - socket:[4218620] ro
stored sock 0:8 4213198 - socket:[4213198] ro
stored sock 0:8 4213190 - socket:[4213190] ro
...

Remarque : la colonne « DEVNO » dĂ©signe les numĂ©ros majeur/mineur du nƓud du pĂ©riphĂ©rique associĂ© au systĂšme de fichiers dans lequel se trouve le nƓud du descripteur de fichier. La colonne « RDEVNO » dĂ©signe les numĂ©ros majeur/mineur du nƓud du pĂ©riphĂ©rique lui-mĂȘme, si le descripteur de fichier s’y rĂ©fĂšre. Comparer avec les champs correspondants Ă  .st_dev et .st_rdev dans struct stat (voir stat (2) pour les dĂ©tails). Les numĂ©ros d’inƓuds de la colonne « INODE » sont sur le systĂšme de fichiers indiquĂ© par « DEVNO ».

systemd-analyze image-policy POLITIQUE...

Cette commande analyse la chaĂźne de politique de l’image indiquĂ©e, comme pour systemd.image-policy (7). Cette politique est normalisĂ©e et simplifiĂ©e. Pour chaque identifiant de partition dĂ©fini actuellement (comme pour la SpĂ©cification des Partitions DĂ©tectables [2] ) l’effet de la chaĂźne de politique de l’image est affichĂ© sous la forme de tableau.

Exemple 24. Exemple de sortie

$ systemd-analyze image-policy swap=encrypted:usr=read-only-on+verity:root=encrypted
Analyzing policy: root=encrypted:usr=verity+read-only-on:swap=encrypted
Long form: root=encrypted:usr=verity+read-only-on:swap=encrypted:=unused+absent

PARTITION MODE READ-ONLY GROWFS
root encrypted - -
usr verity yes -
home ignore - -
srv ignore - -
esp ignore - -
xbootldr ignore - -
swap encrypted - -
root-verity ignore - -
usr-verity unprotected yes -
root-verity-sig ignore - -
usr-verity-sig ignore - -
tmp ignore - -
var ignore - -
default ignore - -

systemd-analyze has-tpm2

Indique si le systĂšme est Ă©quipĂ© d’un pĂ©riphĂ©rique TPM2 utilisable. Si un pĂ©riphĂ©rique TPM2 a Ă©tĂ© dĂ©couvert, qu’il est pris en charge et utilisĂ© par le micrologiciel, par les pilotes du noyau du systĂšme d’exploitation et par l’espace utilisateur (c’est-Ă -dire systemd), cette commande affiche « yes » et quitte avec un code de retour de zĂ©ro. Si aucun pĂ©riphĂ©rique n’est dĂ©couvert/pris en charge/utilisĂ©, « no » s’affiche. Sinon, « partial » est affichĂ©. Dans les deux cas, la sortie est un code retour diffĂ©rent de zĂ©ro. Cette commande montre aussi cinq lignes indiquant sĂ©parĂ©ment si le micrologiciel, les pilotes, le systĂšme, le noyau et les bibliothĂšques ont dĂ©couvert/gĂ©rĂ©/utilisĂ© TPM2. Actuellement, les bibliothĂšques requises sont libtss2-esys.so.0, libtss2-rc.so.0 et libtss2-mu.so.0. Ces prĂ©requis pourront changer dans le futur.

Notez que cela ne vérifie que les périphériques TPM 2.0, et ignore totalement les périphériques TPM 1.2.

Combiner avec --quiet pour supprimer la sortie.

Exemple 25. Exemple de sortie

yes
+firmware
+driver
+system
+subsystem
+libraries
+libtss2-esys.so.0
+libtss2-rc.so.0
+libtss2-mu.so.0

Ajouté dans la version 257.

systemd-analyze pcrs [PCR...]

Cette commande affiche les PCR TPM2 connus avec leurs noms d’identification et leurs valeurs actuelles.

Exemple 26. Exemple de sortie

$ systemd-analyze pcrs
NR NAME SHA256
0 platform-code bcd2eb527108bbb1f5528409bcbe310aa9b74f687854cc5857605993f3d9eb11
1 platform-config b60622856eb7ce52637b80f30a520e6e87c347daa679f3335f4f1a600681bb01
2 external-code 1471262403e9a62f9c392941300b4807fbdb6f0bfdd50abfab752732087017dd
3 external-config 3d458cfe55cc03ea1f443f1562beec8df51c75e14a9fcf9a7234a13f198e7969
4 boot-loader-code 939f7fa1458e1f7ce968874d908e524fc0debf890383d355e4ce347b7b78a95c
5 boot-loader-config 864c61c5ea5ecbdb6951e6cb6d9c1f4b4eac79772f7fe13b8bece569d83d3768
6 - 3d458cfe55cc03ea1f443f1562beec8df51c75e14a9fcf9a7234a13f198e7969
7 secure-boot-policy 9c905bd9b9891bfb889b90a54c4b537b889cfa817c4389cc25754823a9443255
8 - 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
9 kernel-initrd 9caa29b128113ef42aa53d421f03437be57211e5ebafc0fa8b5d4514ee37ff0c
10 ima 5ea9e3dab53eb6b483b6ec9e3b2c712bea66bca1b155637841216e0094387400
11 kernel-boot 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
12 kernel-config 627ffa4b405e911902fe1f1a8b0164693b31acab04f805f15bccfe2209c7eace
13 sysexts 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
14 shim-policy 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
15 system-identity 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
16 debug 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
17 - ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
18 - ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
19 - ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
20 - ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
21 - ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
22 - ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
23 application-support 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

systemd-analyze srk [>FICHIER]

Cette commande lit la clĂ© racine de stockage (SRK) du dispositif TPM2 et l’écrit au format TPM2B_PUBLIC sĂ©rialisĂ©e sur la sortie. La sortie est une donnĂ©e non imprimable, et devrait donc ĂȘtre redirigĂ©e dans un fichier ou un tube.

Exemple 27. Sauvegarder la clef racine de stockage (Storage Root Key) dans srk.tpm2b_public

systemd-analyze srk >srk.tpm2b_public

systemd-analyze architectures [NOM...]

Lister toutes les architectures connues de CPU et lesquelles sont natives. Les noms d’architectures listĂ©es sont ceux pris en charge par ConditionArchitecture= , voir systemd.unit (5) pour les dĂ©tails. Si des noms d’architectures sont spĂ©cifiĂ©s, seuls ceux indiquĂ©s sont listĂ©s.

Exemple 28. Sortie sous forme de table

$ systemd-analyze architectures
NAME SUPPORT
alpha foreign
arc foreign
arc-be foreign
arm foreign
arm64 foreign
...
sparc foreign
sparc64 foreign
tilegx foreign
x86 secondary
x86-64 native

systemd-analyze smbios11

Afficher une liste des chaßnes SMBIOS Type #11 passées au systÚme. Consultez aussi smbios-type-11 (7).

Exemple 29. Exemple de sortie

$ systemd-analyze smbios11
io.systemd.stub.kernel-cmdline-extra=console=ttyS0
io.systemd.credential.binary:ssh.ephemeral-authorized_keys-all=c3NoLWVkMjU1MTkgQUFBQUMzTnphQzFsWkRJMU5URTVBQUFBSURGd20xbFp4WlRGclJteG9ZQlozOTYzcE1uYlJCaDMwM1MxVXhLSUM2NmYgbGVubmFydEB6ZXRhCg==
io.systemd.credential:vmm.notify_socket=vsock-stream:2:254570042

3 SMBIOS Type #11 strings passed.

Ajouté dans la version 257.

OPTIONS

Les options suivantes sont comprises :

--system

Agir sur l’instance systemd du systĂšme. C’est l’option implicite par dĂ©faut.

Ajouté dans la version 206.

--user

Agir sur l’instance systemd de l’utilisateur.

Ajouté dans la version 186.

--global

Agir sur la configuration de l’ensemble du systùme pour l’instance systemd de l’utilisateur.

Ajouté dans la version 238.

--order , --require

Ces options sĂ©lectionnent quelles dĂ©pendances seront montrĂ©es dans le graphe de dĂ©pendances, lorsqu’utilisĂ©es conjointement Ă  la commande dot (voir ci-dessus). Si --order est passĂ©e, seules les dĂ©pendances du type After= ou Before= sont affichĂ©es. Si --require est passĂ©e, seules les dĂ©pendances du type Requires= , Requisite= , BindsTo= , Wants= et Conflicts= sont affichĂ©es. Si aucune n’est passĂ©e, les dĂ©pendances de tous ces types seront affichĂ©es.

Ajouté dans la version 198.

--from-pattern= , --to-pattern=

Ces options sĂ©lectionnent quelles relations sont montrĂ©es dans le graphe de dĂ©pendances lorsqu’utilisĂ©es avec la commande dot (voir ci-dessus). Les deux options nĂ©cessitent un motif glob (7) comme argument qui sera comparĂ© au cĂŽtĂ© droit et au cĂŽtĂ© gauche, respectivement, des nƓuds de la relation.

Chacune d’elles peut ĂȘtre utilisĂ©e plus d’une fois, auquel cas le nom de l’unitĂ© doit correspondre Ă  l’une de ces valeurs. Une relation doit passer les deux tests pour ĂȘtre affichĂ©e lorsque les tests pour les deux cĂŽtĂ©s de la relation sont prĂ©sents. Quand les motifs sont aussi spĂ©cifiĂ©s comme argument de position, ils doivent correspondre a minima Ă  l’un des cĂŽtĂ©s de la relation. En d’autres termes, les motifs indiquĂ©s dans ces deux options rĂ©duiront la liste des extrĂ©mitĂ©s correspondant aux arguments de position, s’il y en a de donnĂ©s, et dĂ©termineront totalement la liste des extrĂ©mitĂ©s qui seront affichĂ©es sinon.

Ajouté dans la version 201.

--fuzz= durée

Lorsqu’utilisĂ©e conjointement avec la commande critical-chain (voir ci-dessus), cette option montrera aussi les unitĂ©s qui ont fini leur durĂ©e avant la derniĂšre unitĂ© sur le mĂȘme niveau. L’unitĂ© de la durĂ©e est la seconde, Ă  moins qu’une unitĂ© diffĂ©rente soit spĂ©cifiĂ©e, par exemple « 50ms ».

Ajouté dans la version 203.

--man=no

Ne pas invoquer man (1) pour vérifier la présence de pages de manuel listées dans Documentation= .

Ajouté dans la version 235.

--generators

Invoquer les gĂ©nĂ©rateurs d’unitĂ©s, consulter systemd.generator (7). Certains gĂ©nĂ©rateurs nĂ©cessitent les privilĂšges du superutilisateur. Fonctionner avec les gĂ©nĂ©rateurs activĂ©s en tant qu’utilisateur normal rĂ©sultera en gĂ©nĂ©ral en plusieurs avertissements.

Ajouté dans la version 235.

--instance= NOM

Indiquer un nom d’instance de secours pour les unitĂ©s modĂšle. À utiliser lorsqu’une ou plusieurs unitĂ©s modĂšle sans nom d’instance (par exemple truc@.service) sont indiquĂ©es par systemd-analyze condition avec --unit= , systemd-analyze security et systemd-analyze verify . Si non indiquĂ©, « test_instance » sera utilisĂ©.

Ajouté dans la version 257.

--recursive-errors= MODE

ContrĂŽler la vĂ©rification des unitĂ©s et leurs dĂ©pendances et si systemd-analyze verify finit avec un code de retour diffĂ©rent de zĂ©ro ou pas. Avec yes , renvoyer un code de retour de processus diffĂ©rent de zĂ©ro lorsque des avertissements surviennent pendant la vĂ©rification de l’unitĂ© spĂ©cifiĂ©e ou de l’une de ses dĂ©pendances associĂ©es. Avec no , renvoyer un code de retour de processus diffĂ©rent de zĂ©ro lorsque des avertissements surviennent durant la vĂ©rification de l’unitĂ© spĂ©cifiĂ©e uniquement. Avec one , renvoyer un code de retour de processus diffĂ©rent de zĂ©ro lorsque des avertissements surviennent lors de la vĂ©rification de l’unitĂ© indiquĂ©e ou de ses dĂ©pendances immĂ©diates. Si cette option n’est pas spĂ©cifiĂ©e, zĂ©ro est renvoyĂ© comme code de retour, que des avertissements surviennent ou pas lors de la vĂ©rification.

Ajouté dans la version 250.

--root= CHEMIN

Avec cat-config , verify , condition et security lorsqu’utilisĂ©s avec --offline= , opĂ©rer sur les fichiers sous le chemin racine spĂ©cifiĂ© CHEMIN .

Ajouté dans la version 239.

--image= CHEMIN

Avec cat-config , verify , condition et security lorsqu’utilisĂ©s avec --offline= , opĂ©rer sur les fichiers dans le chemin d’image spĂ©cifiĂ© CHEMIN .

Ajouté dans la version 250.

--image-policy= politique

Cette option prend pour argument une image de chaine de politique, comme pour systemd.image-policy (7). La politique est imposĂ©e lors d’une opĂ©ration sur l’image disque indiquĂ©e par --image= , voir ci-dessus. C’est par dĂ©faut la politique « * » si rien n’est indiquĂ©, c’est-Ă -dire tous les systĂšmes de fichiers reconnus de l’image sont utilisĂ©s.

--offline= BOOL

Avec security , effectuer un audit de sĂ©curitĂ© hors-ligne des fichiers d’unitĂ© spĂ©cifiĂ©s, c’est-Ă -dire ne pas dĂ©pendre du PID 1 pour avoir des informations de sĂ©curitĂ© sur les fichiers de la mĂȘme façon que la commande security lorsqu’utilisĂ©e seule. Cela signifie que --offline= peut ĂȘtre utilisĂ©e aussi bien avec --root= qu’avec --image= . Si le niveau d’exposition global d’une unitĂ© est plus Ă©levĂ© que ce qui est dĂ©fini par --threshold= (dont la valeur par dĂ©faut est 100), --offline= enverra une erreur.

Ajouté dans la version 250.

--profile= CHEMIN

Avec security --offline= , prend en considĂ©ration le profil portable indiquĂ© lors de l’accession aux rĂ©glages de l’unitĂ©. Le profil peut ĂȘtre passĂ© sous la forme d’un nom, auquel cas son emplacement connu sur le systĂšme sera cherchĂ©, ou il peut ĂȘtre un chemin complet vers un fichier de remplacement spĂ©cifique.

Ajouté dans la version 250.

--threshold= NOMBRE

Avec security , autorise l’utilisateur Ă  dĂ©finir une valeur personnalisĂ©e Ă  comparer au niveau d’exposition global pour les fichiers d’unitĂ© indiquĂ©s. Si le niveau d’exposition global d’une unitĂ© est supĂ©rieur Ă  ce qui a Ă©tĂ© dĂ©fini par l’utilisateur, security renverra une erreur. --threshold= peut aussi ĂȘtre utilisĂ© avec --offline= et sa valeur par dĂ©faut est 100.

Ajouté dans la version 250.

--security-policy= CHEMIN

Avec security , permettre Ă  l’utilisateur de dĂ©finir un ensemble personnalisĂ© d’exigences formatĂ©es comme un fichier JSON auquel comparer le(s) fichier(s) d’unitĂ© spĂ©cifiĂ©(s) et dĂ©terminer leur niveau d’exposition global aux menaces de sĂ©curitĂ©.

Table 1. Identificateurs de test d’évaluation acceptĂ©s

Image grohtml-3909297-1.png

Voir l’exemple « JSON Policy » ci-dessous.

Ajouté dans la version 250.

--json= MODE

Avec la commande security , gĂ©nĂ©rer une sortie formatĂ©e JSON de la table d’analyse de sĂ©curitĂ©. Le format est un tableau JSON avec des objets contenant les champs suivants : rĂ©glage qui indique si le rĂ©glage est activĂ© ou pas, nom qui est ce qui est utilisĂ© pour se rĂ©fĂ©rer au rĂ©glage, champ_json qui est l’identifiant compatible JSON du rĂ©glage, description qui est un aperçu de l’état du rĂ©glage et exposition qui est un nombre dans l’intervalle de 0.0...10.0, oĂč une valeur haute correspond Ă  une menace de sĂ©curitĂ© Ă©levĂ©e. La version JSON de la table est affichĂ©e dans la sortie standard. Le MODE passĂ© Ă  l’option peut ĂȘtre l’un des trois suivants : off la valeur par dĂ©faut, pretty et short qui renvoient respectivement une version enjolivĂ©e ou courte de la version JSON de la table de sĂ©curitĂ©. Avec la commande plot , gĂ©nĂ©rer une sortie formatĂ©e JSON des donnĂ©es horaires brutes. Le format est un tableau JSON avec des objets contenant les champs suivant : nom qui est le nom de l’unitĂ©, activated qui est le temps mis par le service pour ĂȘtre activĂ© aprĂšs le dĂ©marrage, activating qui est le temps mis par le service pour ĂȘtre initialement lancĂ© aprĂšs le dĂ©marrage, time qui est le temps mis par le service pour s’activer Ă  partir du moment oĂč il a Ă©tĂ© dĂ©marrĂ© initialement, desactivated qui est le temps mis par le service pour se dĂ©sactiver aprĂšs le dĂ©marrage, desactivating qui est le temps aprĂšs lequel il a Ă©tĂ© initialement demandĂ© au service de se dĂ©sactiver aprĂšs le dĂ©marrage.

Ajouté dans la version 250.

--iterations= NOMBRE

Lorsqu’utilisĂ©e avec la commande calendar , cette option affiche le nombre spĂ©cifique d’itĂ©rations de prochaines Ă©chĂ©ances de l’expression calendaire indiquĂ©e. La valeur par dĂ©faut est 1 .

Ajouté dans la version 242.

--base-time= HORODATAGE

Lorsqu’utilisĂ©e avec la commande calendar , cette option affiche les prochaines itĂ©rations relatives Ă  un moment indiquĂ©. Si rien n’est spĂ©cifiĂ©, ce sera l’heure actuelle par dĂ©faut.

Ajouté dans la version 244.

--unit= UNITÉ

Lorsqu’utilisĂ©e avec la commande condition , cette option permet d’évaluer toutes les assignations Condition*=... et Assert*=... dans le fichier de l’unitĂ© indiquĂ©e. Le chemin complet de recherche de l’unitĂ© est formĂ© en combinant les rĂ©pertoires de l’unitĂ© indiquĂ©e avec les chemins habituels de chargement des unitĂ©s. La variable $SYSTEMD_UNIT_PATH est prise en charge et peut ĂȘtre utilisĂ©e pour remplacer ou augmenter l’ensemble compilĂ© des chemins de chargement des unitĂ©s ; consulter systemd.unit (5). Tous les fichiers d’unitĂ©s prĂ©sents dans le rĂ©pertoire contenant l’unitĂ© indiquĂ©e seront utilisĂ©s de prĂ©fĂ©rence aux autres chemins. Si une unitĂ© modĂšle sans nom d’instance est indiquĂ©e (par exemple truc@.service), « test_instance » sera utilisĂ© comme nom d’instance, ce dernier pouvant ĂȘtre contrĂŽlĂ© par l’option --instance= .

Ajouté dans la version 250.

--table

Lorsqu’utilisĂ©e avec la commande plot , la sortie des donnĂ©es horaires brutes s’affiche sous la forme d’un tableau.

Ajouté dans la version 253.

--no-legend

Lorsqu’utilisĂ© avec la commande plot combinĂ©e avec soit --table ou --json= , aucune lĂ©gende ou indication ne sont inclues dans la sortie.

Ajouté dans la version 253.

-H , --host=

Effectuer l’opĂ©ration Ă  distance. Indiquer un nom d’hĂŽte, ou un nom d’utilisateur et un nom d’hĂŽte sĂ©parĂ©s par un « @ », auquel se connecter. Le nom d’hĂŽte peut, de façon optionnelle, ĂȘtre suffixĂ© par un port sur lequel ssh Ă©coute, sĂ©parĂ© par un « : », puis le nom d’un conteneur, sĂ©parĂ© par un « / », ce qui connecte alors directement Ă  un conteneur donnĂ© sur l’hĂŽte spĂ©cifiĂ©. SSH sera utilisĂ© pour dialoguer avec l’instance du gestionnaire de la machine distante. Les noms de conteneur peuvent ĂȘtre Ă©numĂ©rĂ©s avec machinectl -H HÔTE . Mettre les adresses IPv6 entre crochets.

-M , --machine=

Effectuer l’opĂ©ration dans un conteneur local. PrĂ©ciser le nom d’un conteneur auquel se connecter, optionnellement prĂ©fixĂ© par le nom d’utilisateur sous lequel se connecter et un caractĂšre de sĂ©paration « @ ». Si la chaĂźne spĂ©ciale « .host » est utilisĂ©e Ă  la place du nom du conteneur, une connexion au systĂšme local se produit (ce qui est utile pour se connecter au bus utilisateur d’un utilisateur particulier : « --user --machine=lennart@.host »). Si la syntaxe « @ » n’est pas utilisĂ©e, la connexion est rĂ©alisĂ©e en tant que superutilisateur. Si la syntaxe « @ » est utilisĂ©e, le cĂŽtĂ© gauche ou le cĂŽtĂ© droit peuvent ĂȘtre omis (mais pas les deux Ă  la fois), auquel cas le nom de l’utilisateur local et « .host » sont implicites.

-q , --quiet

Supprimer les notes et sorties non essentielles.

Ajouté dans la version 250.

--tldr

Avec cat-config , n’afficher que les parties « intĂ©ressantes » des fichiers de configuration, sauter les commentaires et les lignes vides ainsi que les en-tĂȘtes de section suivis uniquement de commentaires et de lignes vides.

Ajouté dans la version 255.

--scale-svg= FACTEUR

Lorsque utilisĂ©e avec la commande plot , l’axe des x du tracĂ© peut ĂȘtre Ă©tirĂ© par FACTEUR (par dĂ©faut : 1.0).

Ajouté dans la version 257.

--detailed

Lorsque utilisĂ©e avec la commande plot , les dĂ©tails des horodatages d’activation peuvent ĂȘtre observĂ©s dans le tracĂ© SVG.

Ajouté dans la version 257.

-h , --help

Afficher un aide-mémoire succinct et quitter.

--version

Afficher une information de version courte et quitter.

--no-pager

Ne pas rediriger (pipe) la sortie vers un afficheur (pager).

CODE DE RETOUR

Pour la plupart des commandes, 0 est renvoyĂ© en cas de succĂšs et un code d’échec diffĂ©rent de zĂ©ro sinon.

Avec le verbatim compare-versions sous la forme de deux arguments, 12 , 0 ou 11 est renvoyé si la seconde chaßne de version est respectivement plus grande, égale ou plus petite que la premiÚre. Sous la forme de trois arguments, 0 ou 1 est renvoyé si la condition est respectivement vraie ou fausse.

La commande has-tpm2 renvoie 0 si un pĂ©riphĂ©rique TPM2 est dĂ©couvert, gĂ©rĂ© et utilisĂ© par le micrologiciel, le pilote et l’espace utilisateur (c’est-Ă -dire systemd). Sinon, elle renvoie un OU logique de la valeur 1 (dans le cas oĂč la prise en charge du micrologiciel est manquante), 2 (prise en charge du pilote manquante) et 4 (prise en charge de l’espace utilisateur manquante). Si aucune prise en charge TPM2 n’est disponible, une valeur de 7 est renvoyĂ©e.

ENVIRONNEMENT

$SYSTEMD_LOG_LEVEL

Le niveau maximal de journalisation de messages Ă©mis (messages avec un niveau de journalisation supĂ©rieur, c’est-Ă -dire les moins importants seront supprimĂ©s). Cette variable prend une liste de valeurs sĂ©parĂ©es par des virgules. Une valeur peut ĂȘtre (par ordre d’importance dĂ©croissante) emerg , alert , crit , err , warning , notice , info , debug ou un entier dans l’intervalle 0...7. Consultez syslog (3) pour davantage d’informations. Chaque valeur peut ĂȘtre optionnellement prĂ©fixĂ©e avec console , syslog , kmsg ou journal suivi d’un deux-points ( : ) pour dĂ©finir le niveau de journalisation maximal pour la cible spĂ©cifique de journal (par exemple SYSTEMD_LOG_LEVEL=debug,console:info indique de journaliser au niveau debug exceptĂ© pour la journalisation vers la console qui doit s’effectuer au niveau info ). Notez que le niveau maximal de journalisation globale est prioritaire sur tout niveau maximal de journalisation par cible.

$SYSTEMD_LOG_COLOR

Un booléen. Si la valeur est vrai, les messages écrits sur le terminal seront colorés selon la priorité.

Ce rĂ©glage est utile uniquement quand les messages sont Ă©crits directement dans un terminal ou un fichier parce que journalctl (1) et d’autres outils qui affichent des journaux coloreront par eux-mĂȘmes les messages selon le niveau de journalisation.

$SYSTEMD_LOG_TIME

Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages du journal de la console seront prĂ©fixĂ©s d’un horodatage.

Ce rĂ©glage est utile uniquement quand les messages sont Ă©crits directement dans un terminal ou un fichier parce que journalctl (1) et d’autres outils qui affichent des journaux attacheront par eux-mĂȘmes un horodatage selon les mĂ©tadonnĂ©es de l’entrĂ©e.

$SYSTEMD_LOG_LOCATION

Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages seront prĂ©fixĂ©s par un nom de fichier et du numĂ©ro de ligne du code source d’oĂč vient le message.

Notez que l’emplacement du journal est souvent attachĂ© comme mĂ©tadonnĂ©e aux entrĂ©es du journal de toute façon. L’inclure directement dans le texte du message peut nĂ©anmoins ĂȘtre opportun lors du dĂ©bogage de programmes.

$SYSTEMD_LOG_TID

Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages seront prĂ©fixĂ©s par l’identifiant numĂ©rique du thread actuel (TID).

Notez que cette information est attachĂ©e comme mĂ©tadonnĂ©e aux entrĂ©es du journal de toute façon. L’inclure directement dans le texte du message peut nĂ©anmoins ĂȘtre opportun lors du dĂ©bogage de programmes.

$SYSTEMD_LOG_TARGET

Destination pour journaliser les messages. Une des destinations parmi console (journaliser dans le terminal attachĂ©), console-prefixed (journaliser dans le terminal attachĂ©, mais avec des prĂ©fixes qui codent le niveau et le « service » de journalisation, consultez syslog (3)), kmsg (journaliser dans le tampon de journalisation circulaire du noyau), journal (journaliser dans le journal), journal-or-kmsg (journaliser dans le journal s’il est disponible et sinon dans kmsg), auto (dĂ©terminer automatiquement la cible appropriĂ©e de journalisation, c’est la destination par dĂ©faut), null (dĂ©sactive la sortie de journalisation).

$SYSTEMD_LOG_RATELIMIT_KMSG

Que ce soit pour le taux de requĂȘte kmsg ou pas. Prend un boolĂ©en. Par dĂ©faut « true ». Si dĂ©sactivĂ©, systemd ne limitera pas le taux des messages Ă©crits Ă  kmsg.

$SYSTEMD_PAGER , $PAGER

Afficheur Ă  utiliser lorsque --no-pager n’est pas prĂ©cisĂ©. $SYSTEMD_PAGER est utilisĂ© s’il est dĂ©fini ; autrement, $PAGER est utilisĂ©. Si ni $SYSTEMD_PAGER , ni $PAGER n’ont de valeur, un ensemble d’afficheurs bien connus sont essayĂ©s Ă  tour de rĂŽle, incluant less (1) et more (1), jusqu’à ce qu’il y en ait un qui soit trouvĂ©. Si aucun afficheur n’est trouvĂ©, aucun afficheur n’est appelĂ©. DĂ©finir ces variables d’environnement Ă  une chaĂźne vide ou Ă  « cat » est Ă©quivalent Ă  l’utilisation de --no-pager .

Remarque : si $SYSTEMD_PAGERSECURE n’est pas dĂ©fini, $SYSTEMD_PAGER et $PAGER ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©s que pour dĂ©sactiver l’afficheur (avec « cat » ou « "" ») et autrement seront ignorĂ©s.

$SYSTEMD_LESS

Outrepasser les options passées à less (par défaut « FRSXMK »).

Les utilisateurs voudront peut-ĂȘtre changer deux options en particulier :

K

Cette option ordonne Ă  l’afficheur de quitter immĂ©diatement lorsque Ctrl+C est entrĂ©. Pour permettre Ă  less de gĂ©rer Ctrl+C lui-mĂȘme le retour Ă  l’invite de commande de l’afficheur, ne pas fournir cette option.

Si la valeur de $SYSTEMD_LESS n’inclut pas « K » et si l’afficheur appelĂ© est less , Ctrl+C sera ignorĂ© par l’exĂ©cutable et doit ĂȘtre gĂ©rĂ© par l’afficheur.

X

Cette option ordonne Ă  l’afficheur de ne pas envoyer les chaĂźnes d’initialisation et de dĂ©sinitialisation de termcap au terminal. C’est le choix par dĂ©faut afin de permettre aux sorties des commandes de rester visibles dans le terminal mĂȘme aprĂšs que l’afficheur soit fermĂ©. Toutefois, cela empĂȘche quelques fonctionnalitĂ©s de l’afficheur de fonctionner, en particulier, il n’est pas possible de faire dĂ©filer les sorties affichĂ©es avec la souris.

Notez que le rĂ©glage de la variable d’environnement $LESS normale n’a aucun effet sur les invocations de less par les outils de systemd.

Voir less (1) pour plus de détails.

$SYSTEMD_LESSCHARSET

Outrepasser le jeu de caractĂšres passĂ© Ă  less (par dĂ©faut « utf-8 », si le terminal invoquĂ© est compatible avec l’UTF-8).

Notez que le rĂ©glage de la variable d’environnement $LESSCHARSET normale n’a aucun effet sur les invocations de less par les outils de systemd.

$SYSTEMD_PAGERSECURE

Les commandes d’afficheur courantes comme less (1), en plus de « l’affichage », c’est-Ă -dire le dĂ©filement de la sortie, prennent en charge l’ouverture et l’écriture d’autres fichiers et l’exĂ©cution de commandes d’interprĂ©teur arbitraires. Quand les commandes sont invoquĂ©es avec des privilĂšges Ă©levĂ©s, par exemple sous sudo (8) ou pkexec (1), l’afficheur devient une limite de sĂ©curitĂ©. Il convient de veiller Ă  ce que seuls des programmes avec des fonctionnalitĂ©s strictement limitĂ©es soient utilisĂ©s comme afficheurs et que les fonctionnalitĂ©s comme l’ouverture ou la crĂ©ation de nouveaux fichiers ou le dĂ©marrage de sous-processus ne soient pas autorisĂ©es. Un « mode sĂ©curisé » pour l’afficher peut ĂȘtre activĂ© comme dĂ©crit ci-dessous, si l’afficheur le prend en charge≀ (la plupart des afficheurs ne sont pas Ă©crits de façon Ă  prendre cela en considĂ©ration). Il est recommandĂ© soit d’activer explicitement le « mode sĂ©curisé » soit de dĂ©sactiver complĂštement l’afficheur en utilisant --no-pager ou PAGER=cat lorsque des utilisateurs non fiables sont autorisĂ©s Ă  exĂ©cuter des commandes avec des privilĂšges Ă©levĂ©s.

Cette option prend un argument boolĂ©en. Lorsqu’elle est dĂ©finie Ă  vrai, le « mode sĂ©curisé » de l’afficheur est activĂ©. En « mode sĂ©curisé », LESSSECURE=1 est dĂ©fini lors de l’invocation de l’afficheur, ce qui lui indique de dĂ©sactiver les commandes qui ouvrent ou crĂ©ent des fichiers, ou qui dĂ©marrent un nouveau sous-processus. Actuellement, seul less (5) est connu pour comprendre cette variable et implĂ©menter le « mode sĂ©curisé ».

Quand l’option est dĂ©finie Ă  faux, aucune limitation n’est imposĂ©e Ă  l’afficheur. DĂ©finir SYSTEMD_PAGERSECURE=0 ou ne pas le supprimer de l’environnement hĂ©ritĂ© peut permettre Ă  l’utilisateur d’invoquer des commandes arbitraires.

Quand $SYSTEMD_PAGERSECURE n’est pas dĂ©fini, les outils de systemd tentent de dĂ©terminer automatiquement si le « mode sĂ©curisé » doit ĂȘtre activĂ© et si l’afficheur le prend en charge. Le « mode sĂ©curisé » est activĂ© si l’UID effectif est diffĂ©rent de celui du propriĂ©taire de la session de connexion (voir geteuid (2)) et sd_pid_get_owner_uid (3)) ou lors de l’exĂ©cution sous sudo (8) ou des outils similaires ( $SUDO_UID est dĂ©fini Ă  [3] ). Dans ces cas, SYSTEMD_PAGERSECURE=1 sera dĂ©fini et les afficheurs qui ne sont pas connus pour implĂ©menter le « mode sĂ©curisé » ne seront pas du tout utilisĂ©s. Notez que cette dĂ©tection automatique ne couvre que les mĂ©canismes les plus courants d’élĂ©vation des privilĂšges et qu’elle est conçue pour faciliter la tĂąche. Il est recommandĂ© de dĂ©finir explicitement $SYSTEMD_PAGERSECURE ou de dĂ©sactiver l’afficheur.

Notez que si les variables $SYSTEMD_PAGER ou $PAGER doivent ĂȘtre respectĂ©es, sauf pour dĂ©sactiver l’afficheur, $SYSTEMD_PAGERSECURE doit aussi ĂȘtre dĂ©fini.

$SYSTEMD_COLORS

Prend un argument boolĂ©en. Quand c’est « vrai », systemd et les utilitaires liĂ©s utiliseront la couleur pour leurs sorties, autrement, la sortie sera monochrome. En plus, la variable peut prendre une des valeurs spĂ©ciales suivantes : 16 ou 256 pour limiter l’usage des couleurs aux couleurs ANSI base 16 ou base 256 respectivement. Cela peut ĂȘtre prĂ©cisĂ© pour outrepasser la dĂ©cision automatique prise sur $TERM et quel que soit ce Ă  quoi la console est connectĂ©e.

$SYSTEMD_URLIFY

La valeur doit ĂȘtre un boolĂ©en. ContrĂŽle si les liens cliquables doivent ĂȘtre gĂ©nĂ©rĂ©s dans la sortie pour des Ă©mulateurs de terminaux le prenant en charge. Cela peut ĂȘtre indiquĂ© pour passer outre la dĂ©cision faite par systemd basĂ©e sur $TERM et d’autres conditions.

EXEMPLES

Exemple 30. Politique JSON

Le fichier JSON passĂ© comme paramĂštre de chemin Ă  --security-policy= a un objet JSON de haut niveau dont les clĂ©s sont les identifiants des tests d’évaluation mentionnĂ©s ci-dessus. Les valeurs dans le fichier doivent ĂȘtre des objets JSON avec un ou plusieurs des champs suivants : description_na (chaĂźne), description_good (chaĂźne), description_bad (chaĂźne), weight (entier non signĂ©) et range (entier non signĂ©). Si l’un de ces champs correspondant Ă  un identifiant spĂ©cifique d’un fichier d’unitĂ© est manquant dans l’objet JSON, la valeur du champ interne par dĂ©faut correspondant Ă  ce mĂȘme identifiant est utilisĂ©e comme valeur par dĂ©faut pour l’analyse de sĂ©curitĂ©. Les champs weight et range sont utilisĂ©s pour dĂ©terminer le niveau d’exposition global des fichiers de l’unité : un score de mĂ©diocritĂ© est assignĂ© comme valeur Ă  chaque rĂ©glage, qui est multipliĂ© par le poids de la politique et divisĂ© par la plage de politique pour dĂ©terminer l’exposition globale que ce rĂ©glage implique. Le degrĂ© de mĂ©diocritĂ© calculĂ© est additionnĂ© Ă  tous les paramĂštres du fichier de l’unitĂ©, normalisĂ© dans l’intervalle de 1 Ă  100 et utilisĂ© pour dĂ©terminer le niveau d’exposition global de l’unitĂ©. En autorisant les utilisateurs Ă  manipuler ces champs, la commande « security » leur donne le choix de dĂ©cider eux-mĂȘmes quels identifiants sont plus importants et donc susceptibles d’avoir un impact plus grand sur le niveau d’exposition. Un poids de 0 signifie que le rĂ©glage ne sera pas vĂ©rifiĂ©.

{
"PrivateDevices":
{
"description_good": "Service has no access to hardware devices",
"description_bad": "Service potentially has access to hardware devices",
"weight": 1000,
"range": 1
},
"PrivateMounts":
{
"description_good": "Service cannot install system mounts",
"description_bad": "Service may install system mounts",
"weight": 1000,
"range": 1
},
"PrivateNetwork":
{
"description_good": "Service has no access to the host's network",
"description_bad": "Service has access to the host's network",
"weight": 2500,
"range": 1
},
"PrivateTmp":
{
"description_good": "Service has no access to other software's temporary files",
"description_bad": "Service has access to other software's temporary files",
"weight": 1000,
"range": 1
},
"PrivateUsers":
{
"description_good": "Service does not have access to other users",
"description_bad": "Service has access to other users",
"weight": 1000,
"range": 1
}
}

VOIR AUSSI

systemd (1), systemctl (1)

NOTES

1.

Empaquetage de métadonnées

https://systemd.io/COREDUMP_PACKAGE_METADATA/

2.

Spécification des partitions détectables

https://uapi-group.org/specifications/specs/discoverable_partitions_specification

3.

Il est recommandé pour les autres outils de définir et vérifier $SUDO_UID comme il convient, en le considérant comme une interface courante.

TRADUCTION

La traduction française de cette page de manuel a été créée par bubu <bubub@no-log.org>

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