Man page - systemctl(1)

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Manual

SYSTEMCTL

NOM
SYNOPSIS
DESCRIPTION
COMMANDES
Commandes d’unitĂ© (introspection et modification)
Commandes du fichier d’unitĂ©
Commandes de la machine
Commandes de tĂąche
Commandes d’environnement
Commandes du gestionnaire d’état
Commandes du systĂšme
Syntaxe de paramĂštre
OPTIONS
CODE DE RETOUR
ENVIRONNEMENT
VOIR AUSSI
NOTES
TRADUCTION

NOM

systemctl – Contrîler le gestionnaire de services et de systùme systemd

SYNOPSIS

systemctl [OPTIONS...] COMMANDE [UNITÉ...]

DESCRIPTION

systemctl est utilisĂ© pour introspecter et contrĂŽler l’état du gestionnaire de services et de systĂšme « systemd ». Veuillez consulter systemd (1) pour une introduction aux fonctionnalitĂ©s et concepts de base de cet outil gestionnaire.

COMMANDES

Les commandes suivantes sont acceptées :

Commandes d’unitĂ© (introspection et modification)

list-units [ MOTIF ...]

Lister les unitĂ©s que systemd possĂšde actuellement en mĂ©moire. Cette liste inclut les unitĂ©s qui sont rĂ©fĂ©rencĂ©es directement ou Ă  travers une dĂ©pendance, les unitĂ©s qui sont Ă©pinglĂ©es de façon programmĂ©e ou les unitĂ©s qui ont Ă©tĂ© actives dans le passĂ© et ont Ă©chouĂ©. Par dĂ©faut ne sont montrĂ©es que les unitĂ©s qui sont actives, qui ont des tĂąches en attente ou qui ont Ă©choué ; ce comportement peut ĂȘtre changĂ© avec l’option --all . Si un MOTIF ou plus sont spĂ©cifiĂ©s, seules les unitĂ©s qui y correspondent seront affichĂ©es. Les unitĂ©s affichĂ©es peuvent ĂȘtre en plus filtrĂ©es par --type= et --state= si ces options sont indiquĂ©es.

Notez que cette commande n’affiche pas les modĂšles d’unitĂ©s, mais seulement les instances de modĂšles d’unitĂ©s. Les modĂšles d’unitĂ©s qui ne sont pas instanciĂ©s ne sont pas exĂ©cutables, et donc ne seront jamais montrĂ©s dans le retour de cette commande. PrĂ©cisĂ©ment, cela signifie que truc@.service ne sera jamais affichĂ© dans la liste — à moins d’ĂȘtre instanciĂ©, par exemple, comme truc@machin.service. Utiliser list-unit-files (voir ci-dessous) pour lister les fichiers de modĂšles d’unitĂ©s installĂ©s.

Cette commande produit une sortie similaire Ă 

UNIT LOAD ACTIVE SUB DESCRIPTION
sys-module-fuse.device loaded active plugged /sys/module/fuse
-.mount loaded active mounted Root Mount
boot-efi.mount loaded active mounted /boot/efi
systemd-journald.service loaded active running Journal Service
systemd-logind.service loaded active running Login Service
● user@1000.service loaded failed failed User Manager for UID 1000
...
systemd-tmpfiles-clean.timer loaded active waiting Daily Cleanup of Temporary Directories

LOAD = Reflects whether the unit definition was properly loaded.
ACTIVE = The high-level unit activation state, i.e. generalization of SUB.
SUB = The low-level unit activation state, values depend on unit type.

123 loaded units listed. Pass --all to see loaded but inactive units, too.
To show all installed unit files use 'systemctl list-unit-files'.

L’en-tĂȘte et la derniĂšre unitĂ© d’un type donnĂ© sont soulignĂ©s si le terminal le gĂšre. Un point colorĂ© est affichĂ© Ă  cĂŽtĂ© des services qui sont masquĂ©s, non trouvĂ©s ou sinon ayant Ă©chouĂ©.

La colonne LOAD montre l’état de chargement, c’est-Ă -dire loaded , not-found , bad-setting , error ou masked . La colonne ACTIVE montre l’état gĂ©nĂ©ral de l’unitĂ©, parmi les suivants :

Table 1. états d’ACTIVITÉ des unitĂ©s

Image grohtml-3907821-1.png

La colonne SUB montre l’état spĂ©cifique au type de l’unitĂ© de façon dĂ©taillĂ©e, les valeurs possibles varient selon le type d’unitĂ©. La liste des Ă©tats possibles LOAD, ACTIVE et SUB n’est pas constante et les nouvelles versions de systemd peuvent Ă  la fois ajouter et supprimer des valeurs.

systemctl --state=help

Cette commande peut ĂȘtre utilisĂ©e pour afficher l’ensemble actuel des valeurs possibles.

C’est la commande par dĂ©faut.

list-automounts [ MOTIF ...]

Lister les unitĂ©s d’automontage actuellement en mĂ©moire, par ordre des chemins de montage. Si un ou plusieurs MOTIF sont indiquĂ©s, seules les unitĂ©s d’automontage correspondant Ă  l’un d’entre eux sont affichĂ©es. Cette commande produit une sortie similaire Ă 

WHAT WHERE MOUNTED IDLE TIMEOUT UNIT
/dev/sdb1 /mnt/test no 120s mnt-test.automount
binfmt_misc /proc/sys/fs/binfmt_misc yes 0 proc-sys-fs-binfmt_misc.automount

2 automounts listed.

Voir aussi --show-types , --all et --state= .

Ajouté dans la version 252.

list-paths [ MOTIF ...]

Lister les chemins d’unitĂ©s actuellement en mĂ©moire, par ordre des chemins&. Si un ou plusieurs MOTIF sont indiquĂ©s, seuls les chemins d’unitĂ© correspondant Ă  l’un d’entre eux sont affichĂ©s. Cette commande produit une sortie similaire Ă 

PATH CONDITION UNIT ACTIVATES
/run/systemd/ask-password DirectoryNotEmpty systemd-ask-password-plymouth.path systemd-ask-password-plymouth.service
/run/systemd/ask-password DirectoryNotEmpty systemd-ask-password-wall.path systemd-ask-password-wall.service
/var/cache/cups/org.cups.cupsd PathExists cups.path cups.service

3 paths listed.

Voir aussi --show-types , --all et --state= .

Ajouté dans la version 254.

list-sockets [ MOTIF ...]

Lister les unitĂ©s de socket actuellement en mĂ©moire, par ordre des adresses d’écoute. Si un ou plus de MOTIF sont indiquĂ©s, seules les unitĂ©s de socket correspondant Ă  l’un d’entre eux sont affichĂ©es. Cette commande produit une sortie similaire Ă 

LISTEN UNIT ACTIVATES
kobject-uevent 1 systemd-udevd-kernel.socket systemd-udevd.service
/dev/rfkill systemd-rfkill.socket systemd-rfkill.service
...

5 sockets listés.

Remarque : vu que ces adresses peuvent contenir des espaces, cette sortie n’est pas adĂ©quate pour une utilisation en programmation.

Voir aussi --show-types , --all et --state= .

Ajouté dans la version 202.

list-timers [ MOTIF ...]

Lister les unitĂ©s de temporisateur actuellement en mĂ©moire, classĂ©es selon le moment oĂč elles se terminent. Si un ou plusieurs MOTIF sont indiquĂ©s, seules les unitĂ©s correspondant Ă  l’un d’entre eux sont affichĂ©es. Cette commande produit une sortie similaire Ă 

NEXT LEFT LAST PASSED UNIT ACTIVATES
- - Thu 2017-02-23 13:40:29 EST 3 days ago ureadahead-stop.timer ureadahead-stop.service
Sun 2017-02-26 18:55:42 EST 1min 14s left Thu 2017-02-23 13:54:44 EST 3 days ago systemd-tmpfiles-clean.timer systemd-tmpfiles-clean.service
Sun 2017-02-26 20:37:16 EST 1h 42min left Sun 2017-02-26 11:56:36 EST 6h ago apt-daily.timer apt-daily.service
Sun 2017-02-26 20:57:49 EST 2h 3min left Sun 2017-02-26 11:56:36 EST 6h ago snapd.refresh.timer snapd.refresh.service

NEXT affiche le prochain moment oĂč le temporisateur se dĂ©clenchera.

LEFT affiche le dĂ©lai jusqu’à la prochaine exĂ©cution du temporisateur.

LAST affiche le dernier moment de fonctionnement du temporisateur.

PASSED affiche combien de temps a passé depuis la derniÚre activité du temporisateur.

UNIT affiche le nom du temporisateur

ACTIVATES affiche le nom du service activé par le temporisateur lors de son fonctionnement.

Voir aussi --all et --state= .

Ajouté dans la version 206.

is-active MOTIF ...

VĂ©rifier si une des unitĂ©s indiquĂ©es est active (c’est-Ă -dire en fonctionnement). Renvoi du code retour 0 si au moins une est active ou diffĂ©rent de zĂ©ro dans le cas contraire. À moins que --quiet ne soit indiquĂ©, l’état actuel de l’unitĂ© sera aussi affichĂ© sur la sortie standard.

is-failed [ MOTIF ...]

VĂ©rifier si l’une des unitĂ©s indiquĂ©es est en Ă©tat d’« échec ». Si aucune unitĂ© n’est indiquĂ©e, vĂ©rifier si des unitĂ©s sont en Ă©chec, ce qui correspond Ă  l’état « degraded » renvoyĂ© par is-system-running . Cela renvoie le code de retour 0 si au moins l’une est en Ă©chec, diffĂ©rent de zĂ©ro dans le cas contraire. À moins que --quiet ne soit indiquĂ©, l’état actuel de l’unitĂ© sera aussi affichĂ© sur la sortie standard.

Ajouté dans la version 197.

status [ MOTIF ...| PID ...]]

Afficher les informations d’état de fonctionnement du systĂšme entier ou d’une ou plusieurs unitĂ©s suivies des donnĂ©es de journalisation les plus rĂ©centes. Si aucun argument de position n’est indiquĂ© et qu’aucun filtre d’unitĂ© n’est donnĂ© avec --type= , --state= ou --failed , l’état de tout le systĂšme est affichĂ©. Si cette option est combinĂ©e avec --all , l’affichage est complĂ©tĂ© par l’état de toutes les unitĂ©s. Si des arguments de positionnement sont indiquĂ©s, chaque argument de position est traitĂ© comme un nom d’unitĂ© Ă  afficher, comme un motif gĂ©nĂ©raliste pour afficher les unitĂ©s dont le nom correspond Ă  ce motif, ou comme un PID pour afficher l’unitĂ© contenant ce PID. Lorsque --type= , --state= ou --failed sont utilisĂ©es, les unitĂ©s sont en plus filtrĂ©es selon l’état d’ACTIVE et de TYPE.

Cette fonction gĂ©nĂšre une sortie lisible pour un humain. Si vous cherchez une sortie analysable par un ordinateur, utilisez plutĂŽt show . Par dĂ©faut, cette fonction n’affiche que dix lignes de sortie et tronque les lignes pour qu’elles tiennent dans la fenĂȘtre du terminal. Ce comportement peut ĂȘtre changĂ© avec --lines et --full , voir ci-dessus. De plus, journalctl --unit= NOM ou journalctl --user-unit= NOM utilise un filtre similaire pour les messages et peut s’avĂ©rer plus pratique.

À noter que cette opĂ©ration n’affiche que l’état d’ exĂ©cution , c’est-Ă -dire les informations sur l’invocation actuelle de l’unitĂ© (si elle est en fonctionnement) ou l’invocation la plus rĂ©cente (si elle n’est plus en fonctionnement et encore en mĂ©moire). Les informations sur de prĂ©cĂ©dentes invocations, des invocations de dĂ©marrages antĂ©rieurs du systĂšme ou des invocations prĂ©cĂ©dentes qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© supprimĂ©es de la mĂ©moire peuvent ĂȘtre retrouvĂ©es avec journalctl --unit= .

systemd charge implicitement les unitĂ©s si nĂ©cessaire, donc exĂ©cuter simplement le status essaiera de charger un fichier. La commande n’est donc pas nĂ©cessaire pour dĂ©terminer si quelque chose a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© chargĂ© ou non. Les unitĂ©s seront probablement dĂ©chargĂ©es rapidement dĂšs que l’opĂ©ration sera terminĂ©e s’il n’y a aucune raison de les garder en mĂ©moire aprĂšs.

Exemple 1.  Exemple de sortie de systemctl status

$ systemctl status bluetooth
● bluetooth.service - Bluetooth service
Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/bluetooth.service; enabled; preset: enabled)
Active: active (running) since Wed 2017-01-04 13:54:04 EST; 1 weeks 0 days ago
Docs: man:bluetoothd(8)
Main PID: 930 (bluetoothd)
Status: "Running"
Tasks: 1
Memory: 648.0K
CPU: 435ms
CGroup: /system.slice/bluetooth.service
└─930 /usr/lib/bluetooth/bluetoothd

Jan 12 10:46:45 example.com bluetoothd[8900]: Not enough free handles to register service
Jan 12 10:46:45 example.com bluetoothd[8900]: Current Time Service could not be registered
Jan 12 10:46:45 example.com bluetoothd[8900]: gatt-time-server: Input/output error (5)

Le point (« ● ») utilise la couleur sur les terminaux qui la gĂšrent pour rĂ©sumer l’état de l’unitĂ© en un coup d’Ɠil. Outre sa couleur, sa forme varie suivant l’état : « inactive » ou « maintenance » est un cercle blanc (« ○ »), « active » est un point vert (« ● »), « deactivating » est un point blanc, « failed » ou « error » est une croix rouge (« × »), et « reloading » ou « refreshing » est une flĂšche circulaire verte dans le sens des aiguilles d’une montre (« ↻ »).

La ligne « Loaded » dans la sortie affichera « loaded » si l’unitĂ© a Ă©tĂ© chargĂ©e en mĂ©moire. D’autres valeurs possibles pour « Loaded » incluent : « error » s’il y a eu un problĂšme Ă  la charger, « not-found » si aucun fichier d’unitĂ© n’a Ă©tĂ© trouvĂ© pour cette unitĂ©, « bad-setting » si une dĂ©finition essentielle de fichier d’unitĂ© n’a pu ĂȘtre analysĂ© et « masked » si le fichier de l’unitĂ© a Ă©tĂ© masquĂ©. En mĂȘme temps qu’afficher le chemin du fichier de l’unitĂ©, cette ligne affichera aussi l’état d’activation. Les unitĂ©s activĂ©es sont incluses dans le rĂ©seau de dĂ©pendances entre les unitĂ©s et sont donc dĂ©marrĂ©es au dĂ©marrage ou Ă  travers d’autres formes d’activation. Consultez la table complĂšte des Ă©tats d’activation (incluant la dĂ©finition de « masked ») dans la documentation de la commande is-enabled .

La ligne « Active » affiche l’état actif. La valeur est habituellement « active » ou « inactive ». Active peut signifier dĂ©marrĂ©, liĂ©, branchĂ©, etc, selon le type d’unitĂ©. L’unitĂ© peut aussi ĂȘtre en cours de changement d’état, faisant rapport d’un Ă©tat « activating » (activation en cours) ou « deactivating » (dĂ©sactivation en cours). Un Ă©tat spĂ©cial « failed » est annoncĂ© lorsque le service est en Ă©chec d’une quelconque maniĂšre, telle qu’un plantage, une sortie avec un code d’erreur ou une temporisation dĂ©passĂ©e. Si l’état d’échec est annoncĂ©, la cause sera Ă©crite dans un journal pour rĂ©fĂ©rence ultĂ©rieure.

show [ MOTIF ...| JOB ...]

Afficher les propriĂ©tĂ©s d’une ou plusieurs unitĂ©s, jobs ou du gestionnaire lui-mĂȘme. Si aucun argument n’est indiquĂ©, les propriĂ©tĂ©s du gestionnaire seront affichĂ©es. Si un nom d’unitĂ© est indiquĂ©, les propriĂ©tĂ©s de l’unitĂ© seront affichĂ©es et si un ID de job est indiquĂ©, les propriĂ©tĂ©s du job seront affichĂ©es. Les propriĂ©tĂ©s vides sont enlevĂ©es par dĂ©faut. Utiliser --all pour les afficher aussi. Pour sĂ©lectionner des propriĂ©tĂ©s spĂ©cifiques Ă  afficher, utiliser --property= . Cette commande est prĂ©vue pour ĂȘtre utilisĂ©e chaque fois qu’une sortie analysable par un ordinateur est demandĂ©e. Utiliser status pour avoir une sortie formatĂ©e pour ĂȘtre humainement lisible.

De nombreuses propriĂ©tĂ©s affichĂ©es par systemctl show correspondent directement aux paramĂštres de configuration du gestionnaire du systĂšme et de services et de ses fichiers d’unitĂ©s. Notez que les propriĂ©tĂ©s affichĂ©es par la commande sont gĂ©nĂ©ralement plus des versions de bas niveau et normalisĂ©es de la configuration originelle et affichent l’état d’exĂ©cution en supplĂ©ment de la configuration. Par exemple, les propriĂ©tĂ©s affichĂ©es pour les unitĂ©s de service incluent l’identifiant du processus principal en cours connu comme « MainPID » (qui est l’état d’exĂ©cution), et les paramĂštres de temps sont toujours affichĂ©s en tant que propriĂ©tĂ©s se terminant avec le suffixe « ...USec » mĂȘme si les options de la configuration correspondantes finissent en « ...Sec », car la microseconde est l’unitĂ© de temps rĂ©glementaire utilisĂ©e en interne par le gestionnaire du systĂšme et de services.

Pour des dĂ©tails sur un grand nombre de ces propriĂ©tĂ©s, consulter la documentation de l’interface D-Bus prenant en charge ces propriĂ©tĂ©s, voir org.freedesktop.systemd1 (5).

cat MOTIF ...

Afficher les fichiers de sauvegarde d’une ou plusieurs unitĂ©s. Afficher le « fragment » et les « drop-ins » (fichiers source) des unitĂ©s. Chaque fichier est prĂ©cĂ©dĂ© d’un commentaire qui inclut le nom de fichier. Remarquez que cette commande montre le contenu de ces fichiers de sauvegarde sur le disque, qui peuvent ne pas correspondre Ă  la comprĂ©hension de ces unitĂ©s par le gestionnaire du systĂšme si des fichiers d’unitĂ© ont Ă©tĂ© mis Ă  jour sur le disque et que la commande daemon-reload n’a pas Ă©tĂ© lancĂ©e depuis.

Ajouté dans la version 206.

help MOTIF ...| PID ...

Afficher les pages de manuel pour une ou plusieurs unitĂ©s, si disponibles. Si un PID est donnĂ©, les pages de manuel de l’unitĂ© Ă  laquelle le processus appartient sont affichĂ©es.

Ajouté dans la version 185.

list-dependencies [ UNITÉ ...]

Afficher les unitĂ©s nĂ©cessaires et demandĂ©es par les unitĂ©s indiquĂ©es. Cette commande liste rĂ©cursivement les unitĂ©s qui suivent les dĂ©pendances Requires= , Requisite= , ConsistsOf= , Wants= , BindsTo= et Upholds= . Si aucune unitĂ© n’est spĂ©cifiĂ©e, default.target (la cible par dĂ©faut) est sous-entendu.

Les unitĂ©s qui sont affichĂ©es sont filtrĂ©es en plus par --type= et --state= si ces options sont spĂ©cifiĂ©es. Notez qu’il n’est pas possible d’utiliser une structure arborescente dans ce cas, aussi --plain est implicite.

Seules les cibles d’unitĂ© sont dĂ©veloppĂ©es rĂ©cursivement par dĂ©faut. Lorsque --all est passĂ©, toutes les autres unitĂ©s sont aussi dĂ©veloppĂ©es rĂ©cursivement.

Les options --reverse , --after et --before peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour changer les types de dĂ©pendance Ă  afficher.

À noter que cette commande ne liste que les unitĂ©s actuellement chargĂ©es en mĂ©moire par le gestionnaire de services. En particulier, cette commande n’est pas adaptĂ©e pour avoir une liste exhaustive des dĂ©pendances inverses (reverse dependencies) d’une unitĂ© indiquĂ©e, car cela ne listera pas les dĂ©pendances dĂ©clarĂ©es par les unitĂ©s non chargĂ©es actuellement.

Ajouté dans la version 198.

start MOTIF ...

Démarrer (activer) une ou plus unités indiquées sur la ligne de commande.

À noter que les motifs avec mĂ©tacaractĂšres (glob) d’unitĂ© dĂ©veloppent les noms des unitĂ©s actuellement en mĂ©moire. Les unitĂ©s qui ne sont pas actives et qui ne sont pas en Ă©chec ne sont gĂ©nĂ©ralement pas en mĂ©moire, et ne seront pas mappĂ©es avec un quelconque motif. De plus, dans le cas d’unitĂ©s instanciĂ©es, systemd est souvent ignorant du nom d’instance tant que l’instance n’a pas dĂ©marrĂ©. Par consĂ©quent, utiliser des motifs gĂ©nĂ©riques avec start a une utilitĂ© limitĂ©e. Également, les noms secondaires d’alias d’unitĂ© ne sont pas pris en considĂ©ration.

L’option --all peut aussi ĂȘtre utilisĂ©e pour agir sur les unitĂ©s inactives qui sont rĂ©fĂ©rencĂ©es par d’autres unitĂ©s chargĂ©es. Notez que cela n’est pas la mĂȘme chose que d’agir sur « toutes » les unitĂ©s possibles, car comme dĂ©crit dans le paragraphe prĂ©cĂ©dent, une telle liste est mal dĂ©finie. Cependant, systemctl start --all GLOB peut ĂȘtre utile si toutes les unitĂ©s qui doivent correspondre au motif sont utilisĂ©es par une cible quelconque connue pour ĂȘtre chargĂ©e.

stop MOTIF ...

Stopper (désactiver) une ou plusieurs unités indiquées sur la ligne de commande.

Cette commande Ă©chouera si l’unitĂ© n’existe pas ou si l’arrĂȘt de l’unitĂ© est interdit (voir RefuseManualStop= dans systemd.unit (5)). Cette commande n’échouera pas si l’une des commandes configurĂ©es pour stopper l’unitĂ© ( ExecStop= , etc.) est en Ă©chec, car le gestionnaire continuera Ă  forcer l’arrĂȘt de l’unitĂ©.

Si une unitĂ© qui a Ă©tĂ© stoppĂ©e peut encore ĂȘtre dĂ©clenchĂ©e par d’autres unitĂ©s, un avertissement contenant les noms des unitĂ©s dĂ©clencheurs est affichĂ©. --no-warn peut ĂȘtre utilisĂ© pour supprimer cet avertissement.

reload MOTIF ...

Demander Ă  toutes les unitĂ©s listĂ©es sur la ligne de commande de recharger leur configuration. Veuillez noter que cette commande rechargera la configuration spĂ©cifique au service, pas le fichier de configuration d’unitĂ© de systemd. Si vous voulez que systemd recharge le fichier de configuration d’une unitĂ©, utilisez la commande daemon-reload . En d’autres termes, dans l’exemple d’Apache, cette commande rechargera httpd.conf d’Apache dans le serveur web et non le fichier d’unitĂ© de systemd apache.service.

Cette commande ne doit pas ĂȘtre confondue avec la commande daemon-reload .

restart MOTIF ...

Stopper puis démarrer une ou plusieurs unités indiquées sur la ligne de commande. Si les unités ne sont pas déjà en fonctionnement, elles seront démarrées.

Remarquez que le redĂ©marrage d’une unitĂ© avec cette commande ne supprimera pas forcĂ©ment toutes les ressources de l’unitĂ© avant qu’elle ne soit dĂ©marrĂ©e Ă  nouveau. Par exemple, la fonction de stockage de descripteur de fichier par service (voir FileDescriptorStoreMax= dans systemd.service (5)) restera intacte aussi longtemps que l’unitĂ© aura une tĂąche en attente, et ne sera nettoyĂ©e que lorsque l’unitĂ© sera pleinement stoppĂ©e et qu’aucune tĂąche ne sera encore en attente. Si l’intention est de vider aussi le stockage du descripteur de fichier lors d’une opĂ©ration de redĂ©marrage, une commande explicite systemctl stop suivie de systemctl start doit ĂȘtre lancĂ©e.

try-restart MOTIF ...

Stopper puis dĂ©marrer une ou plusieurs unitĂ©s indiquĂ©es sur la ligne de commande si les unitĂ©s sont en fonctionnement. Cette commande n’a aucun effet si les unitĂ©s ne sont pas en fonctionnement.

reload-or-restart MOTIF ...

Recharger une ou plusieurs unités si elles prennent en charge cette fonctionnalité. Sinon, les stopper et les démarrer. Si les unités ne sont pas déjà en fonctionnement, elles seront démarrées.

Catte fonctionnalité est légÚrement différente quand elle est utilisée en combinaison avec --marked , voir ci-dessous.

try-reload-or-restart MOTIF ...

Recharger une ou plusieurs unitĂ©s si elles prennent en charge cette fonctionnalitĂ©. Sinon, les stopper puis les dĂ©marrer. Cette commande n’a aucun effet si les unitĂ©s ne sont pas en fonctionnement.

Ajouté dans la version 229.

isolate UNITÉ

DĂ©marrer l’unitĂ© indiquĂ©e sur la ligne de commande et ses dĂ©pendances et stopper toutes les autres, Ă  moins qu’elles aient IgnoreOnIsolate=yes (voir systemd.unit (5)). Si un nom d’unitĂ© sans extension est donnĂ©, une extension de forme « .target » sera prĂ©sumĂ©e.

Cette commande est dangereuse, car elle arrĂȘtera immĂ©diatement les processus qui ne sont pas activĂ©s dans la nouvelle cible, incluant possiblement l’environnement graphique ou le terminal en cours d’utilisation.

À noter que cette opĂ©ration n’est permise que sur les unitĂ©s oĂč AllowIsolate= est activĂ©. Voir systemd.unit (5) pour les dĂ©tails.

kill MOTIF ...

Envoyer un signal Ă  un ou plusieurs processus de l’unitĂ©. Utiliser --kill-whom= pour sĂ©lectionner le processus Ă  tuer. Utiliser --signal= pour sĂ©lectionner le signal Ă  envoyer. À employer avec --kill-value= pour mettre en file d’attente un signal POSIX en temps rĂ©el (POSIX Realtime Signal) avec une valeur associĂ©e.

clean MOTIF ...

Enlever la configuration, l’état, le cache, les journaux ou les donnĂ©es d’exĂ©cution des unitĂ©s indiquĂ©es. Utiliser --what= pour sĂ©lectionner quelle sorte de ressource Ă  enlever. Pour les unitĂ©s de service, cette commande peut ĂȘtre utilisĂ©e pour enlever les rĂ©pertoires configurĂ©s avec ConfigurationDirectory= , StateDirectory= , CacheDirectory= , LogsDirectory= et RuntimeDirectory= , voir systemd.exec (5) pour les dĂ©tails. Cette commande peut aussi ĂȘtre utilisĂ©e pour vider le magasin de descripteurs de fichier comme activĂ© avec FileDescriptorStoreMax= , consulter systemd.service (5) pour des dĂ©tails supplĂ©mentaires. Cette commande peut ĂȘtre utilisĂ©e pour les unitĂ©s de temporisateur pour vider les donnĂ©es d’horodatage persistantes si Persistent= est utilisĂ© et --what=state est sĂ©lectionnĂ©, voir systemd.timer (5). Cette commande s’applique uniquement sur les unitĂ©s qui utilisent l’une de ces dĂ©finitions. Si --what= n’est pas indiquĂ©, les donnĂ©es de cache et d’exĂ©cution ainsi que le magasin de descripteurs de fichier sont enlevĂ©s (vu que ces trois types de donnĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement redondants et reproductibles lors de la prochaine invocation de l’unitĂ©). Notez que les unitĂ©s indiquĂ©es doivent ĂȘtre stoppĂ©es pour invoquer cette opĂ©ration.

Table 2.  Valeurs possibles pour --what=

Image grohtml-3907821-2.png

Ajouté dans la version 243.

freeze MOTIF ...

Geler une ou plusieurs unités indiquées sur la ligne de commande en utilisant le freezer (figeage) de cgroup

Le gel de l’unitĂ© entraĂźnera la suspension de tous les processus contenus dans le cgroup correspondant Ă  cette unitĂ©. La suspension signifie que tous les processus de l’unitĂ© ne seront pas programmĂ©s pour fonctionner sur le CPU jusqu’au dĂ©gel. Notez que cette commande n’est prise en charge que sur les systĂšmes qui utilisent une hiĂ©rarchie cgroup unifiĂ©e. L’unitĂ© est automatiquement dĂ©gelĂ©e avant qu’une tĂąche ne soit exĂ©cutĂ©e par l’unitĂ©, par exemple avant que l’unitĂ© soit stoppĂ©e.

Ajouté dans la version 246.

thaw MOTIF ...

« Dégeler » une ou plusieurs unités indiquées sur la ligne de commande.

Il s’agit de l’opĂ©ration inverse de la commande freeze et reprend l’exĂ©cution des processus dans le cgroup de l’unitĂ©.

Ajouté dans la version 246.

set-property UNITÉ PROPRIÉTÉ = VALEUR ...

DĂ©finir les propriĂ©tĂ©s de l’unitĂ© indiquĂ©e lors de l’exĂ©cution lorsque cela est pris en charge. Cette commande permet le changement des propriĂ©tĂ©s de paramĂštre de configuration telles que les dĂ©finitions du contrĂŽle de ressources lors de l’exĂ©cution. Toutes les propriĂ©tĂ©s ne peuvent ĂȘtre changĂ©es lors de l’exĂ©cution, mais de nombreuses dĂ©finitions de contrĂŽle de ressources (principalement celles dans systemd.resource-control (5)) le peuvent. Ces changements sont appliquĂ©s immĂ©diatement et stockĂ©s sur le disque pour les futurs redĂ©marrages, Ă  moins que --runtime ne soit passĂ©, auquel cas les dĂ©finitions ne s’appliqueront que jusqu’au prochain redĂ©marrage. La syntaxe d’affectation des propriĂ©tĂ©s suit de prĂšs la syntaxe des affectations dans les fichiers d’unitĂ©.

Exemple : systemctl set-property trucmachin.service CPUWeight=200

Si l’unitĂ© indiquĂ©e se rĂ©vĂšle inactive, les changements seront seulement stockĂ©s sur le disque comme dĂ©crit prĂ©cĂ©demment et seront ainsi effectifs lorsque l’unitĂ© sera dĂ©marrĂ©e.

Remarquez que cette commande permet de changer plusieurs propriĂ©tĂ©s au mĂȘme moment, ce qui est prĂ©fĂ©rable Ă  les dĂ©finir sĂ©parĂ©ment.

Exemple : systemctl set-property trucmachin.service CPUWeight=200 MemoryMax=2G IPAccounting=yes

Comme avec les dĂ©finitions de configuration de fichier d’unitĂ©, assigner une dĂ©finition vide rĂ©initialise la propriĂ©tĂ© Ă  sa valeur par dĂ©faut.

Exemple : systemctl set-property avahi-daemon.service IPAddressDeny=

Ajouté dans la version 206.

bind UNITÉ CHEMIN [ CHEMIN ]

Montage bind d’un fichier ou d’un rĂ©pertoire Ă  partir de l’hĂŽte dans l’espace de noms montage de l’unitĂ© indiquĂ©e. Le premier argument de chemin est le fichier source ou le rĂ©pertoire de l’hĂŽte, le second argument noms montage de le fichier de destination ou le rĂ©pertoire dans l’espace de noms montage de l’unitĂ©. Lorsque ce dernier est omis, le chemin de destination dans l’espace de noms montage de l’unitĂ© est le mĂȘme que le chemin de source sur l’hĂŽte. Lorsque combinĂ© avec le commutateur --read-only , un montage bind en lecture seule est créé. Lorsque combinĂ© avec le commutateur --mkdir , le chemin de destination est créé avant que le montage ne soit appliquĂ©.

À noter que cette option n’est actuellement prise en charge que pour les unitĂ©s qui fonctionnent Ă  l’intĂ©rieur d’un espace de noms montage (par exemple avec RootImage= , PrivateMounts= , etc.). Cette commande prend en charge le montage bind de rĂ©pertoires, de fichiers normaux, des nƓuds de pĂ©riphĂ©riques, des nƓuds de socket AF_UNIX ainsi que des FIFO. Le montage bind est Ă©phĂ©mĂšre et est dĂ©fait dĂšs que le processus actuel de l’unitĂ© existe. Notez que l’espace de noms mentionnĂ© ici, oĂč le montage bind sera ajoutĂ©, est celui oĂč fonctionne le principal processus du service. Les autres processus (ceux exĂ©cutĂ©s par ExecReload= , ExecStartPre= , etc.) fonctionnent dans des espaces de noms distincts.

Si cela est pris en charge par le noyau, tout montage antĂ©rieur sur la cible sĂ©lectionnĂ©e sera remplacĂ© par le nouveau montage. Si cela n’est pas pris en charge, tout montage antĂ©rieur sera surmontĂ©, mais restera Ă©pinglĂ© et inaccessible.

Ajouté dans la version 248.

mount-image UNITÉ IMAGE [ CHEMIN [ NOM_PARTITION : OPTIONS_MONTAGE ]]

Monter une image depuis l’hĂŽte dans l’espace de noms montage de l’unitĂ© indiquĂ©. Le premier argument chemin est l’image source de l’hĂŽte, le second argument chemin est le rĂ©pertoire de destination dans l’espace de noms montage de l’unitĂ© (c’est-Ă -dire dans RootImage= / RootDirectory= ). L’argument suivant, s’il y en a un, est interprĂ©tĂ© comme un tuple de noms de partition sĂ©parĂ©s par des deux-points et une liste d’options sĂ©parĂ©es par des virgules pour cette partition. Le format est le mĂȘme que la dĂ©finition du service MountImages= . Lorsque combinĂ© avec le commutateur --read-only , un montage en lecture seule est créé. Lorsque combinĂ© avec le commutateur --switch , le chemin de destination est d’abord créé avant que le montage ne soit appliquĂ©.

Remarque : cette option n’est actuellement prise en charge que pour les unitĂ©s qui fonctionnent dans un espace de noms montage (c’est-Ă -dire avec RootImage= , PrivateMounts= , etc.). Notez que l’espace de noms mentionnĂ© ici, lĂ  oĂč l’image montĂ©e sera ajoutĂ©e, est celui oĂč le processus principal du service fonctionne. Notez que l’espace de noms mentionnĂ© ici, oĂč le montage bind sera ajoutĂ©, est celui oĂč le processus du service principal fonctionne. Les autres processus (ceux exĂ©cutĂ©s par ExecReload= , ExecStartPre= , etc.) fonctionnent dans des espaces de noms distincts.

Si cela est pris en charge par le noyau, tout montage antĂ©rieur sur la cible sĂ©lectionnĂ©e sera remplacĂ© par le nouveau montage. Si cela n’est pas pris en charge, tout montage antĂ©rieur sera surmontĂ©, mais restera Ă©pinglĂ© et inaccessible.

Exemple :

systemctl mount-image truc.service /tmp/img.raw /var/lib/image root:ro,nosuid

systemctl mount-image --mkdir bar.service /tmp/img.raw /var/lib/baz/img

Ajouté dans la version 248.

service-log-level SERVICE [ NIVEAU ]

Si l’argument NIVEAU n’est pas indiquĂ©, afficher le niveau de journalisation actuel tel qu’indiquĂ© par le service SERVICE .

Si l’argument optionnel NIVEAU est fourni, cette commande change le niveau de journalisation actuel du service Ă  NIVEAU . Le niveau de journalisation doit ĂȘtre un niveau typique de journalisation syslog, c’est-Ă -dire une valeur entre 0 et 7 ou l’une des chaĂźnes emerg , alert , crit , err , warning , notice , info ou debug ; voir syslog (3) pour les dĂ©tails.

Le service doit avoir la propriĂ©tĂ© NomBus=destination appropriĂ©e et implĂ©menter aussi l’interface gĂ©nĂ©rique org.freedesktop.LogControl1 (5). ( systemctl utilisera le protocole D-Bus gĂ©nĂ©rique pour accĂ©der Ă  l’interface org.freedesktop.LogControl1.LogLevel pour le nom D-Bus destination .)

Ajouté dans la version 247.

service-log-target SERVICE [ CIBLE ]

Si l’argument CIBLE n’est pas prĂ©sent, afficher la cible de journal actuelle comme indiquĂ© par le service SERVICE .

Si l’argument optionnel CIBLE est fourni, changer la cible de journal actuelle du service Ă  CIBLE . La cible de journal doit ĂȘtre une des chaĂźnes console (pour une sortie de la journalisation sur le flux d’erreur standard du service), kmsg (pour une journalisation dirigĂ©e sur le tampon de journal du noyau), journal (pour une sortie de journalisation vers systemd-journal-service (8) en utilisant le protocole natif de journal), syslog (pour une sortie vers l’habituel socket syslog /dev/log), null (pour aucune sortie de journalisation quoi qu’il se passe) ou auto (pour un choix dĂ©terminĂ© automatiquement, en gĂ©nĂ©ral Ă©quivalent Ă  console si le service est appelĂ© interactivement, et journal ou syslog dans le cas contraire).

Pour la plupart des services, seul un sous-ensemble de cibles de journal a du sens. En particulier, la plupart des services « normaux » devraient seulement implĂ©menter console , journal et null . Tout le reste n’est appropriĂ© que pour les services bas niveau qui sont actifs au tout dĂ©but de l’amorçage avant que la journalisation appropriĂ©e ne soit Ă©tablie.

Le service doit avoir la propriĂ©tĂ© NomBus=destination appropriĂ©e et implĂ©menter aussi l’interface gĂ©nĂ©rique org.freedesktop.LogControl1 (5). ( systemctl utilisera le protocole D-Bus gĂ©nĂ©rique pour accĂ©der Ă  l’interface org.freedesktop.LogControl1.LogLevel pour le nom D-Bus destination .)

Ajouté dans la version 247.

reset-failed [ MOTIF ...]

RĂ©initialiser l’état « failed » des unitĂ©s indiquĂ©es, ou si aucun nom n’est indiquĂ©, rĂ©initialiser l’état de toutes les unitĂ©s. Lorsqu’une unitĂ© Ă©choue de quelque maniĂšre (c’est-Ă -dire le processus finit avec un code d’erreur diffĂ©rent de zĂ©ro, terminant anormalement ou dĂ©passant le dĂ©lai), elle entrera dans un Ă©tat « failed » et son code de retour et son Ă©tat seront enregistrĂ©s pour introspection par l’administrateur jusqu’à ce que le service soit stoppĂ© et redĂ©marrĂ© ou rĂ©initialisĂ© avec cette commande.

En supplĂ©ment de la rĂ©initialisation de l’état « failed » d’une unitĂ©, il rĂ©initialise diverses propriĂ©tĂ©s par unité : le compteur de dĂ©part de limite de taux de tous les types d’unitĂ© est rĂ©initialisĂ© Ă  zĂ©ro, comme l’est le compteur de redĂ©marrage des unitĂ©s de service. Donc, si une limite de dĂ©marrage d’une unitĂ© (comme configurĂ© avec StartLimitIntervalSec= / StartLimitBurst= ) est atteinte et que l’unitĂ© refuse de dĂ©marrer Ă  nouveau, utiliser cette commande pour la rendre prĂȘte Ă  dĂ©marrer Ă  nouveau.

whoami [ PID ...]

Renvoie les unitĂ©s auxquelles appartiennent les processus rĂ©fĂ©rencĂ©s par leurs PID (une par ligne). Si aucun PID n’est spĂ©cifiĂ©, renvoie l’unitĂ© dans laquelle est invoquĂ©e la commande systemctl .

Ajouté dans la version 254.

Commandes du fichier d’unitĂ©

list-unit-files [ MOTIF... ]

Lister les fichiers d’unitĂ© installĂ©s sur le systĂšme, en combinaison avec leur Ă©tat d’activation (comme indiquĂ© par is-enabled ). Si un ou plusieurs MOTIF sont spĂ©cifiĂ©s, seuls les fichiers d’unitĂ© dont les noms correspondent sont affichĂ©s (les motifs correspondant aux chemins d’unitĂ© du systĂšme de fichiers ne sont pas pris en charge).

Contrairement à list-units , cette commande permet de lister les unités modÚles en plus des unités explicitement instanciées.

Ajouté dans la version 233.

enable UNITÉ ... , enable CHEMIN ...

Activer une ou plusieurs unitĂ©s ou instances d’unitĂ©. Cette commande crĂ©e un ensemble de liens symboliques, comme encodĂ©s dans les sections [Install] des fichiers d’unitĂ© indiquĂ©s. AprĂšs la crĂ©ation des liens symboliques, la configuration du gestionnaire systĂšme est rechargĂ©e (d’une façon Ă©quivalente Ă  daemon-reload ), de maniĂšre Ă  s’assurer que les changements soient pris en compte immĂ©diatement. Remarquez que cette commande n’a pas pour effet de dĂ©marrer aussi les unitĂ©s qui ont Ă©tĂ© activĂ©es. Si c’est le but recherchĂ©, combiner cette commande avec --now ou invoquer start avec les arguments appropriĂ©s plus tard. Remarquez que dans le cas d’activation d’instance d’unitĂ© (c’est-Ă -dire activation d’unitĂ©s sous forme truc@machin.service), les liens symboliques de mĂȘme nom que les instances sont créés dans le rĂ©pertoire de configuration de l’unité ; cependant ils pointent sur le seul fichier d’unitĂ© modĂšle Ă  partir duquel ils sont instanciĂ©s.

Cette commande attend soit des noms d’unitĂ© valables (auquel cas divers rĂ©pertoires de fichiers d’unitĂ© sont automatiquement cherchĂ©s pour les fichiers d’unitĂ© avec le nom appropriĂ©), soit des chemins absolus de fichiers d’unitĂ© (auquel cas ils sont lus directement). Si un fichier d’unitĂ© est situĂ© en dehors des rĂ©pertoires habituels de fichier d’unitĂ©, un lien symbolique est créé, le reliant au chemin de configuration de l’unitĂ©, pour s’assurer qu’il soit trouvĂ© lorsque demandĂ© par une commande telle que start . Le systĂšme de fichiers oĂč les fichiers d’unitĂ© liĂ©s sont situĂ©s doit ĂȘtre accessible lors du dĂ©marrage de systemd (par exemple, tout ce qui est en dessous de /home ou /var n’est pas autorisĂ©, Ă  moins que ces rĂ©pertoires soient situĂ©s dans le systĂšme de fichiers racine).

Cette commande affiche les opĂ©rations du systĂšme de fichiers exĂ©cutĂ©es. Cette sortie peut ĂȘtre supprimĂ©e en passant --quiet .

Remarque : cette opĂ©ration ne crĂ©e que les liens symboliques suggĂ©rĂ©s dans la section [Install] des fichiers d’unitĂ©. Bien que cette commande soit la maniĂšre recommandĂ©e pour manipuler le rĂ©pertoire de configuration d’unitĂ©, l’administrateur est libre de faire des changements supplĂ©mentaires en plaçant ou supprimant des liens symboliques sous ce rĂ©pertoire. Cela est particuliĂšrement utile pour crĂ©er des configurations qui diffĂšrent de l’installation suggĂ©rĂ©e par dĂ©faut. Dans ce cas, l’administrateur doit s’assurer d’invoquer daemon-reload manuellement si nĂ©cessaire, pour s’assurer que les changements soient pris en compte.

Lorsqu’on utilise cette opĂ©ration sur des unitĂ©s qui n’ont pas d’informations d’installation, un avertissement est affichĂ©. --no-warn peut ĂȘtre utilisĂ© pour supprimer cet avertissement.

L’activation d’unitĂ© ne doit pas ĂȘtre confondue avec le dĂ©marrage d’unitĂ© (mise en service) dĂ©clenchĂ© par la commande start . L’activation et le dĂ©marrage d’unitĂ© sont indĂ©pendants : les unitĂ©s peuvent ĂȘtre activĂ©es sans ĂȘtre dĂ©marrĂ©es et dĂ©marrĂ©es sans ĂȘtre activĂ©es. L’activation permet simplement d’accrocher l’unitĂ© Ă  divers emplacements suggĂ©rĂ©s (par exemple, que l’unitĂ© soit automatiquement dĂ©marrĂ©e Ă  l’amorçage ou lorsqu’un type particulier de matĂ©riel est branchĂ©). Le dĂ©marrage entraĂźne rĂ©ellement l’apparition du processus dĂ©mon (pour les unitĂ©s de service) ou lie le socket (pour les unitĂ©s de socket), etc.

Selon que --system , --user , --runtime ou --global est indiquĂ©, cette commande active l’unitĂ© pour le systĂšme, seulement pour utilisateur appelant, seulement pour cet amorçage du systĂšme ou pour toutes les connexions futures de tous les utilisateurs. Notez que dans ce dernier cas, aucune configuration du dĂ©mon systemd n’est rechargĂ©e.

L’utilisation de enable sur des unitĂ©s masquĂ©es n’est pas prise en charge et provoque une erreur.

disable UNITÉ ...

DĂ©sactivation d’une ou plusieurs unitĂ©s. Cette commande supprime tous les liens symboliques vers les fichiers d’unitĂ© soutenant les unitĂ©s spĂ©cifiĂ©es dans le rĂ©pertoire de configuration d’unitĂ©, et annule donc toute modification apportĂ©e par enable ou link . Notez que cela supprime tous les liens symboliques vers des fichiers d’unitĂ© correspondants, incluant les liens symboliques créés manuellement et pas seulement ceux créés rĂ©ellement par enable ou link . Remarquez que mĂȘme si disable annule les effets de enable , les deux commandes ne sont pas symĂ©triques pour autant, car disable peut supprimer davantage de liens symboliques qu’une invocation prĂ©cĂ©dente de enable n’en a créé sur la mĂȘme unitĂ©.

Cette commande attend seulement des noms d’unitĂ© valables, elle n’accepte pas de chemins de fichier d’unitĂ©.

En supplĂ©ment des unitĂ©s indiquĂ©es en arguments, sont aussi dĂ©sactivĂ©es toutes les unitĂ©s qui sont listĂ©es dans le rĂ©glage Also= contenu dans la section [Install] des fichiers d’unitĂ© sur lesquels on opĂšre.

Cette commande recharge implicitement la configuration du gestionnaire systĂšme aprĂšs avoir achevĂ© l’opĂ©ration. Notez que cette commande ne stoppe pas implicitement les unitĂ©s qui ont Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ©es. Si c’est ce que l’on souhaite, combiner cette commande avec le commutateur --now ou invoquer la commande stop avec les arguments appropriĂ©s plus tard.

Cette commande affiche des informations sur les opĂ©rations sur le systĂšme de fichiers (suppression des liens symboliques) exĂ©cutĂ©es. Cette sortie peut ĂȘtre supprimĂ©e en passant --quiet .

Si une unitĂ© est dĂ©sactivĂ©e mais que ses unitĂ©s dĂ©clencheurs sont toujours actives, un avertissement contenant les noms des unitĂ©s dĂ©clencheur est affichĂ©. --no-warn peut ĂȘtre utilisĂ© pour supprimer cet avertissement.

Lorsque cette commande est utilisĂ©e avec --user , les unitĂ©s en cours d’exploitation peuvent encore ĂȘtre activĂ©es pour une portĂ©e globale, et se lancent donc automatiquement mĂȘme aprĂšs une dĂ©sactivation rĂ©ussie dans le champ d’application de l’utilisateur. Un avertissement Ă  ce propos est alors affichĂ©, qui peut ĂȘtre supprimĂ© en utilisant --no-warn .

Cette commande tient compte de --system , --user , --runtime , --global et --no-warn d’une maniùre similaire à enable .

Ajouté dans la version 238.

reenable UNITÉ ...

RĂ©activer une ou plusieurs unitĂ©s, comme indiquĂ© sur la ligne de commande. C’est une combinaison de disable et enable et permet de rĂ©initialiser les liens symboliques d’une unitĂ© activĂ©e aux paramĂštres par dĂ©faut configurĂ©s dans sa section [Install]. Cette commande attend un nom d’unitĂ© uniquement, elle n’accepte pas les chemins de fichier d’unitĂ©.

Cette commande recharge implicitement la configuration du gestionnaire systĂšme aprĂšs avoir achevĂ© l’opĂ©ration. Notez que cette commande ne stoppe pas implicitement les unitĂ©s qui ont Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ©es. Si c’est ce que l’on souhaite, combiner cette commande avec le commutateur --now ou invoquer la commande try-restart avec les arguments appropriĂ©s plus tard.

Ajouté dans la version 238.

preset UNITÉ ...

RĂ©initialiser l’état activĂ©/dĂ©sactivĂ© d’un ou plusieurs fichiers d’unitĂ© spĂ©cifiĂ©s sur la ligne de commande aux valeurs par dĂ©faut configurĂ©es dans les fichiers de politique prĂ©dĂ©finis. Cette commande a le mĂȘme effet que disable ou enable , suivant la maniĂšre dont l’unitĂ© est listĂ©e dans les fichiers prĂ©dĂ©finis.

Utiliser --preset-mode= pour contrĂŽler si les unitĂ©s doivent ĂȘtre activĂ©es puis dĂ©sactivĂ©es, ou seulement activĂ©es, ou seulement dĂ©sactivĂ©es.

Si l’unitĂ© n’intĂšgre pas d’informations d’installation, elle sera ignorĂ©e silencieusement par cette commande. UNITÉ doit ĂȘtre le vrai nom de l’unitĂ©, tout nom d’alias sera ignorĂ© silencieusement.

Pour davantage d’informations sur le format de politique prĂ©dĂ©fini, consulter systemd.preset (5).

Ajouté dans la version 238.

preset-all

RĂ©initialiser tous les fichiers d’unitĂ© installĂ©s aux valeurs par dĂ©faut configurĂ©es dans le fichier de politique prĂ©dĂ©fini (voir ci-dessus).

Utiliser --preset-mode= pour contrĂŽler si les unitĂ©s doivent ĂȘtre activĂ©es puis dĂ©sactivĂ©es, ou seulement activĂ©es, ou seulement dĂ©sactivĂ©es.

Ajouté dans la version 215.

is-enabled UNITÉ ...

VĂ©rifier si l’un des fichiers indiquĂ©s est activĂ© (comme avec enable ). Un code de retour de 0 est renvoyĂ© si au moins un fichier est activĂ©, ou diffĂ©rent de zĂ©ro dans le cas contraire. Afficher l’état actuel d’activation (voir table). Pour supprimer cette sortie utiliser --quiet . Pour montrer les cibles d’installation utiliser --full .

Table 3.  Sortie is-enabled

Image grohtml-3907821-3.png

Ajouté dans la version 238.

mask UNITÉ ...

Masquer une ou plusieurs unitĂ©s spĂ©cifiĂ©es sur la ligne de commande. Cette commande lie les fichiers d’unitĂ© Ă  /dev/null, les rendant impossibles Ă  dĂ©marrer. C’est une version plus forte de disable , puisqu’elle prohibe toute sorte de mise en service de l’unitĂ©, y compris l’activation et le dĂ©marrage manuel. À utiliser avec prudence. Cela permet Ă  l’option --runtime de masquer temporairement jusqu’au prochain redĂ©marrage du systĂšme. L’option --now peut ĂȘtre utilisĂ©e pour s’assurer que les unitĂ©s soient aussi stoppĂ©es. Cette commande attend uniquement des noms valables d’unitĂ© et n’accepte pas de chemins de fichier d’unitĂ©.

Notez que cette commande crĂ©era un lien symbolique sous le nom de l’unitĂ© dans /etc/systemd/system/ (au cas oĂč --runtime n’est pas indiquĂ©) ou /run/systemd/system/ (dans le cas oĂč --runtime est spĂ©cifiĂ©). Si un fichier d’unitĂ© correspondant existe dĂ©jĂ  sous ces rĂ©pertoires, l’opĂ©ration Ă©chouera. Cela signifie que l’opĂ©ration est d’abord utile pour masquer les unitĂ©s livrĂ©es par le fournisseur (comme celles fournies dans /usr/lib/systemd/system/ et non dans les deux rĂ©pertoires susmentionnĂ©s), mais typiquement, cela ne fonctionne pas pour les unitĂ©s créées localement (et celles qui sont prĂ©cisĂ©ment placĂ©es dans les deux rĂ©pertoires susmentionnĂ©s). Des restrictions similaires s’appliquent dans le mode --user , auquel cas les rĂ©pertoires sont de toute maniĂšre sous le rĂ©pertoire personnel (home) de l’utilisateur.

Si une unitĂ© a Ă©tĂ© masquĂ©e mais que ses unitĂ©s dĂ©clencheur sont toujours actives, un avertissement contenant les noms des unitĂ©s dĂ©clencheur est affichĂ©. --no-warn peut ĂȘtre utilisĂ© pour supprimer cet avertissement.

Ajouté dans la version 238.

unmask UNITÉ ...

DĂ©masquer un ou plusieurs fichiers d’unitĂ© spĂ©cifiĂ©s sur la ligne de commande. Cette commande annule l’effet de mask . Cette commande attend uniquement des noms d’unitĂ© valables et n’acceptera pas des chemins de fichier d’unitĂ©.

Ajouté dans la version 238.

link CHEMIN ...

Lier un fichier d’unitĂ© qui n’est pas dans le chemin de recherche de fichier d’unitĂ© au chemin de recherche de fichiers d’unitĂ©. Cette commande attend un chemin absolu vers un fichier d’unitĂ©. L’effet de cette commande peut ĂȘtre annulĂ© avec disable . Cette commande a pour effet de rendre disponible le fichier d’unitĂ© pour des commandes telles que start , mĂȘme s’il n’est pas installĂ© directement dans le chemin de recherche d’unitĂ©. Le systĂšme de fichiers oĂč sont situĂ©s les fichiers d’unitĂ© liĂ©s doit ĂȘtre accessible au dĂ©marrage de systemd (par exemple, tout ce qui est sous /home ou /var n’est pas autorisĂ©, Ă  moins que ces rĂ©pertoires soient situĂ©s sur le systĂšme de fichiers racine).

Ajouté dans la version 233.

revert UNITÉ ...

RĂ©tablir un ou plusieurs fichiers d’unitĂ© Ă  leur version d’usine. Cette commande supprime les fichiers de configuration de substitution qui modifient les unitĂ©s indiquĂ©es, ainsi que tout fichier d’unitĂ© configurĂ© par l’utilisateur qui Ă©crase le fichier d’unitĂ© correspondant du fournisseur. SpĂ©cifiquement, pour une unitĂ© « machin.service » les rĂ©pertoires « machin.service.d/ » correspondants sont supprimĂ©s avec tous les fichiers qu’ils contiennent, Ă  la fois sous les rĂ©pertoires de configuration d’exĂ©cution et persistante (c’est-Ă -dire sous /etc/systemd/system et /run/systemd/system) ; si le fichier d’unitĂ© a une version du fournisseur (c’est-Ă -dire un fichier d’unitĂ© situĂ© sous /usr/) tous les fichiers d’unitĂ© d’exĂ©cution ou persistants qui correspondent et qui l’écrasent sont aussi supprimĂ©s. Notez que si un fichier d’unitĂ© n’a pas de version du fournisseur (c’est-Ă -dire est seulement dĂ©fini sous /etc/systemd/system ou /run/systemd/system, mais pas dans un fichier d’unitĂ© stockĂ© sous /usr/), il n’est pas supprimĂ©. Aussi, si une unitĂ© est masquĂ©e, elle est dĂ©masquĂ©e.

Effectivement, cette commande peut ĂȘtre utilisĂ©e pour annuler tous les changements effectuĂ©s avec systemctl edit , systemctl set-property et systemctl mask et remet en place le fichier d’unitĂ© d’origine avec ses rĂ©glages.

Ajouté dans la version 198.

add-wants CIBLE UNITÉ ... , add-requires CIBLE UNITÉ ...

Ajouter respectivement les dépendances « Wants= » ou « Requires= » à la CIBLE indiquée pour une ou plusieurs unités.

Cette commande prend en compte --system , --user , --runtime et --global de maniĂšre similaire Ă  enable .

Ajouté dans la version 217.

edit UNITÉ ...

Éditer ou remplacer un fragment de drop-in ou le fichier principal de l’unitĂ© pour Ă©tendre ou outrepasser la dĂ©finition de l’unitĂ© indiquĂ©e.

Selon que --system (par dĂ©faut), --user ou --global est indiquĂ©, cette commande opĂšrera sur les fichiers unitĂ© systĂšme, les fichiers d’unitĂ© de l’utilisateur appellant ou les fichiers d’unitĂ© partagĂ©s par tous les utilisateurs.

L’éditeur (voir la section « Environnement » ci-dessous) est invoquĂ© dans de fichiers temporaires qui seront Ă©crit Ă  l’emplacement rĂ©el si l’éditeur quitte avec succĂšs. AprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©ditĂ©e, la configuration est rechargĂ©e, c’est l’équivalent de systemctl daemon-reload --system ou systemctl daemon-reload --user . Pour edit --global , le rechargement n’est pas effectuĂ© et les Ă©crits prendront effet qu’aux connexions suivantes (ou aprĂšs un rechargement, si demandĂ© d’une autre maniĂšre).

Si --full est indiquĂ©, un remplaçant pour le fichier principal d’unitĂ© sera créé ou Ă©ditĂ©. Sinon, un fichier de substitution sera créé ou Ă©ditĂ©.

Si --drop-in= est indiqué, le nom du fichier de substitution donné sera utilisé à la place de celui par défaut : override.conf.

L’unitĂ© doit quitter, c’est Ă  dire que son fichier principal d’unitĂ© doit ĂȘtre prĂ©sent. Si --force est indiquĂ©, cela est ignorĂ© et une nouvelle unitĂ© sera créée (avec --full ), ou un drop-in sera créé pour une unitĂ© inexistante.

Si --runtime est indiqué, les changements seront effectués de maniÚre temporaire dans /run/ et seront perdus lors du prochain redémarrage.

Si --stdin est indiquĂ©, les nouveaux contenus seront lus depuis l’entrĂ©e standard. Dans ce mode, les anciens contenus des fichiers sont dĂ©chargĂ©s.

Si le fichier temporaire est vide Ă  la sortie, les modifications de l’unitĂ© concernĂ©e sont annulĂ©es.

Remarquez que cette commande ne peut pas ĂȘtre utilisĂ©e pour Ă©diter des unitĂ©s Ă  distance et que vous ne pouvez pas Ă©diter temporairement les unitĂ©s qui sont dans /etc/, car elles ont prioritĂ© sur /run/.

Ajouté dans la version 218.

get-default

Renvoyer la cible par dĂ©faut dans laquelle dĂ©marrer. Cette commande renvoie le nom d’unitĂ© cible Ă  laquelle default.target est liĂ©e (lien symbolique).

Ajouté dans la version 205.

set-default CIBLE

DĂ©finir la cible par dĂ©faut dans laquelle dĂ©marrer. Cette commande dĂ©finit (lie symboliquement) l’alias default.target Ă  l’unitĂ© cible donnĂ©e.

Ajouté dans la version 205.

Commandes de la machine

list-machines [ MOTIF ...]

Lister l’hĂŽte et tous les conteneurs locaux en cours d’exĂ©cution avec leur Ă©tat. Si un ou plusieurs MOTIF sont indiquĂ©s, seuls les conteneurs correspondants Ă  l’un d’entre eux sont affichĂ©s.

Ajouté dans la version 212.

Commandes de tĂąche

list-jobs [ MOTIF... ]

Lister les tĂąches en cours. Si un ou plusieurs MOTIF sont indiquĂ©s, seules les tĂąches pour des unitĂ©s correspondant Ă  l’un d’entre eux sont affichĂ©es.

Lorsque combinĂ©e avec --after ou --before , la liste est complĂ©tĂ©e par des informations Ă  propos des tĂąches attendues par chaque tĂąche et des tĂąches qui l’attendent, voir ci-dessus.

Ajouté dans la version 233.

cancel [ TÂCHE ...]

Effacer une ou plusieurs tĂąches indiquĂ©es sur la ligne de commande par leur identifiant numĂ©rique de tĂąche. Si aucun identifiant n’est spĂ©cifiĂ©, cette commande efface toutes les tĂąches en attente.

Ajouté dans la version 233.

Commandes d’environnement

systemd prend en charge un bloc d’environnement qui est passĂ© aux processus que le gestionnaire crĂ©e. Les noms des variables peuvent contenir des lettres ASCII, des chiffres et le caractĂšre de soulignement. Les noms de variable ne peuvent pas ĂȘtre vides ou commencer par un chiffre. La plupart des caractĂšres sont autorisĂ©s dans les valeurs de variable, mais la sĂ©quence entiĂšre doit ĂȘtre en UTF-8 valable (Ă  noter que les caractĂšres de contrĂŽle tels que nouvelle ligne ( NL ), tabulation ( TAB ) ou le caractĂšre d’échappement ( ESC ) sont du ASCII valable et donc UTF-8 valable). La longueur totale du bloc d’environnement est limitĂ©e par la valeur _SC_ARG_MAX dĂ©finie par sysconf (3).

show-environment

Extraire le contenu du bloc d’environnement du gestionnaire systemd. C’est le bloc d’environnement qui est passĂ© Ă  tous les processus que le gestionnaire crĂ©e. Le bloc d’environnement sera extrait sous une forme simple et adaptĂ©e Ă  la syntaxe de la plupart des interprĂ©teurs de commande. Si aucun caractĂšre spĂ©cial ou espace n’est prĂ©sent dans les valeurs de la variable, aucun Ă©chappement n’est effectuĂ© et les assignations sont de la forme « VARIABLE=valeur ». Si une espace ou des caractĂšres ayant une signification spĂ©ciale pour l’interprĂ©teur sont prĂ©sents, l’échappement dollar-guillemet-simple est utilisĂ© et les assignations sont de la forme « VARIABLE=$'valeur' ». Cette syntaxe est prise en charge par bash (1), zsh (1), ksh (1) et ash (1) de busybox (1), mais pas par dash (1), ni par fish (1).

Notez que cela montre le bloc effectif , c’est-Ă -dire la combinaison des variables d’environnement configurĂ©es avec les fichiers de configuration, les gĂ©nĂ©rateurs d’environnement et avec IPC (c’est-Ă -dire avec set-environment comme dĂ©crit plus bas). Au moment oĂč un processus d’unitĂ© est fourchĂ©, ce bloc d’environnement combinĂ© sera encore combinĂ© avec desvariables d’environnement par unitĂ©, qui ne sont pas visibles dans cette commande.

set-environment VARIABLE=VALEUR ...

DĂ©finir une ou plusieurs variables d’environnement du gestionnaire de service, comme indiquĂ© sur la ligne de commande. Cette commande Ă©chouera si les noms de variable et leurs valeurs ne sont pas conformes aux rĂšgles Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessus.

Notez que cela agit sur un bloc d’environnement sĂ©parĂ© du bloc d’environnement configurĂ© par le service gestionnaire de configuration et les gĂ©nĂ©rateurs d’environnement. Chaque fois qu’un processus est appelĂ©, les deux blocs sont combinĂ©s (incorporant aussi toutes les variables d’environnement par service) et transmis au processus. show-environment affichera la combinaison des blocs, voir ci-dessus.

Ajouté dans la version 233.

unset-environment VARIABLE ...

Annuler la dĂ©finition d’une ou plusieurs variables d’environnement du gestionnaire de systemd. Si seulement un nom de variable est indiquĂ©, il sera supprimĂ© sans s’occuper de sa valeur. Si une variable et une valeur sont indiquĂ©es, la variable n’est supprimĂ©e que si elle a la valeur indiquĂ©e.

Notez que cela agit sur un bloc d’environnement sĂ©parĂ© du bloc d’environnement configurĂ© par le service gestionnaire de configuration et les gĂ©nĂ©rateurs d’environnement. Chaque fois qu’un processus est appelĂ©, les deux blocs sont combinĂ©s (incorporant aussi toutes les variables d’environnement par service) et transmis au processus. show-environment affichera la combinaison des blocs, voir ci-dessus. Notez que cela signifie que cette commande ne peut pas ĂȘtre utilisĂ©e pour enlever des variables d’environnement dĂ©finies dans les fichiers de configuration du gestionnaire de services ou avec les gĂ©nĂ©rateurs.

Ajouté dans la version 233.

import-environment VARIABLE...

Importer une, plusieurs ou toutes les variables d’environnement dĂ©finies sur le client dans le bloc d’environnement du gestionnaire de systemd. Si une liste de noms de variable est passĂ©e, les valeurs cĂŽtĂ© client sont alors importĂ©es dans le bloc d’environnement du gestionnaire. Si des noms ne sont pas des noms de variable d’environnement valables ou ont des valeurs non valables conformĂ©ment vis-Ă -vis des rĂšgles Ă©noncĂ©es ci-dessus, une erreur apparaĂźt. Si aucun argument n’est passĂ©, le bloc d’environnement en entier hĂ©ritĂ© par le processus systemctl est importĂ©. Dans ce mode toute variable d’environnement non valable hĂ©ritĂ©e est silencieusement ignorĂ©e.

L’importation de tout le bloc d’environnement hĂ©ritĂ© (en appelant cette commande sans aucun argument) est obsolĂšte. Un interprĂ©teur de commande dĂ©finira des douzaines de variables qui n’auront de sens que localement et ne seront destinĂ©es qu’aux processus enfants de l’interprĂ©teur. De telles variables dans le bloc d’environnement global sont sources de confusion pour les autres processus.

Ajouté dans la version 206.

Commandes du gestionnaire d’état

daemon-reload

Recharger la configuration du gestionnaire systemd. Cette commande rĂ©exĂ©cutera tous les gĂ©nĂ©rateurs (voir systemd.generator (7)), rechargera tous les fichiers d’unitĂ© et recrĂ©era l’arbre de dĂ©pendances en entier. Lors du rechargement du dĂ©mon, tous les sockets que systemd Ă©coute relativement Ă  la configuration de l’utilisateur resteront accessibles.

Cette commande ne doit pas ĂȘtre confondue avec la commande reload .

daemon-reexec

Relancer le gestionnaire systemd. Cette commande va sĂ©rialiser l’état du gestionnaire, rĂ©exĂ©cuter le processus et dĂ©sĂ©rialiser l’état Ă  nouveau. Cette commande n’a que peu d’utilitĂ© si ce n’est pour le dĂ©bogage ou les mises Ă  niveau de paquets. Parfois, elle peut ĂȘtre trĂšs utile pour un daemon-reload trĂšs lourd. Pendant que le dĂ©mon est rĂ©exĂ©cutĂ©, tous les sockets que systemd Ă©coute relativement Ă  la configuration de l’utilisateur resteront accessibles.

log-level [ NIVEAU ]

Si aucun argument n’est donnĂ©, afficher le niveau de journalisation actuel du gestionnaire. Si un argument NIVEAU est fourni en option, alors la commande change le niveau de journalisation actuel du gestionnaire Ă  NIVEAU (en acceptant les mĂȘme valeurs que --log-level= dĂ©crit dans systemd (1)).

Ajouté dans la version 244.

log-target [ CIBLE ]

Si aucun argument n’est donnĂ©, afficher la cible de journal actuelle du gestionnaire. Si un argument facultatif CIBLE est fourni, la commande change la cible de journal actuelle du gestionnaire Ă  CIBLE (en acceptant les mĂȘme valeurs que --log-target= dĂ©crit dans systemd (1)).

Ajouté dans la version 244.

service-watchdogs [yes|no]

Si aucun argument n’est donnĂ©, afficher l’état actuel des chiens de garde (watchdog) d’exĂ©cution de service du gestionnaire. Si un argument boolĂ©en facultatif est fourni, cette commande active ou dĂ©sactive ces chiens de (garde WatchdogSec= ) et les actions d’urgence (par exemple, OnFailure= ou StartLimitAction= ) ; consulter systemd.service (5). Le chien de garde matĂ©riel n’est pas affectĂ© par ce rĂ©glage.

Ajouté dans la version 244.

Commandes du systĂšme

is-system-running

VĂ©rifier si le systĂšme est opĂ©rationnel. Cette commande renvoie succĂšs (code de retour 0 ) lorsque le systĂšme est pleinement opĂ©rationnel et en fonctionnement, et plus particuliĂšrement pas en mode dĂ©marrage, fermeture ou maintenance, et sans services en Ă©chec. Un Ă©chec est renvoyĂ© dans le cas contraire (code de retour diffĂ©rent de zĂ©ro). De plus, l’état actuel est affichĂ© dans une courte chaĂźne dans la sortie standard, voir la table ci-dessous. Utiliser --quiet pour supprimer cette sortie.

Utiliser --wait pour attendre que le processus d’amorçage (boot) soit terminĂ© avant d’afficher l’état actuel et renvoyer l’état d’erreur appropriĂ©. Si --wait est utilisĂ©, les Ă©tats initializing ou starting ne seront pas rapportĂ©s, et la commande bloquera jusqu’à ce qu’un Ă©tat postĂ©rieur (tel que running ou degraded ) soit atteint.

Table 4. Sortie is-system-running

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Ajouté dans la version 215.

default

Entrer dans le mode par défaut. Cette commande est équivalente à systemctl isolate default.target . Cette opération est bloquante par défaut, utilisez --no-block pour demander un comportement asynchrone.

rescue

Entrer dans le mode de secours. Cette commande est équivalente à systemctl isolate rescue.target . Cette opération est bloquante par défaut, utilisez --no-block pour demander un comportement asynchrone.

emergency

Entrer dans le mode d’urgence. Cette commande est Ă©quivalente Ă  systemctl isolate emergency.target . Cette opĂ©ration est bloquante par dĂ©faut, utilisez --no-block pour demander un comportement asynchrone.

halt

Éteindre et arrĂȘter le systĂšme. Cette commande est quasiment Ă©quivalente Ă  systemctl start halt.target --job-mode=replace-irreversibly --no-block , mais affiche aussi un message Ă  tous les utilisateurs. Cette commande est asynchrone et rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration d’arrĂȘt aura Ă©tĂ© mise dans la file d’attente sans attendre qu’elle soit terminĂ©e. À noter que cette opĂ©ration arrĂȘtera juste le noyau du systĂšme d’exploitation aprĂšs l’extinction, laissant le matĂ©riel sous tension. Utilisez systemctl poweroff pour mettre hors tension le systĂšme (voir ci-dessous).

Si combinĂ©e avec --force , l’extinction de tous les services est ignorĂ©e, cependant tous les processus sont tuĂ©s et tous les systĂšmes de fichiers sont dĂ©montĂ©s ou montĂ©s en lecture seule, l’arrĂȘt du systĂšme intervenant immĂ©diatement aprĂšs. Si --force est indiquĂ© deux fois, l’opĂ©ration est exĂ©cutĂ©e immĂ©diatement sans terminer aucun processus ni dĂ©monter un quelconque systĂšme de fichiers. Il est alors Ă  craindre une perte de donnĂ©es. Remarquez que lorsque --force est indiquĂ© deux fois, l’opĂ©ration d’arrĂȘt est exĂ©cutĂ©e par systemctl lui-mĂȘme, et le gestionnaire du systĂšme n’est pas contactĂ©. Cela signifie que la commande devrait rĂ©ussir mĂȘme lorsque le gestionnaire du systĂšme a plantĂ©.

Si combinĂ©e avec --when= , l’extinction sera prĂ©vue aprĂšs l’horodatage donnĂ©, et --when=cancel annulera l’extinction.

poweroff

Éteindre et mettre hors tension le systĂšme. Cette commande est pratiquement l’équivalent de systemctl start poweroff.target --job-mode=replace-irreversibly --no-block , mais affiche aussi un message Ă  tous les utilisateurs. Cette commande est asynchrone et rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration d’extinction aura Ă©tĂ© mise dans la file d’attente sans attendre qu’elle soit terminĂ©e.

Cette commande prend en compte --force et --when= d’une maniùre similaire à halt .

reboot

Éteindre et redĂ©marrer le systĂšme.

Cette commande est quasiment l’équivalent de systemctl start reboot.target --job-mode=replace-irreversibly --no-block , mais affiche aussi un message Ă  tous les utilisateurs. Cette commande est asynchrone et rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration de redĂ©marrage a Ă©tĂ© mise en file d’attente, sans attendre qu’elle soit terminĂ©e.

Si le commutateur --reboot-argument= est donnĂ©, il sera passĂ© comme argument en option de l’appel systĂšme reboot (2).

Les options --boot-loader-entry= , --boot-loader-menu= et --firmware-setup peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour choisir quoi faire aprĂšs le redĂ©marrage. Consulter les descriptions de ces options pour les dĂ©tails.

Cette commande prend en compte --force et --when= d’une maniùre similaire à halt .

Si un nouveau noyau a Ă©tĂ© chargĂ© avec kexec --load , un kexec sera exĂ©cutĂ© Ă  la place d’un rĂ©amorçage, sauf si « SYSTEMCTL_SKIP_AUTO_KEXEC=1 » a Ă©tĂ© dĂ©fini. Si un nouveau systĂšme de fichiers racine Ă©tĂ© configurĂ© sur « /run/nextroot/ », un soft-reboot sera exĂ©cutĂ© au lieu d’un rĂ©amorçage, sauf si « SYSTEMCTL_SKIP_AUTO_SOFT_REBOOT=1 » a Ă©tĂ© posĂ©.

Ajouté dans la version 246.

kexec

Éteindre et rĂ©amorcer le systĂšme avec kexec . Cette commande va charger un noyau kexec s’il n’y en avait pas dĂ©jĂ  un de chargĂ© ou si une tentative d’en charger un a Ă©chouĂ©. Un noyau peut ĂȘtre chargĂ© trĂšs tĂŽt dans une Ă©tape sĂ©parĂ©e, cela est particuliĂšrement utile si une initrd personnalisĂ©e ou des options supplĂ©mentaires du noyau sont dĂ©sirĂ©es. --force peut ĂȘtre utilisĂ©e pour continuer sans noyau kexec, c’est-Ă -dire, pour effectuer un rĂ©amorçage normal. L’étape finale du rĂ©amorçage est Ă©quivalente Ă  systemctl start kexec.target --job-mode=replace-irreversibly --no-block .

Pour charger un noyau, une Ă©numĂ©ration est effectuĂ©e en suivant la Boot Loader Specification [1] , et l’entrĂ©e par dĂ©faut de l’amorçage est chargĂ©e. Pour que cette Ă©tape rĂ©ussisse, le systĂšme doit utiliser l’UEFI et les entrĂ©es du chargeur d’amorçage doivent ĂȘtre configurĂ©es en fonction. Il est possible d’utiliser bootctl list pour Ă©numĂ©rer les entrĂ©es de l’amorçage, consulter bootctl (1).

Cette commande est asynchrone ; elle rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration de rĂ©amorçage aura Ă©tĂ© mise en file d’attente, sans attendre qu’elle soit terminĂ©e.

Cette commande prend en compte --force et --when= de maniĂšre similaire Ă  halt .

Si un nouveau noyau a été chargé avec kexec --load , un kexec sera exécuté lorsque reboot est appelé sauf si « SYSTEMCTL_SKIP_AUTO_KEXEC=1 » a été configuré.

soft-reboot

Éteindre et redĂ©marrer l’espace utilisateur. C’est l’équivalent de systemctl start soft-reboot.target --job-mode=replace-irreversibly --no-block . Cette commande est asynchrone ; elle rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration de rĂ©amorçage aura Ă©tĂ© mise en file d’attente, sans attendre qu’elle soit terminĂ©e.

Cette commande prend en compte --force et --when= d’une maniùre similaire à halt .

Cette opĂ©ration ne rĂ©amorce que l’espace utilisateur, laissant le noyau fonctionner. Voir systemd-soft-reboot.service (8) pour les dĂ©tails.

Si un nouveau systÚme de fichiers racine a été mis en place sur « /run/nextroot/ », un soft-reboot sera exécuté lorsque reboot est appelé sauf si « SYSTEMCTL_SKIP_AUTO_SOFT_REBOOT=1 » a été défini.

Ajouté dans la version 254.

exit [ CODE_RETOUR ]

Demander au gestionnaire de services de quitter. Cela n’est pris en charge que pour les gestionnaires de services d’utilisateur (c’est-Ă -dire en conjonction avec l’option --user ) ou dans des conteneurs et sinon c’est Ă©quivalent Ă  poweroff . Cette commande est asynchrone ; elle rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration de quitter aura Ă©tĂ© mise en file d’attente, sans attendre qu’elle soit terminĂ©e.

Le gestionnaire de services quittera avec le code retour indiqué, si CODE_RETOUR est passé.

Ajouté dans la version 227.

switch-root [ ROOT [ INIT ]]

Basculer vers un rĂ©pertoire racine diffĂ©rent et y exĂ©cuter un nouveau processus gestionnaire de systĂšme. Cette commande est prĂ©vue pour ĂȘtre utilisĂ© dans l’initrd, et fera la transition du processus gestionnaire systĂšme de initrd (c’est-Ă -dire le processus « init », PID 1) au processus gestionnaire systĂšme principal qui est chargĂ© depuis le systĂšme de fichiers racine hĂŽte actuel. Cette commande prend deux arguments : le rĂ©pertoire qui devient le nouveau rĂ©pertoire racine et le chemin vers le nouveau binaire du gestionnaire systĂšme sous celui-ci Ă  exĂ©cuter en tant que PID 1. Si les deux sont omis ou que le premier est une chaine vide, c’est par dĂ©faut /sysroot/. Si le dernier est omis ou est une chaĂźne vide, un binaire systemd sera automatiquement recherchĂ© pour ĂȘtre utilisĂ© comme gestionnaire systĂšme. Si le chemin du gestionnaire systĂšme est omis, Ă©gal Ă  une chaĂźne vide ou identique au chemin du binaire systemd, l’état du processus du gestionnaire systĂšme d’initrd est passĂ© au gestionnaire systĂšme principal, ce qui permet une introspection plus tard de l’état des services en cause dans la phase d’amorçage d’initrd.

Ajouté dans la version 206.

sleep

Mettre le systĂšme en sommeil avec suspend , hibernate , hybrid-sleep , ou suspend-then-hibernate . L’opĂ©ration sommeil Ă  utiliser est automatiquement choisie par systemd-logind.service (8). Par dĂ©faut, suspend-then-hibernate est utilisĂ© et revient Ă  suspend et donc hibernate n’est pas pris en charge. Se rĂ©fĂ©rer au rĂ©glage SleepOperation= dans logind.conf (8) pour davantage de dĂ©tails. Cette commande est assynchrone, et renverra aprĂšs que l’opĂ©ration sommeil soit dans la file d’attente. Elle n’attendra pas le cycle sommeil/rĂ©sumĂ© pour aboutir.

Ajouté dans la version 256.

suspend

Suspendre le systĂšme. Cette commande va dĂ©clencher l’activation de l’unitĂ© cible spĂ©ciale suspend.target. Cette commande est asynchrone et rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration suspend aura Ă©tĂ© mise avec succĂšs en file d’attente. Cette commande n’attend pas que le cycle suspend/resume soit terminĂ©.

Si --force est spĂ©cifiĂ© et que systemd-logind renvoie une erreur pour l’opĂ©ration, l’erreur sera ignorĂ©e et l’opĂ©ration sera encore essayĂ©e directement avec le dĂ©marrage de l’unitĂ© cible.

hibernate

Hibernation du systĂšme. Cette commande dĂ©clenchera l’activation de l’unitĂ© cible spĂ©ciale hibernate.target. Cette commande est asynchrone et rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration d’hibernation aura Ă©tĂ© mise en file d’attente avec succĂšs. Cette commande n’attendra pas que le cycle hibernation/dĂ©gel soit terminĂ©.

Cette commande honore --force d’une maniùre similaire à suspend .

hybrid-sleep

Mettre en hibernation et suspendre le systĂšme. Cette commande dĂ©clenchera l’activation de l’unitĂ© cible spĂ©ciale hybrid-sleep.target. Cette commande est asynchrone et rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration « hybrid sleep » aura Ă©tĂ© mise en file d’attente avec succĂšs, sans attendre que le cycle sommeil/rĂ©veil soit achevĂ©.

Cette commande honore --force d’une maniùre similaire à suspend .

Ajouté dans la version 196.

suspend-then-hibernate

Suspendre le systĂšme et le mettre en hibernation lorsque la batterie est basse, ou aprĂšs le dĂ©lai indiquĂ© dans systemd-sleep.conf. Cette commande activera l’unitĂ© cible spĂ©ciale suspend-then-hibernate.target. Cette commande est asynchrone et rendra la main aprĂšs que l’opĂ©ration « hybrid sleep » aura Ă©tĂ© mise en file d’attente avec succĂšs, sans attendre que le cycle sommeil/rĂ©veil soit terminĂ©.

Cette commande honore --force d’une maniùre similaire à suspend .

Ajouté dans la version 240.

Syntaxe de paramĂštre

Les commandes d’unitĂ© listĂ©es ci-dessous prennent en paramĂštre soit un nom unique d’unitĂ© (dĂ©signĂ© comme UNITÉ ), soit des spĂ©cifications multiples d’unitĂ© (dĂ©signĂ©es comme MOTIF ...). Dans le premier cas, le nom de l’unitĂ© avec ou sans suffixe doit ĂȘtre donnĂ©. Si le suffixe n’est pas spĂ©cifiĂ© (le nom de l’unitĂ© est « abrĂ©gé »), systemctl ajoutera un suffixe adaptĂ©, « .service » par dĂ©faut, et un suffixe spĂ©cifique au type dans le cas de commandes n’agissant que sur des types spĂ©cifiques d’unitĂ©. Par exemple,

# systemctl start sshd

et

# systemctl start sshd.service

sont équivalents, comme le sont

# systemctl isolate default

et

# systemctl isolate default.target

Veuillez noter que les chemins (absolus) vers des nƓuds de pĂ©riphĂ©rique sont automatiquement convertis en nom d’unitĂ© de pĂ©riphĂ©rique et autres chemins (absolus) pour monter les noms d’unitĂ©.

# systemctl status /dev/sda
# systemctl status /home

sont équivalents à :

# systemctl status dev-sda.device
# systemctl status home.mount

Dans le deuxiĂšme cas, les expressions gĂ©nĂ©riques de type interprĂ©teur de commande seront comparĂ©es au nom principal de toutes les unitĂ©s alors en mĂ©moire ; les noms littĂ©raux d’unitĂ©, avec ou sans suffixe, seront traitĂ©s en premier. Cela signifie qu’un nom d’unitĂ© littĂ©ral fera toujours rĂ©fĂ©rence Ă  exactement une unitĂ©, mais les expressions gĂ©nĂ©riques peuvent ne correspondre Ă  aucune unitĂ© et cela n’est pas considĂ©rĂ© comme une erreur.

Les modĂšles d’expressions gĂ©nĂ©riques utilisent fmatch (3), donc les rĂšgles de modĂšles de genre interpĂ©teur de commande s’appliquent, et « * », « ? » ou « [] » peuvent ĂȘtre utilisĂ©s. Consulter glob (7) pour plus de dĂ©tails. Les modĂšles sont comparĂ©s aux noms principaux des unitĂ©s alors en mĂ©moire, et les modĂšles qui ne correspondent Ă  rien sont silencieusement ignorĂ©s. Par exemple :

# systemctl stop "sshd@*.service"

stoppera toutes les instances sshd@.service. Notez que les noms d’alias d’unitĂ© et les unitĂ©s qui ne sont pas en mĂ©moire ne sont pas examinĂ©s pour l’expansion des modĂšles.

Pour les commandes de fichier d’unitĂ©, l’ UNITÉ indiquĂ©e doit ĂȘtre le nom du fichier d’unitĂ© (pouvant ĂȘtre abrĂ©gĂ©, voir ci-dessus), ou le chemin absolu vers le fichier d’unité :

# systemctl enable truc.service

ou

# systemctl link /chemin/vers/truc.service

OPTIONS

Les options suivantes sont comprises :

-t , --type=

L’argument est une liste de types d’unitĂ©s, sĂ©parĂ©s par des virgules, tels que service et socket . Lorsque les unitĂ©s sont listĂ©es avec list-units , list-dependencies , show ou status , seules les unitĂ©s des types indiquĂ©s sont affichĂ©es. Par dĂ©faut, les unitĂ©s de tous types sont affichĂ©es.

La prĂ©sence de l’argument help est un cas particulier : une liste des valeurs permises sera alors affichĂ©e et le programme s’arrĂȘtera.

--state=

L’argument est une liste, sĂ©parĂ©e par des virgules, des Ă©tats LOAD, SUB ou ACTIVE d’unitĂ©. Lorsque les unitĂ©s sont listĂ©es avec list-units , list-dependencies , show ou status , seules celles dans les Ă©tats spĂ©cifiĂ©s sont affichĂ©es. Utilisez --state=failed ou --failed pour n’afficher que les unitĂ©s en Ă©chec.

La prĂ©sence de l’argument help est un cas particulier : une liste des valeurs permises sera alors affichĂ©e et le programme s’arrĂȘtera.

Ajouté dans la version 206.

-p , --property=

Lors de l’affichage des propriĂ©tĂ©s de l’unitĂ©, de la tĂąche, du gestionnaire, avec la commande show , limiter l’affichage aux propriĂ©tĂ©s indiquĂ©es dans l’argument. L’argument doit ĂȘtre une liste de noms de propriĂ©tĂ©, sĂ©parĂ©s par des virgules, tels que « PID principal ». Sans indications, toutes les propriĂ©tĂ©s sont affichĂ©es. Si indiquĂ© plus d’une fois, toutes les propriĂ©tĂ©s avec les noms spĂ©cifiĂ©s sont affichĂ©es. Le complĂštement de l’interprĂ©teur est mis en Ɠuvre pour les noms de propriĂ©tĂ©.

Pour le gestionnaire lui-mĂȘme, systemctl show affichera toutes les propriĂ©tĂ©s disponibles, dont la plupart sont dĂ©rivĂ©es ou correspondent beaucoup aux options dĂ©crites dans systemd-system.conf (5).

Les propriĂ©tĂ©s pour les unitĂ©s varient en fonction du type d’unitĂ©, alors afficher toutes les unitĂ©s (mĂȘme les non existantes) est une façon de lister les propriĂ©tĂ©s se rapportant Ă  ce type. De mĂȘme, afficher toutes les tĂąches listera toutes les propriĂ©tĂ©s se rapportant Ă  toutes les tĂąches. Les propriĂ©tĂ©s pour les unitĂ©s sont documentĂ©es dans systemd.unit (5) et dans les pages sur les types individuels d’unitĂ©s systemd.service (5), systemd.socket (5), etc.

-P

Équivalent Ă  --value --property= , c’est-Ă -dire afficher la valeur de la propriĂ©tĂ© sans le nom de la propriĂ©tĂ© ou « = ». Remarquez qu’utiliser -P une fois affectera aussi toutes les propriĂ©tĂ©s listĂ©es avec -p / --property= .

Ajouté dans la version 246.

-a , --all

Lorsqu’on liste les unitĂ©s avec list-units , afficher aussi les unitĂ©s inactives et celles qui suivent d’autres unitĂ©s. Lors de l’affichage des propriĂ©tĂ©s de l’unitĂ©, de la tĂąche, du gestionnaire, afficher toutes les propriĂ©tĂ©s qu’elles soient dĂ©finies ou pas.

Pour lister toutes les unités installées dans le systÚme de fichiers, utilisez plutÎt la commande list-unit-files .

Lorsqu’on liste les unitĂ©s avec list-dependencies , cette option affiche rĂ©cursivement les dĂ©pendances de toutes les unitĂ©s dĂ©pendantes (par dĂ©faut, seules les dĂ©pendances des unitĂ©s cibles sont affichĂ©es).

Lorsque utilisĂ© avec status , afficher les messages du journal en entier, mĂȘme si ceux-ci incluent des caractĂšres non imprimables ou sont trĂšs longs. Par dĂ©faut, les champs avec des caractĂšres non imprimables sont abrĂ©gĂ©s en « donnĂ©es binaires d’objet ». (Notez que le visionneur en mode terminal peut toujours protĂ©ger les caractĂšres non imprimables.)

-r , --recursive

Lorsque les unités sont listées, afficher aussi les unités des conteneurs locaux. Les unités des conteneurs locaux seront préfixées avec le nom du conteneur, séparé par un simple caractÚre deux-points (« : »).

Ajouté dans la version 212.

--reverse

Afficher les dĂ©pendances inverses entre les unitĂ©s avec list-dependencies , c’est-Ă -dire les dĂ©pendances suivantes de type WantedBy= , RequiredBy= , UpheldBy= , PartOf= , BoundBy= , au lieu de Wants= et similaires.

Ajouté dans la version 203.

--after

Avec list-dependencies , afficher les unitĂ©s qui sont indiquĂ©es avant les unitĂ©s indiquĂ©es. En d’autres termes, lister rĂ©cursivement les unitĂ©s qui suivent la dĂ©pendance After= .

Notez que toute dĂ©pendance After= est automatiquement rĂ©pliquĂ©e pour crĂ©er une dĂ©pendance Before= . Les dĂ©pendances temporelles peuvent ĂȘtre indiquĂ©es explicitement, mais sont créées implicitement pour des unitĂ©s qui sont les cibles de WantedBy= (voir systemd.target (5)) et comme rĂ©sultat d’autres directives (par exemple RequiresMountsFor= ). À la fois les dĂ©pendances introduites explicitement et implicitement sont montrĂ©es avec list-dependencies .

Lorsque passĂ© Ă  la commande list-jobs , chaque tĂąche affichĂ©e indique quelles autres tĂąches l’attendent. Cette option peut ĂȘtre combinĂ©e avec --before pour afficher Ă  la fois les tĂąches en attente pour chaque tĂąche ainsi que les tĂąches attendues par chaque tĂąche.

Ajouté dans la version 203.

--before

Avec list-dependencies , afficher les unitĂ©s qui sont indiquĂ©es aprĂšs l’unitĂ© indiquĂ©e. En d’autre termes, lister rĂ©cursivement les unitĂ©s qui suivent la dĂ©pendance Before= .

Lorsque passĂ©e Ă  la commande list-jobs , afficher pour chaque tĂąche affichĂ©e quelles autres tĂąches elle attend. Peut ĂȘtre combinĂ©e avec --after pour afficher Ă  la fois les tĂąches en attente pour chaque tĂąches et toutes les tĂąches attendues par chaque tĂąche.

Ajouté dans la version 212.

--with-dependencies

Lorsque utilisée avec status , cat , list-units et list-unit-files , ces commandes affichent toutes les unités indiquées et les dépendances de ces unités.

Les options --reverse , --after et --before peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour changer les types de dĂ©pendance Ă  afficher.

Ajouté dans la version 245.

-l , --full

Ne pas rĂ©duire les noms d’unitĂ©, les entrĂ©es d’arbre de processus, la sortie du journal, ou tronquer les descriptions d’unitĂ© dans les sorties de status , list-units , list-jobs et list-timers .

Afficher aussi les cibles d’installation dans la sortie de is-enabled .

--value

Lors de l’affichage des propriĂ©tĂ©s avec show , n’afficher que la valeur et ignorer le nom de propriĂ©tĂ© et « = ». Voir aussi l’option -P ci-dessus.

Ajouté dans la version 198.

--show-types

Lors de l’affichage de sockets, afficher le type de socket.

Ajouté dans la version 202.

--job-mode=

Lors de la mise en file d’attente d’une nouvelle tĂąche, cette option contrĂŽle comment composer avec les autres tĂąches dĂ©jĂ  en attente. Elle prend une des valeurs « fail », « replace », « replace-irreversibly », « isolate », « ignore-dependencies », « ignore-requirements », « flush », « triggering » ou « restart-dependencies ». La valeur par dĂ©faut est « replace », exceptĂ© lors de l’utilisation de la commande isolate qui implique le mode de tĂąche « isolate ».

Si « fail » est indiquĂ© et qu’une opĂ©ration demandĂ©e est en conflit avec une tĂąche en attente (plus exactement qu’une tĂąche de dĂ©marrage dĂ©jĂ  en attente doit s’inverser en tĂąche d’arrĂȘt ou vice-versa), cela fait Ă©chouer l’opĂ©ration.

Si « replace » (valeur par défaut) est indiqué, toutes les tùches en attente en conflit seront remplacées, si nécessaire.

Si « replace-irreversibly » est indiquĂ©, agir comme « replace », mais marquer aussi les nouvelles tĂąches comme irrĂ©versibles. Cela anticipe de futures transactions conflictuelles de remplacement de ces tĂąches (ou mĂȘme d’ĂȘtre mis en file d’attente alors que des tĂąches irrĂ©versibles sont encore en attente). Les tĂąches irrĂ©versibles peuvent toujours ĂȘtre annulĂ©es avec la commande cancel . Ce mode de tĂąche doit ĂȘtre utilisĂ© sur toutes les transactions qui apparaissent dans shutdown.target.

« isolate » n’est valable que pour les opĂ©rations de dĂ©marrage et cause l’arrĂȘt des autres unitĂ©s quand l’unitĂ© indiquĂ©e est dĂ©marrĂ©e. Ce mode est toujours utilisĂ© lorsque la commande isolate est utilisĂ©e.

« flush » causera l’annulation de toutes les tĂąches en file d’attente lorsque la nouvelle tĂąche sera mise en file d’attente.

Si « ignore-dependencies » est indiquĂ©, toutes les dĂ©pendances d’unitĂ© sont ignorĂ©es pour cette nouvelle tĂąche et l’opĂ©ration est exĂ©cutĂ©e immĂ©diatement. Si passĂ©e, aucune unitĂ© requise de l’unitĂ© passĂ©e ne sera appellĂ©e et aucune dĂ©pendance d’ordre de dĂ©roulement ne sera honorĂ©e. Cela est surtout un outil de l’administrateur pour le dĂ©bogage et le sauvetage et ne devrait pas ĂȘtre utilisĂ© par les applications.

« ignore-requirements » est similaire Ă  « ignore-dependencies », mais fait seulement que les dĂ©pendances requises soient ignorĂ©es, alors que les dĂ©pendances d’ordre de dĂ©roulement seront quand mĂȘme honorĂ©es.

« triggering » ne devrait ĂȘtre utilisĂ© qu’avec systemctl stop . Dans ce mode, l’unitĂ© indiquĂ©e et toute unitĂ© active qui la dĂ©clenche sont stoppĂ©es. Voir la discussion sur Triggers= dans systemd.unit (5) pour plus d’informations sur les unitĂ©s de dĂ©clenchement.

« restart-dependencies » ne peut ĂȘtre utilisĂ© qu’avec systemctl start . Dans ce mode, les dĂ©pendances de l’unitĂ© indiquĂ©e recevront une propagation de demande de redĂ©marrage comme si une tĂąche de redĂ©marrage avait Ă©tĂ© mise en liste d’attente pour l’unitĂ©.

Ajouté dans la version 206.

-T , --show-transaction

Lors de la mise en file d’attente d’une tĂąche d’unitĂ© (par exemple comme effet de l’invocation de systemctl start ou similaire), afficher une brĂšve information sur toutes les tĂąches en file d’attente, couvrant Ă  la fois la tĂąche demandĂ©e et celles ajoutĂ©es Ă  cause des dĂ©pendances d’unitĂ©. Remarquez que la sortie n’inclura que les tĂąches qui font immĂ©diatement partie de la transaction demandĂ©e. Il se peut que le code du programme du service de dĂ©marrage exĂ©cutĂ© comme effet des tĂąches en file d’attente puisse demander d’activer d’autres tĂąches. Cela signifie que le complĂštement des tĂąches listĂ©es peut ultĂ©rieurement impliquer plus de tĂąches que celles listĂ©es.

Ajouté dans la version 242.

--fail

Raccourci pour --job-mode= fail.

Lorsque utilisĂ© avec la commande kill , si aucune unitĂ© n’est tuĂ©e, l’opĂ©ration provoque une erreur.

Ajouté dans la version 227.

--check-inhibitors=

Lorsque le systĂšme demande un Ă©tat shutdown ou sleep, cette option contrĂŽle la vĂ©rification des verrous inhibiteurs, les valeurs possibles sont « auto », « yes » ou « no ». Par dĂ©faut c’est « auto », ce qui signifie que logind effectuera la vĂ©rification et respectera les verrous inhibiteurs actifs, mais que systemctl n’effectuera une vĂ©rification cĂŽtĂ© client que pour les invocations interactives (c’est-Ă -dire depuis une console TTY), de maniĂšre qu’une erreur plus informative et comprĂ©hensible soit renvoyĂ©e Ă  l’utilisateur. « no » dĂ©sactive Ă  la fois les vĂ©rifications de systemctl et de logind.

Les applications peuvent Ă©tablir des verrous inhibiteurs pour Ă©viter l’interruption de certaines opĂ©rations importantes (comme la gravure d’un CD) par un arrĂȘt ou une hibernation du systĂšme. Tous les utilisateurs peuvent poser ces verrous et les utilisateurs privilĂ©giĂ©s peuvent outrepasser ces verrous. Si des verrous sont posĂ©s, les demandes d’arrĂȘt et sommeil devraient normalement Ă©chouer (Ă  moins d’ĂȘtre outrepassĂ©s explicitement avec « no »).

L’option --force fournit un autre moyen de passer outre les inhibiteurs.

Ajouté dans la version 248.

-i

Raccourci pour --check-inhibitors=no .

Ajouté dans la version 198.

--dry-run

Seulement afficher ce qui doit ĂȘtre fait. Actuellement pris en charge par les termes halt , poweroff , reboot , kexec , suspend , hibernate , hybrid-sleep , suspend-then-hibernate , default , rescue , emergency et exit .

Ajouté dans la version 236.

-q , --quiet

Supprimer l’affichage des rĂ©sultats des diverses commandes et aussi les notes Ă  propos des lignes de journal tronquĂ©es. Cette option ne supprime pas la sortie des commandes pour lesquelles la sortie affichĂ©e est le seul rĂ©sultat (comme show ). Les erreurs sont toujours affichĂ©es.

--no-warn

Ne pas générer les avertissements affichés par défaut dans les cas suivants :

‱ lorsque systemctl est invoquĂ© sans procfs montĂ© sur /proc/ ;

‱ lors de l’utilisation de enable ou disable sur des unitĂ©s sans informations d’installation (c’est-Ă -dire ayant ou n’ayant pas une section [Install] vide),

‱ lors de l’utilisation de disable combinĂ©e avec --user sur des unitĂ©s activĂ©es pour une portĂ©e globale,

‱ lorsqu’une unitĂ© affectĂ©e par les commandes stop , disable ou mask a encore des unitĂ©s de dĂ©clenchement actives.

‱ lorsqu’un fichier d’unitĂ© est changĂ© et nĂ©cessite daemon-reload .

Ajouté dans la version 253.

--no-block

Ne pas attendre de maniĂšre synchrone que l’opĂ©ration demandĂ©e finisse. Si cette option n’est pas indiquĂ©e, la tĂąche sera vĂ©rifiĂ©e, mise en file d’attente et systemctl attendra que le dĂ©marrage de l’unitĂ© soit terminĂ©. En passant cet argument, elle est seulement vĂ©rifiĂ©e et mise en file d’attente. Cette option ne doit pas ĂȘtre combinĂ©e avec wait .

--wait

Lorsqu’utilisĂ© avec start ou restart , attendre de maniĂšre synchrone que les unitĂ©s dĂ©marrĂ©es se terminent de nouveau. Cette option ne doit pas ĂȘtre combinĂ©e avec --no-block . Remarquez que l’attente peut s’éterniser si une unitĂ© donnĂ©e ne termine jamais (d’elle-mĂȘme ou en Ă©tant stoppĂ©e explicitement) ; particuliĂšrement les services qui utilisent « RemainAfterExit=yes ».

Lorsque utilisĂ©e avec is-system-running , attendre que le processus d’amorçage soit terminĂ© avant de rendre la main.

Lorsqu’utilisĂ© avec kill , attendre que l’unitĂ© signalĂ©e termine. Notez que cela attendra indĂ©finiment si aucune unitĂ© donnĂ©e ne termine jamais.

Ajouté dans la version 232.

--user

Échanger avec le manager de service de l’utilisateur appelant plutît qu’au manager de service du systùme.

--system

Échanger avec le manager de service du systĂšme. C’est la valeur implicite par dĂ©faut.

--failed

Lister les unitĂ©s en Ă©tat d’échec. Cette option est Ă©quivalente Ă  --state=failed .

Ajouté dans la version 233.

--no-wall

Ne pas envoyer de message wall avant l’arrĂȘt, l’extinction et le redĂ©marrage.

--global

Lorsque utilisĂ©e avec enable et disable , opĂ©rer sur le rĂ©pertoire de la configuration globale de l’utilisateur, activant ou dĂ©sactivant ainsi globalement un fichier d’unitĂ© pour les connexions futures de tous les utilisateurs.

--no-reload

Lorsque utilisée avec enable , disable , preset , mask ou unmask , ne pas recharger implicitement la configuration du démon aprÚs avoir exécuté les modifications.

--kill-whom=

Lorsque utilisĂ©e avec kill , choisir Ă  quels processus envoyer un signal de processus UNIX. Les valeurs possibles sont main , control ou all pour sĂ©lectionner s’il faut tuer seulement le processus principal, le processus de contrĂŽle ou tous les processus de l’unitĂ©. Le processus principal de l’unitĂ© est celui qui en dĂ©finit la durĂ©e de vie. Le processus de contrĂŽle d’une unitĂ© est celui qui est appelĂ© par le gestionnaire pour y induire un changement d’état. Par exemple, tous les processus dĂ©marrĂ©s en raison des rĂ©glages d’unitĂ©s de service ExecStartPre= , ExecStop= ou ExecReload= sont des processus de contrĂŽle. Notez qu’il n’y a qu’un processus de contrĂŽle par unitĂ© Ă  la fois, de mĂȘme qu’un seul changement d’état est exĂ©cutĂ© Ă  la fois. Pour les services du type Type=forking , le processus initial dĂ©marrĂ© par le gestionnaire pour ExecStart= est un processus de contrĂŽle, tandis que le processus ultĂ©rieurement fourchĂ© par celui-ci est alors considĂ©rĂ© comme processus principal de l’unitĂ© (s’il peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©). Cela est diffĂ©rent pour les unitĂ©s de service d’autres types, oĂč le processus fourchĂ© par le gestionnaire pour ExecStart= est toujours le processus principal lui-mĂȘme. Une unitĂ© de service consiste en aucun ou un processus principal, aucun ou un processus de contrĂŽle plus un certain nombre de processus supplĂ©mentaires. Tous les types d’unitĂ© ne gĂšrent cependant pas les processus de ces types. Par exemple, pour les unitĂ©s de montage les processus de contrĂŽle sont dĂ©finis (ce sont les appels Ă  /usr/bin/mount et /usr/bin/umount), mais aucun processus principal n’est dĂ©fini. S’il est omis, c’est par dĂ©faut all .

Ajouté dans la version 252.

--kill-value= INT

Si utilisĂ© avec la commande kill , mettre un signal en file d’attente ainsi que la valeur entiĂšre indiquĂ©e comme paramĂštre pour le(s) processus spĂ©cifiĂ©(s). Cette opĂ©ration n’est possible que pour les signaux POSIX en temps rĂ©el (c’est-Ă -dire --signal=SIGRTMIN+... ou --signal=SIGRTMAX-... ), et assure que les signaux sont gĂ©nĂ©rĂ©s par l’appel systĂšme sigqueue (3) plutĂŽt que par kill (3). La valeur indiquĂ©e doit ĂȘtre un entier signĂ© 32 bits et doit ĂȘtre indiquĂ©e en dĂ©cimal, en hexadĂ©cimal (si prĂ©fixĂ©e avec « 0x »), en octal (si prĂ©fixĂ©e avec « 0o »), ou en binaire (si prĂ©fixĂ©e avec « 0b »).

Si cette option est utilisĂ©e, le signal ne sera mis en file d’attente que pour le processus principal ou de contrĂŽle de l’unitĂ©, jamais pour d’autres processus de l’unitĂ©, c’est-Ă -dire --kill-whom=all n’affectera que les processus de contrĂŽle et principal et pas les autres processus.

Ajouté dans la version 254.

-s , --signal=

Lorsque utilisĂ©e avec kill , choisir quel signal sera envoyĂ© aux processus sĂ©lectionnĂ©s. Il doit s’agir d’un des indicateurs de signal bien connus tel que SIGTERM , SIGINT ou SIGSTOP . Si omis, le signal est SIGTERM par dĂ©faut.

La valeur spĂ©ciale « help » va lister les valeurs connues et le programme s’arrĂȘtera immĂ©diatement ; la valeur spĂ©ciale « list » listera les valeurs connues avec leur numĂ©ro de signal et le programme quittera immĂ©diatement.

--what=

SĂ©lectionner quel type de ressource par unitĂ© Ă  supprimer lorsque la commande clean est passĂ©e, voir ci-dessus. Les valeurs possibles sont configuration , state , cache , logs , runtime ou fdstore pour choisir le type de ressources. Cette option peut ĂȘtre indiquĂ©e plus d’une fois, auquel cas tous les types de ressource indiquĂ©s sont supprimĂ©s. Est aussi acceptĂ©e la valeur spĂ©ciale -all comme raccourci pour indiquer les six types de ressources. Si cette option n’est pas indiquĂ©e, ce sera, par dĂ©faut, une combinaison de -cache , -runtime et fdstore , c’est-Ă -dire les trois sortes de ressources qui sont gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©es comme redondantes et qui peuvent ĂȘtre reconstruites lors de prochains appels. Notez que la suppression explicite du type de ressource fdstore n’est utile que si l’option FileDescriptorStorePreserve= est activĂ©e, puisque le magasin de descripteur de fichier est autrement nettoyĂ© automatiquement quand l’unitĂ© est stoppĂ©e.

Ajouté dans la version 243.

-f , --force

Lorsque utilisée avec enable , écraser tout lien symbolique conflictuel existant.

Quand utilisĂ©e avec edit , crĂ©er toutes les unitĂ©s indiquĂ©es qui n’existent pas dĂ©jĂ .

Lorsqu’utilisĂ© avec suspend , hibernate , hybrid-sleep ou suspend-then-hibernate , l’erreur renvoyĂ©e par systemd-logind sera ignorĂ©e, et l’opĂ©ration sera effectuĂ©e directement lors du dĂ©marrage des unitĂ©s correspondantes.

Lorsque utilisĂ©e avec halt , poweroff , reboot ou kexec , exĂ©cuter l’opĂ©ration indiquĂ©e sans Ă©teindre toutes les unitĂ©s. NĂ©anmoins, tous les processus seront tuĂ©s de force et tous les systĂšmes de fichiers seront dĂ©montĂ©s ou remontĂ©s en lecture seule. Il s’agit par consĂ©quent d’une option assez radicale, mais relativement sĂ»re pour demander un rĂ©amorçage immĂ©diat. Si --force est indiquĂ©e deux fois pour ces opĂ©rations (avec une exception pour kexec ), elles seront exĂ©cutĂ©es immĂ©diatement sans terminer aucun processus ni dĂ©monter de systĂšme de fichiers.

Warning
Indiquer deux fois --force pour l’une de ces opĂ©rations peut rĂ©sulter en une perte de donnĂ©es. Remarquez que quand --force est indiquĂ©e deux fois, l’opĂ©ration sĂ©lectionnĂ©e est exĂ©cutĂ©e par systemctl lui-mĂȘme et le gestionnaire de systĂšme n’est pas contactĂ©. Cela signifie que la commande devrait rĂ©ussir mĂȘme lorsque le gestionnaire du systĂšme a plantĂ©.

--message=

Lorsque utilisĂ©e avec halt , poweroff ou reboot , prĂ©senter un court message expliquant la raison de l’opĂ©ration. Le message sera journalisĂ© avec le message d’extinction par dĂ©faut.

Ajouté dans la version 225.

--now

Lorsque utilisĂ©e avec enable , disable , mask ou reenable , effectue aussi un dĂ©marrage/arrĂȘt/essai de redĂ©marrage des unitĂ©s (start/stop/try-restart) aprĂšs l’exĂ©cution des opĂ©rations du fichier de l’unitĂ© indiquĂ©e.

Ajouté dans la version 220.

--root=

Lorsque utilisĂ©e avec enable / disable / is-enabled (ou commandes assimilĂ©es), utiliser le chemin racine indiquĂ© pour chercher des fichiers d’unitĂ©. Si cette option est prĂ©sente, systemctl agira directement sur le systĂšme de fichiers au lieu de communiquer avec le dĂ©mon systemd pour effectuer les changements.

--image= image

Cette option prend pour valeur un chemin vers un fichier d’image disque ou un nƓud de pĂ©riphĂ©rique bloc. Si elle est dĂ©finie, toutes les opĂ©rations sont appliquĂ©es au systĂšme de fichiers dans l’image disque indiquĂ©e. Cette option est similaire Ă  root= , mais opĂšre sur les systĂšmes de fichiers stockĂ©s dans des images disque ou des pĂ©riphĂ©riques blocs. L’image disque peut contenir seulement un systĂšme de fichiers ou un ensemble de systĂšmes de fichiers dans une table de partition GPT, en accord avec la Discoverable Partitions Specification [2] . Pour plus d’informations sur les images disque prises en charge, voir le commutateur (switch) de systemd-nspawn (1) du mĂȘme nom.

Ajouté dans la version 252.

--image-policy= politique

Cette option prend pour argument une image de chaine de politique, comme pour systemd.image-policy (7). La politique est imposĂ©e lors d’une opĂ©ration sur l’image disque indiquĂ©e par --image= , voir ci-dessus. C’est par dĂ©faut la politique « * » si rien n’est indiquĂ©, c’est-Ă -dire tous les systĂšmes de fichiers reconnus de l’image sont utilisĂ©s.

--runtime

Lorsque utilisĂ©e avec enable , disable , edit (et les commandes en relation), n’appliquer les changements que de maniĂšre temporaire, de maniĂšre qu’ils soient perdus lors de l’amorçage suivant. Cela a pour effet que les changements ne sont pas fait dans les sous-rĂ©pertoires de /etc mais dans /run, avec des effets immĂ©diats identiques ; cependant, comme /run est perdu lors du rĂ©amorçage, les changements sont perdus aussi.

De façon similaire, lorsque utilisĂ©e avec set-property , appliquer les changements seulement temporairement, de façon qu’ils soient perdus au rĂ©amorçage suivant.

--preset-mode=

Cette option prend pour valeur un des modes « full » (par dĂ©faut), « enable-only » ou « disable-only ». Lorsque utilisĂ©e avec les commandes preset ou preset-all , contrĂŽler quelles unitĂ©s devraient ĂȘtre dĂ©sactivĂ©es et activĂ©es en accord avec les rĂšgles prĂ©dĂ©finies, ou seulement activĂ©es ou dĂ©sactivĂ©es.

Ajouté dans la version 215.

-n , --lines=

Lorsque utilisée avec status , contrÎler le nombre de lignes du journal à afficher, en comptant depuis les plus récentes. Cette option prend pour valeur un entier positif ou 0 pour désactiver la sortie du journal ; La valeur par défaut est 10 .

-o , --output=

Lorsque utilisée avec status , contrÎler le formatage des entrées du journal qui sont affichées. Pour les choix disponibles, voir journalctl (1). Le choix par défaut est « short ».

--firmware-setup

Lorsque utilisĂ©e avec la commande reboot , poweroff ou halt , indiquer au micrologiciel du systĂšme de redĂ©marrer dans l’interface de configuration du micrologiciel au prochain dĂ©marrage. Notez que cette fonction n’est pas disponible sur tous les systĂšmes.

Ajouté dans la version 220.

--boot-loader-menu= délai

Lorsque utilisĂ©e avec la commande reboot , poweroff ou halt indiquer au chargeur d’amorçage du systĂšme d’afficher le menu du chargeur d’amorçage lors des dĂ©marrages suivants. Prendre une valeur de temps comme paramĂštre — indiquant la temporisation du menu. Passer zĂ©ro pour dĂ©sactiver la temporisation du menu. Notez que les chargeurs d’amorçage ne gĂšrent pas tous cette fonctionnalitĂ©.

Ajouté dans la version 242.

--boot-loader-entry= ID

Lorsque utilisĂ©e avec la commande reboot , poweroff ou halt indiquer au chargeur de dĂ©marrage du systĂšme d’amorcer dans une entrĂ©e de chargeur de dĂ©marrage indiquĂ© lors du prochain amorçage. Cette option prend pour valeur un identifiant d’entrĂ©e de chargeur d’amorçage comme argument, ou « help » pour lister les entrĂ©es disponibles. Notez que les chargeurs d’amorçage ne gĂšrent pas tous cette fonctionnalitĂ©.

Ajouté dans la version 242.

--reboot-argument=

Cette commande est utilisĂ©e avec reboot . La valeur est spĂ©cifique au micrologiciel et Ă  l’architecture. Par exemple, « recovery » pourrait ĂȘtre utilisĂ©e pour dĂ©clencher la rĂ©cupĂ©ration du systĂšme, et « fota » (« firmware over the air ») pourrait ĂȘtre utilisĂ©e pour dĂ©clencher les mises Ă  jour Ă  distance.

Ajouté dans la version 246.

--plain

Lorsque utilisĂ©e avec list-dependencies , list-units ou list-machines , la sortie est affichĂ©e sous forme de liste plutĂŽt que d’arbre et les puces rondes sont omises.

Ajouté dans la version 203.

--timestamp=

Changer le format des horodatages affichĂ©s. Les valeurs suivantes peuvent ĂȘtre utilisĂ©es :

pretty (valeur par défaut)

"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS TZ"

Ajouté dans la version 248.

unix

"@secondes-depuis-époque-UNIX"

Ajouté dans la version 251.

us , ÎŒs

"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS.UUUUUU TZ"

Ajouté dans la version 248.

utc

"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS UTC"

Ajouté dans la version 248.

us+utc , ÎŒs+utc

"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS.UUUUUU UTC"

Ajouté dans la version 248.

Ajouté dans la version 247.

--mkdir

Lorsque utilisĂ©e avec bind , crĂ©er le rĂ©pertoire ou le fichier de destination avant d’appliquer le montage bind. Remarquez que mĂȘme si le nom de cette option suggĂšre qu’elle n’est appropriĂ©e que pour les rĂ©pertoires, cette option créée aussi le nƓud de fichier de destination sur lequel faire le montage si l’objet Ă  monter n’est pas un rĂ©pertoire, mais un fichier classique, un nƓud de pĂ©riphĂ©rique, un socket ou une file FIFO.

Ajouté dans la version 248.

--marked

Seulement permise avec reload-or-restart . Mettre en file d’attente les tĂąches de redĂ©marrage pour toutes les uitĂ©s qui sont marquĂ©es « needs-restart » et recharger les tĂąches pour les unitĂ©s qui sont marquĂ©es « needs-reload ». Lorsqu’une unitĂ© marquĂ©e pour le rechargement ne gĂšre pas le rechargement, le redĂ©marrage sera mis en file d’attente. Ces propriĂ©tĂ©s peuvent ĂȘtre dĂ©finies en utilisant set-property Markers=... .

À moins que --no-block ne soit utilisĂ©, systemctl attendra que les tĂąches dans la file soient terminĂ©es.

Ajouté dans la version 248.

--read-only

Lorsque utilisée avec bind , créer un montage bind en lecture seule.

Ajouté dans la version 248.

--drop-in= NOM

Lorsque utilisée avec edit , utiliser NOM comme nom de fichier de remplacement au lieu de override.conf.

Ajouté dans la version 253.

--when=

Lorsque utilisĂ©e avec halt , poweroff , reboot ou kexec , programmer l’action pour ĂȘtre effectuĂ©e Ă  l’horodatage donnĂ©, qui doit ĂȘtre de la mĂȘme syntaxe que celle documentĂ©e dans la section « PARSING TIMESTAMPS » de systemd.time (7). ParticuliĂšrement si « show » est donnĂ©, l’action programmĂ©e actuellement sera montrĂ©e, ce qui peut ĂȘtre annulĂ© en passant une chaĂźne vide ou « cancel ». « auto » programmera l’action en fonction de la fenĂȘtre de maintenance ou aprĂšs un dĂ©lai d’une minute.

Ajouté dans la version 254.

--stdin

Lorqu’utilisĂ© avec edit , le contenu du fichier sera lu depuis l’entrĂ©e standard et l’éditeur ne sera pas lancĂ©. Dans ce mode, l’ancien contenu du fichier est complĂštement remplacĂ©. Cela est utile pour « éditer » des fichiers d’unitĂ© dans des scripts :

$ systemctl edit --drop-in=limits.conf --stdin some-service.service <<EOF
[Unit]
AllowedCPUs=7,11
EOF

DiffĂ©rents drop-ins peuvent ĂȘtre « éditĂ©s » dans ce mode ; le mĂȘme contenu sera Ă©crit dans chacun d’entre eux.

Ajouté dans la version 256.

-H , --host=

Effectuer l’opĂ©ration Ă  distance. Indiquer un nom d’hĂŽte, ou un nom d’utilisateur et un nom d’hĂŽte sĂ©parĂ©s par un « @ », auquel se connecter. Le nom d’hĂŽte peut, de façon optionnelle, ĂȘtre suffixĂ© par un port sur lequel ssh Ă©coute, sĂ©parĂ© par un « : », puis le nom d’un conteneur, sĂ©parĂ© par un « / », ce qui connecte alors directement Ă  un conteneur donnĂ© sur l’hĂŽte spĂ©cifiĂ©. SSH sera utilisĂ© pour dialoguer avec l’instance du gestionnaire de la machine distante. Les noms de conteneur peuvent ĂȘtre Ă©numĂ©rĂ©s avec machinectl -H HÔTE . Mettre les adresses IPv6 entre crochets.

-M , --machine=

Effectuer l’opĂ©ration dans un conteneur local. PrĂ©ciser le nom d’un conteneur auquel se connecter, optionnellement prĂ©fixĂ© par le nom d’utilisateur sous lequel se connecter et un caractĂšre de sĂ©paration « @ ». Si la chaĂźne spĂ©ciale « .host » est utilisĂ©e Ă  la place du nom du conteneur, une connexion au systĂšme local se produit (ce qui est utile pour se connecter au bus utilisateur d’un utilisateur particulier : « --user --machine=lennart@.host »). Si la syntaxe « @ » n’est pas utilisĂ©e, la connexion est rĂ©alisĂ©e en tant que superutilisateur. Si la syntaxe « @ » est utilisĂ©e, le cĂŽtĂ© gauche ou le cĂŽtĂ© droit peuvent ĂȘtre omis (mais pas les deux Ă  la fois), auquel cas le nom de l’utilisateur local et « .host » sont implicites.

-C , --capsule=

ExĂ©cuter l’opĂ©ration en capsule. Indiquer un nom de capsule auquel se connecter_&. Voir capsule@.service (5) pour les dĂ©tails sur les capsules.

Ajouté dans la version 256.

--no-ask-password

Ne pas demander Ă  l’utilisateur de s’authentifier pour les opĂ©rations requĂ©rant des privilĂšges.

--no-pager

Ne pas rediriger (pipe) la sortie vers un afficheur (pager).

--legend= BOOL

Activer ou dĂ©sactiver l’affichage de la lĂ©gende, c’est-Ă -dire les en-tĂȘtes de colonne et les bas de page avec les notes. La lĂ©gende est affichĂ©e par dĂ©faut, Ă  moins qu’elle ne soit dĂ©sactivĂ©e avec --quiet ou similaire.

-h , --help

Afficher un aide-mémoire succinct et quitter.

--version

Afficher une information de version courte et quitter.

CODE DE RETOUR

En cas de succĂšs, 0 est renvoyĂ©, autrement, un code d’échec diffĂ©rent de zĂ©ro est renvoyĂ©.

systemctl utilise les codes de retour définis par LSB, comme définis dans LSB 3.0.0 [3] .

Table 5.  codes de retour LSB

Image grohtml-3907821-5.png

Le mappage des Ă©tats de services LSB aux Ă©tats d’unitĂ©s systemd est imparfait, donc il vaut mieux ne pas tenir compte des valeurs renvoyĂ©es, mais plutĂŽt regarder les Ă©tats et sous-Ă©tats d’unitĂ© particuliĂšre.

ENVIRONNEMENT

$SYSTEMD_EDITOR

Éditeur Ă  utiliser pour Ă©diter des unitĂ©s ; Ă©crase $EDITOR et $VISUAL . Si ni $SYSTEMD_EDITOR , ni $EDITOR , ni $VISUAL ne sont prĂ©sents ou si cette variable est dĂ©finie par une chaĂźne vide ou si leur exĂ©cution a Ă©chouĂ©, systemctl essaiera d’exĂ©cuter les Ă©diteurs bien connus dans cet ordre : editor (1), nano (1), vim (1), vi (1).

Ajouté dans la version 218.

$SYSTEMD_LOG_LEVEL

Le niveau maximal de journalisation de messages Ă©mis (messages avec un niveau de journalisation supĂ©rieur, c’est-Ă -dire les moins importants seront supprimĂ©s). Cette variable prend une liste de valeurs sĂ©parĂ©es par des virgules. Une valeur peut ĂȘtre (par ordre d’importance dĂ©croissante) emerg , alert , crit , err , warning , notice , info , debug ou un entier dans l’intervalle 0...7. Consultez syslog (3) pour davantage d’informations. Chaque valeur peut ĂȘtre optionnellement prĂ©fixĂ©e avec console , syslog , kmsg ou journal suivi d’un deux-points ( : ) pour dĂ©finir le niveau de journalisation maximal pour la cible spĂ©cifique de journal (par exemple SYSTEMD_LOG_LEVEL=debug,console:info indique de journaliser au niveau debug exceptĂ© pour la journalisation vers la console qui doit s’effectuer au niveau info ). Notez que le niveau maximal de journalisation globale est prioritaire sur tout niveau maximal de journalisation par cible.

$SYSTEMD_LOG_COLOR

Un booléen. Si la valeur est vrai, les messages écrits sur le terminal seront colorés selon la priorité.

Ce rĂ©glage est utile uniquement quand les messages sont Ă©crits directement dans un terminal ou un fichier parce que journalctl (1) et d’autres outils qui affichent des journaux coloreront par eux-mĂȘmes les messages selon le niveau de journalisation.

$SYSTEMD_LOG_TIME

Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages du journal de la console seront prĂ©fixĂ©s d’un horodatage.

Ce rĂ©glage est utile uniquement quand les messages sont Ă©crits directement dans un terminal ou un fichier parce que journalctl (1) et d’autres outils qui affichent des journaux attacheront par eux-mĂȘmes un horodatage selon les mĂ©tadonnĂ©es de l’entrĂ©e.

$SYSTEMD_LOG_LOCATION

Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages seront prĂ©fixĂ©s par un nom de fichier et du numĂ©ro de ligne du code source d’oĂč vient le message.

Notez que l’emplacement du journal est souvent attachĂ© comme mĂ©tadonnĂ©e aux entrĂ©es du journal de toute façon. L’inclure directement dans le texte du message peut nĂ©anmoins ĂȘtre opportun lors du dĂ©bogage de programmes.

$SYSTEMD_LOG_TARGET

Destination pour journaliser les messages. Une des destinations parmi console (journaliser dans le terminal attachĂ©), console-prefixed (journaliser dans le terminal attachĂ©, mais avec des prĂ©fixes qui codent le niveau et le « service » de journalisation, consultez syslog (3)), kmsg (journaliser dans le tampon de journalisation circulaire du noyau), journal (journaliser dans le journal), journal-or-kmsg (journaliser dans le journal s’il est disponible et sinon dans kmsg), auto (dĂ©terminer automatiquement la cible appropriĂ©e de journalisation, c’est la destination par dĂ©faut), null (dĂ©sactive la sortie de journalisation).

$SYSTEMD_PAGER , $PAGER

Afficheur Ă  utiliser lorsque --no-pager n’est pas prĂ©cisĂ©. $SYSTEMD_PAGER est utilisĂ© s’il est dĂ©fini ; autrement, $PAGER est utilisĂ©. Si ni $SYSTEMD_PAGER , ni $PAGER n’ont de valeur, un ensemble d’afficheurs bien connus sont essayĂ©s Ă  tour de rĂŽle, incluant less (1) et more (1), jusqu’à ce qu’il y en ait un qui soit trouvĂ©. Si aucun afficheur n’est trouvĂ©, aucun afficheur n’est appelĂ©. DĂ©finir ces variables d’environnement Ă  une chaĂźne vide ou Ă  « cat » est Ă©quivalent Ă  l’utilisation de --no-pager .

Remarque : si $SYSTEMD_PAGERSECURE n’est pas dĂ©fini, $SYSTEMD_PAGER et $PAGER ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©s que pour dĂ©sactiver l’afficheur (avec « cat » ou « "" ») et autrement seront ignorĂ©s.

$SYSTEMD_LESS

Outrepasser les options passées à less (par défaut « FRSXMK »).

Les utilisateurs voudront peut-ĂȘtre changer deux options en particulier :

K

Cette option ordonne Ă  l’afficheur de quitter immĂ©diatement lorsque Ctrl+C est entrĂ©. Pour permettre Ă  less de gĂ©rer Ctrl+C lui-mĂȘme le retour Ă  l’invite de commande de l’afficheur, ne pas fournir cette option.

Si la valeur de $SYSTEMD_LESS n’inclut pas « K » et si l’afficheur appelĂ© est less , Ctrl+C sera ignorĂ© par l’exĂ©cutable et doit ĂȘtre gĂ©rĂ© par l’afficheur.

X

Cette option ordonne Ă  l’afficheur de ne pas envoyer les chaĂźnes d’initialisation et de dĂ©sinitialisation de termcap au terminal. C’est le choix par dĂ©faut afin de permettre aux sorties des commandes de rester visibles dans le terminal mĂȘme aprĂšs que l’afficheur soit fermĂ©. Toutefois, cela empĂȘche quelques fonctionnalitĂ©s de l’afficheur de fonctionner, en particulier, il n’est pas possible de faire dĂ©filer les sorties affichĂ©es avec la souris.

Notez que le rĂ©glage de la variable d’environnement $LESS normale n’a aucun effet sur les invocations de less par les outils de systemd.

Voir less (1) pour plus de détails.

$SYSTEMD_LESSCHARSET

Outrepasser le jeu de caractĂšres passĂ© Ă  less (par dĂ©faut « utf-8 », si le terminal invoquĂ© est compatible avec l’UTF-8).

Notez que le rĂ©glage de la variable d’environnement $LESSCHARSET normale n’a aucun effet sur les invocations de less par les outils de systemd.

$SYSTEMD_PAGERSECURE

Les commandes d’afficheur courantes comme less (1), en plus de « l’affichage », c’est-Ă -dire le dĂ©filement de la sortie, prennent en charge l’ouverture et l’écriture d’autres fichiers et l’exĂ©cution de commandes d’interprĂ©teur arbitraires. Quand les commandes sont invoquĂ©es avec des privilĂšges Ă©levĂ©s, par exemple sous sudo (8) ou pkexec (1), l’afficheur devient une limite de sĂ©curitĂ©. Il convient de veiller Ă  ce que seuls des programmes avec des fonctionnalitĂ©s strictement limitĂ©es soient utilisĂ©s comme afficheurs et que les fonctionnalitĂ©s comme l’ouverture ou la crĂ©ation de nouveaux fichiers ou le dĂ©marrage de sous-processus ne soient pas autorisĂ©es. Un « mode sĂ©curisé » pour l’afficher peut ĂȘtre activĂ© comme dĂ©crit ci-dessous, si l’afficheur le prend en charge≀ (la plupart des afficheurs ne sont pas Ă©crits de façon Ă  prendre cela en considĂ©ration). Il est recommandĂ© soit d’activer explicitement le « mode sĂ©curisé » soit de dĂ©sactiver complĂštement l’afficheur en utilisant --no-pager ou PAGER=cat lorsque des utilisateurs non fiables sont autorisĂ©s Ă  exĂ©cuter des commandes avec des privilĂšges Ă©levĂ©s.

Cette option prend un argument boolĂ©en. Lorsqu’elle est dĂ©finie Ă  vrai, le « mode sĂ©curisé » de l’afficheur est activĂ©. En « mode sĂ©curisé », LESSSECURE=1 est dĂ©fini lors de l’invocation de l’afficheur, ce qui lui indique de dĂ©sactiver les commandes qui ouvrent ou crĂ©ent des fichiers, ou qui dĂ©marrent un nouveau sous-processus. Actuellement, seul less (5) est connu pour comprendre cette variable et implĂ©menter le « mode sĂ©curisé ».

Quand l’option est dĂ©finie Ă  faux, aucune limitation n’est imposĂ©e Ă  l’afficheur. DĂ©finir SYSTEMD_PAGERSECURE=0 ou ne pas le supprimer de l’environnement hĂ©ritĂ© peut permettre Ă  l’utilisateur d’invoquer des commandes arbitraires.

Quand $SYSTEMD_PAGERSECURE n’est pas dĂ©fini, les outils de systemd tentent de dĂ©terminer automatiquement si le « mode sĂ©curisé » doit ĂȘtre activĂ© et si l’afficheur le prend en charge. Le « mode sĂ©curisé » est activĂ© si l’UID effectif est diffĂ©rent de celui du propriĂ©taire de la session de connexion (voir geteuid (2)) et sd_pid_get_owner_uid (3)) ou lors de l’exĂ©cution sous sudo (8) ou des outils similaires ( $SUDO_UID est dĂ©fini Ă  [8] ). Dans ces cas, SYSTEMD_PAGERSECURE=1 sera dĂ©fini et les afficheurs qui ne sont pas connus pour implĂ©menter le « mode sĂ©curisé » ne seront pas du tout utilisĂ©s. Notez que cette dĂ©tection automatique ne couvre que les mĂ©canismes les plus courants d’élĂ©vation des privilĂšges et qu’elle est conçue pour faciliter la tĂąche. Il est recommandĂ© de dĂ©finir explicitement $SYSTEMD_PAGERSECURE ou de dĂ©sactiver l’afficheur.

Notez que si les variables $SYSTEMD_PAGER ou $PAGER doivent ĂȘtre respectĂ©es, sauf pour dĂ©sactiver l’afficheur, $SYSTEMD_PAGERSECURE doit aussi ĂȘtre dĂ©fini.

$SYSTEMD_COLORS

Prend un argument boolĂ©en. Quand c’est « vrai », systemd et les utilitaires liĂ©s utiliseront la couleur pour leurs sorties, autrement, la sortie sera monochrome. En plus, la variable peut prendre une des valeurs spĂ©ciales suivantes : 16 ou 256 pour limiter l’usage des couleurs aux couleurs ANSI base 16 ou base 256 respectivement. Cela peut ĂȘtre prĂ©cisĂ© pour outrepasser la dĂ©cision automatique prise sur $TERM et quel que soit ce Ă  quoi la console est connectĂ©e.

$SYSTEMD_URLIFY

La valeur doit ĂȘtre un boolĂ©en. ContrĂŽle si les liens cliquables doivent ĂȘtre gĂ©nĂ©rĂ©s dans la sortie pour des Ă©mulateurs de terminaux le prenant en charge. Cela peut ĂȘtre indiquĂ© pour passer outre la dĂ©cision faite par systemd basĂ©e sur $TERM et d’autres conditions.

VOIR AUSSI

systemd (1), journalctl (1), loginctl (1), machinectl (1), systemd.unit (5), systemd.resource-control (5), systemd.special (7), wall (1), systemd.preset (5), systemd.generator (7), glob (7)

NOTES

1.

Caractéristiques du chargeur de démarrage

https://uapi-group.org/specifications/specs/boot_loader_specification

2.

Spécification des partitions détectables

https://uapi-group.org/specifications/specs/discoverable_partitions_specification

3.

LSB 3.0.0

http://refspecs.linuxbase.org/LSB_3.0.0/LSB-PDA/LSB-PDA/iniscrptact.html

4.

Il est recommandé pour les autres outils de définir et vérifier $SUDO_UID comme il convient, en le considérant comme une interface courante.

TRADUCTION

La traduction française de cette page de manuel a été créée par bubu <bubub@no-log.org>

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