Man page - init(1)
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SYSTEMD
NOMSYNOPSIS
DESCRIPTION
UNITĂS
RĂPERTOIRES
SIGNAUX
ENVIRONNEMENT
LIGNE DE COMMANDE DU NOYAU
INFORMATIONS DâIDENTIFICATION DU SYSTĂME
PROTOCOLE DE DISPONIBILITĂ
OPTIONS
Options dâintrospection et de dĂ©bogage
Options pour dupliquer en ligne de commande les réglages du noyau
EPOCH DE LâHORLOGE SYSTĂME
FICHIERS
HISTORIQUE
VOIR AUSSI
NOTES
TRADUCTION
NOM
systemd, init â Gestionnaire de services et de systĂšme systemd
SYNOPSIS
|
/usr/lib/systemd/systemd [OPTIONS...] |
||
|
init [OPTIONS...] {COMMANDE} |
DESCRIPTION
systemd est un gestionnaire de services et de systĂšme pour les systĂšmes dâexploitation Linux. LancĂ© comme premier processus (PID 1) lors de lâamorçage, il agit comme un systĂšme init qui met en place et entretient les services de lâespace utilisateur. Des instances distinctes sont lancĂ©es pour les utilisateurs connectĂ©s afin de dĂ©marrer leurs services.
systemd nâest gĂ©nĂ©ralement pas appelĂ© directement par lâutilisateur, mais est installĂ© comme lien symbolique /sbin/init et dĂ©marrĂ© au tout dĂ©but de lâamorçage du systĂšme. Les instances du gestionnaire dâutilisateurs sont dĂ©marrĂ©es automatiquement avec le service user@.service (5).
Pour la compatibilitĂ© avec SysV, si le binaire est appelĂ© comme init et nâest pas le premier processus de la machine (son PID nâest pas 1), cela exĂ©cutera telinit et passera tous les arguments de la ligne de commande sans modification. Cela signifie que init et telinit sont quasiment Ă©quivalents lorsquâils sont appelĂ©s dâune session de connexion normale. Consulter telinit (8) pour davantage dâinformations.
Lorsquâil est exĂ©cutĂ© en tant quâinstance du systĂšme, systemd interprĂšte le fichier de configuration system.conf et les fichiers des rĂ©pertoires system.conf.d . LorsquâutilisĂ© comme instance utilisateur, systemd interprĂšte le fichier de configuration user.conf et les fichiers dans les rĂ©pertoires user.conf.d . Consulter systemd-system.conf (5) pour plus dâinformations.
systemd contient des implĂ©mentations natives de diffĂ©rentes tĂąches qui doivent ĂȘtre exĂ©cutĂ©es lors du processus dâamorçage. Par exemple, il dĂ©finit le nom dâhĂŽte ou configure le pĂ©riphĂ©rique loopback de rĂ©seau. Il dĂ©finit aussi et monte divers systĂšmes de fichier dâAPI, tels que /sys/ ou /proc/ et /dev/ .
systemd rĂ©initialisera aussi lâhorloge systĂšme au tout dĂ©but de lâamorçage si elle paraĂźt ĂȘtre rĂ©glĂ©e de façon incorrecte. Voir la section « Epoch de lâhorloge systĂšme » ci-dessous.
Notez que certaines, mais pas toutes, interfaces fournies par systemd sont couvertes par la PortabilitĂ© dâinterface et promesse de stabilitĂ© [1] .
LâAPI D-Bus de systemd est dĂ©crite dans org.freedesktop.systemd1 (5) et org.freedesktop.LogControl1 (5).
Les systÚmes qui invoquent systemd dans un conteneur ou un environnement initrd devraient implémenter les spécifications Interface conteneur [4] ou Interface initrd [5] , respectivement.
UNITĂS
systemd offre un systĂšme de dĂ©pendances entre diverses entitĂ©s appelĂ©es « unitĂ©s » de onze types diffĂ©rents. Les unitĂ©s encapsulent divers objets utiles Ă lâamorçage du systĂšme et Ă son entretien. La majoritĂ© des unitĂ©s sont configurĂ©es dans des fichiers de configuration dâunitĂ© dont la syntaxe et lâensemble basique des options sont dĂ©crits dans systemd.unit (5), nĂ©anmoins dâautres sont créées automatiquement Ă partir dâautres fichiers de configuration, dynamiquement depuis lâĂ©tat du systĂšme ou de maniĂšre programmable au moment de lâexĂ©cution. Les unitĂ©s peuvent avoir diffĂ©rents Ă©tats dĂ©crits dans la table ci-dessous. Prenez en compte que les divers types dâunitĂ©s peuvent avoir un certain nombre de sous-Ă©tats supplĂ©mentaires qui sont mappĂ©s dans les Ă©tats gĂ©nĂ©raux dâunitĂ©s dĂ©crits ici.
Table 1. états dâACTIVITĂ des unitĂ©s
Les types dâunitĂ© suivants sont disponibles :
1. Les unitĂ©s service, qui dĂ©marrent et contrĂŽlent les dĂ©mons et les processus qui les composent. Pour plus dâinformations, consulter systemd.service (5).
2. Les unitĂ©s socket, qui encapsulent les IPC (inter-process communication) locaux ou les sockets rĂ©seau du systĂšme, pratiques pour lâactivation basĂ©e socket. Pour dâavantage de dĂ©tails sur les unitĂ©s socket, voir systemd.socket (5), pour des dĂ©tails sur lâactivation basĂ©e socket et dâautres formes dâactivation, voir daemon (7).
3. Les unitĂ©s cible sont utiles pour les unitĂ©s groupe ou pour fournir des points de synchronisation bien connus durant lâamorçage, consulter systemd.target (5).
4. Les unitĂ©s pĂ©riphĂ©rique exposent les pĂ©riphĂ©riques du noyau dans systemd et devraient ĂȘtre utilisĂ©es pour implĂ©menter lâactivation basĂ©e pĂ©riphĂ©rique. Pour plus de dĂ©tails, consulter systemd.device (5).
5. Les unités montage contrÎlent les points de montage dans le systÚme de fichiers, pour les détails voir systemd.mount (5).
6. Les unitĂ©s automontage fournissent des capacitĂ©s dâautomontage, pour les montages Ă la demande de systĂšmes de fichiers ainsi que pour lâamorçage en parallĂšle. Consulter systemd.automount (5).
7. Les unitĂ©s timer sont utiles pour dĂ©clencher lâactivation dâautres unitĂ©s basĂ©es sur les temporisateurs. Vous devriez trouver des dĂ©tails dans systemd.timer (5).
8. Les unitĂ©s swap sont semblables aux unitĂ©s de montage et encapsulent les partitions ou les fichiers de mĂ©moire dâĂ©change du systĂšme dâexploitation. Elles sont dĂ©crites dans systemd.swap (5).
9. Les unitĂ©s path devraient ĂȘtre utilisĂ©es pour activer dâautres services lorsque les objets du systĂšme de fichiers changent ou sont modifiĂ©s. Consulter systemd.path (5).
10. Les unitĂ©s slice devraient ĂȘtre utilisĂ©es pour grouper les unitĂ©s qui gĂšrent le fonctionnement du systĂšme (comme les unitĂ©s service et scope) dans un arbre hiĂ©rarchique pour des besoins de gestion de ressources. Consulter systemd.slice (5).
11. Les unités scope sont identiques aux unités service, mais gÚrent les processus extérieurs au lieu de les démarrer également. Voir systemd.scope (5).
Les unités sont nommées en fonction de leurs fichiers de configuration. Quelques unités ont une sémantique spéciale. Consulter systemd.special (7) pour une liste détaillée.
systemd reconnait diffĂ©rentes sortes de dĂ©pendances, incluant les dĂ©pendances positives ou nĂ©gatives dâexigence (c.Ă -d. Requires= et Conflicts= ) tout comme les dĂ©pendances ordonnĂ©es ( After= et Before= ). Remarquez que lâordre et la requĂȘte de dĂ©pendances sont indĂ©pendants. Si seulement une demande de dĂ©pendance existe entre deux unitĂ©s (par exemple, truc.service demande machin.service), mais sans dĂ©pendance ordonnĂ©e (truc.service aprĂšs machin.service) et que les deux doivent dĂ©marrer, alors elles seront dĂ©marrĂ©es en parallĂšle. Câest un modĂšle courant que des dĂ©pendances ordonnĂ©es et de requĂȘtes soient placĂ©es entre deux unitĂ©s. Tenez compte aussi, que la majoritĂ© des dĂ©pendances sont implicitement créées et entretenues par systemd . Dans la plupart des cas, il nâest pas nĂ©cessaire de dĂ©clarer de dĂ©pendances supplĂ©mentaires manuellement, toutefois cela reste possible Ă faire.
Les programmes dâapplication et les unitĂ©s (Ă travers les dĂ©pendances) peuvent nĂ©cessiter des changements dâĂ©tat dâunitĂ©s. Dans systemd ces requĂȘtes sont encapsulĂ©es comme « jobs », et entretenues dans une file de tĂąches. Les tĂąches (jobs) peuvent rĂ©ussir ou Ă©chouer, leur exĂ©cution est commandĂ©e selon lâordonnancement des dĂ©pendances des unitĂ©s pour lesquelles elles ont Ă©tĂ© planifiĂ©es.
Ă lâamorçage systemd active lâunitĂ© target default.target dont la tĂąche est dâactiver les services Ă lâamorçage et autres unitĂ©s Ă lâamorçage en les requĂ©rant Ă travers des dĂ©pendances. Habituellement, le nom dâunitĂ© est juste un alias (lien symbolique) pour soit graphical.target (pour un amorçage des plus complets dans lâinterface utilisateur) ou multi-user.target (pour des amorçages uniquement en console, pour une utilisation dans des environnements embarquĂ©s ou de serveurs, ou similaires ; un sous-ensemble de graphical.target). Cependant, cela reste Ă la discrĂ©tion de lâadministrateur de le configurer comme un alias pour toute autre unitĂ© target. Voir systemd.special (7) pour plus de dĂ©tails sur les unitĂ©s target.
Lors du premier amorçage, systemd activera ou désactivera les unités selon une politique préétablie. Voir systemd.preset (5) et « First Boot Semantics » dans machine-id (5).
systemd ne conserve quâun ensemble minimal dâunitĂ©s chargĂ©es en mĂ©moire. SpĂ©cifiquement, les seules unitĂ©s chargĂ©es en mĂ©moire sont celles pour lesquelles au moins lâune de ces conditions est vraie :
1. Elle est dans un Ă©tat actif, activation, dĂ©sactivation ou en Ă©chec (câest-Ă -dire tout Ă©tat dâunitĂ© exceptĂ© « inactif »)
2. Elle possÚde une file de tùches pour ça
3. Elle est une dépendance pour au moins une autre unité chargée en mémoire
4. Elle dispose dâune certaine forme de ressource encore allouĂ©e (p.ex une unitĂ© service qui est inactive mais pour laquelle un processus perdure qui a ignorĂ© la demande dâarrĂȘt).
5. Elle a été attachée en mémoire par programmation avec un appel à D-Bus
systemd chargera automatiquement et implicitement les unitĂ©s du disque (si elles ne sont pas dĂ©jĂ chargĂ©es) dĂšs quâelles seront demandĂ©es par les opĂ©rations en cours. Cependant, sous bien des aspects, le fait quâune unitĂ© soit chargĂ©e ou pas reste invisible aux clients. Utilisez systemctl list-units --all pour lister de maniĂšre comprĂ©hensible toutes les unitĂ©s actuellement chargĂ©es. Toute unitĂ© pour laquelle aucune des conditions ci-dessus ne sâapplique est dĂšs que possible dĂ©chargĂ©e. Remarquez que lorsquâune unitĂ© est dĂ©chargĂ©e de la mĂ©moire, ses donnĂ©es comptables sont vidĂ©es aussi. De toute maniĂšre, ces donnĂ©es ne sont gĂ©nĂ©ralement pas perdues, vu quâun enregistrement de journal est gĂ©nĂ©rĂ© dĂ©clarant les ressources consommĂ©es chaque fois quâune unitĂ© sâĂ©teint.
Les processus créés par systemd sont placĂ©s dans des groupes de contrĂŽle Linux individuels nommĂ©s dâaprĂšs lâunitĂ© Ă laquelle ils appartiennent dans la hiĂ©rarchie privĂ©e de systemd .(voir Groupes de contrĂŽle v2 [1] pour plus dâinformations sur les groupes de contrĂŽle ou « cgroups »). systemd utilise cela pour garder une trace effective des processus. Lâinformation du groupe de contrĂŽle est entretenue dans le noyau, et est accessible Ă lâaide de la hiĂ©rarchie du systĂšme de fichiers (sous /sys/fs/cgroup/ ), ou des outils comme systemd-cgls (1) ou ps (1) ( ps xawf -eo pid,user,cgroup,args est particuliĂšrement utile pour lister tous les processus et les unitĂ©s systemd auxquelles ils appartiennent).
systemd est compatible avec le systĂšme init de SysV dans un large degré : les scripts init de SysV sont pris en charge et simplement lus comme une alternative (avec des limites) au format des fichiers de configuration. Lâinterface /dev/initctl de SysV est fournie et des implĂ©mentations compatibles des divers outils client SysV sont disponibles. En plus de cela, diffĂ©rentes fonctionnalitĂ©s Unix implantĂ©es comme /etc/fstab ou la base de donnĂ©es utmp sont prises en charge.
systemd a un systĂšme de transactions minimal : si une unitĂ© a besoin de dĂ©marrer ou de sâĂ©teindre, il lâajoutera ainsi que ses dĂ©pendances dans une transaction temporaire. Alors, il vĂ©rifiera la cohĂ©rence de la transaction (câest-Ă -dire si lâordre de toutes les unitĂ©s est sans cycle). Sinon, systemd essaiera de la rĂ©parer, et supprimera les tĂąches non essentielles de la transaction qui pourraient supprimer la boucle. Aussi, systemd essaie de supprimer les tĂąches dans la transaction qui pourraient stopper un service en fonctionnement. Finalement, il vĂ©rifie si les tĂąches de la transaction rentrent en contradiction avec dâautres tĂąches dĂ©jĂ dans la liste dâattente, et facultativement la transaction est annulĂ©e. Si tout va bien et que la transaction est cohĂ©rente et minime dans son impact, elle est intĂ©grĂ©e aux autres tĂąches en attente et ajoutĂ©e Ă la liste dâexĂ©cution. Dans les faits, cela signifie quâavant dâexĂ©cuter une opĂ©ration demandĂ©e systemd vĂ©rifiera que cela a du sens, la rĂ©parera si possible, et nâĂ©chouera que si vraiment cela ne peut pas fonctionner.
Remarquez que les transactions sont gĂ©nĂ©rĂ©es indĂ©pendamment de lâĂ©tat de lâunitĂ© au moment du fonctionnement, ainsi, par exemple, si une tĂąche de dĂ©marrage est demandĂ©e sur une unitĂ© dĂ©jĂ dĂ©marrĂ©e, elle gĂ©nĂ©rera toujours une transaction et rĂ©veillera toutes les dĂ©pendances inactives (et provoquera la propagation dâautres tĂąches conformĂ©ment aux relations dĂ©finies). En effet, la tĂąche mise en file dâattente est comparĂ©e, au moment de lâexĂ©cution, Ă lâĂ©tat de lâunitĂ© cible et est considĂ©rĂ©e comme rĂ©ussie et terminĂ©e lorsque les deux exigences sont satisfaites. Toutefois, cette tĂąche attire Ă©galement dâautres dĂ©pendances en raison des relations dĂ©finies et entraĂźne donc, dans notre exemple, des tĂąches de dĂ©marrage pour nâimporte laquelle de ces unitĂ©s inactives alors aussi mises en file dâattente.
Les unitĂ©s peuvent ĂȘtre gĂ©nĂ©rĂ©es dynamiquement au moment du dĂ©marrage et du rechargement du gestionnaire de systĂšme, par exemple sur la base dâautres fichiers de configuration ou de paramĂštres transmis sur la ligne de commande du noyau. Pour les dĂ©tails, voir systemd.generator (7).
RĂPERTOIRES
Répertoires des unités systÚme
Le gestionnaire de systĂšme systemd lit Ă partir de nombreux rĂ©pertoires la configuration des unitĂ©s. Les paquets qui dĂ©sirent installer des fichiers dâunitĂ© devraient les placer dans le rĂ©pertoire renvoyĂ© par pkg-config systemd --variable=systemdsystemunitdir . Les autres rĂ©pertoires vĂ©rifiĂ©s sont /usr/local/lib/systemd/system et /usr/lib/systemd/system . La configuration de lâutilisateur a toujours la prĂ©sĂ©ance. pkg-config systemd --variable=systemdsystemconfdir renvoie le chemin du rĂ©pertoire de la configuration du systĂšme. Les paquets ne modifieront le contenu de ces rĂ©pertoires seulement avec les commandes enable et disable de lâoutil systemctl (1). La liste de lâensemble des rĂ©pertoires est fournie dans systemd.unit (5).
RĂ©pertoires de lâunitĂ© utilisateur
Des rĂšgles similaires sâappliquent aux rĂ©pertoires utilisateur de lâunitĂ©. LĂ nĂ©anmoins, la SpĂ©cification du rĂ©pertoire de base XDG [6] est suivie pour trouver les unitĂ©s. Les applications devraient placer leurs fichiers dâunitĂ© dans le rĂ©pertoire renvoyĂ© par pkg-config systemd --variable=systemduserunitdir . La configuration globale est faite dans le rĂ©pertoire mentionnĂ© par pkg-config systemd --variable=systemduserconfdir . Les commandes enable et disable de lâoutil systemctl (1) peuvent gĂ©rer lâactivation ou la dĂ©sactivation dâunitĂ©s globalement (câest-Ă -dire pour tous les utilisateurs) ou en privĂ© (pour un utilisateur). La liste complĂšte des rĂ©pertoires est fournie dans systemd.unit (5).
Répertoire des scripts init de SysV
Lâemplacement du rĂ©pertoire de script init de SysV varie suivant les distributions. Si systemd ne peut pas trouver de fichier dâunitĂ© natif pour un service demandĂ©, il cherchera un script init de SysV du mĂȘme nom (avec le suffixe .service enlevĂ©).
RĂ©pertoire de ferme de liens de niveau dâexĂ©cution de SysV
Lâemplacement du rĂ©pertoire de la ferme de liens de niveau dâexĂ©cution de SysV varie entre les distributions. systemd prendra en compte cette ferme de liens pour savoir si un service doit ĂȘtre activĂ©. Notez quâune unitĂ© service avec un fichier de configuration natif ne peut pas ĂȘtre dĂ©marrĂ©e en lâactivant dans la ferme de lien de niveau dâexĂ©cution de SysV.
SIGNAUX
Le service Ă©coute divers signaux de processus UNIX qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour demander diffĂ©rentes actions de maniĂšre asynchrone. La gestion du signal est activĂ©e trĂšs tĂŽt lors du dĂ©marrage, avant que tout autre processus ne soit invoquĂ©. NĂ©anmoins, un gestionnaire de supervision de conteneur ou similaire qui veut demander ces opĂ©rations Ă travers ce mĂ©canisme doit prendre en compte que cette fonctionnalitĂ© nâest pas disponible lors de la phase premiĂšre dâinitialisation. Un message de notification sd_notify() portant le champ X_SYSTEMD_SIGNALS_LEVEL=2 nâest Ă©mis quâune fois les gestionnaires de signaux activĂ©s ; voir ci-dessous. Cela est utilisĂ© pour planifier correctement la soumission de ces signaux.
SIGTERM
Ă la rĂ©ception de ce signal, le gestionnaire de systĂšme systemd sĂ©rialise son Ă©tat, sâexĂ©cute Ă nouveau et dĂ©sĂ©rialise Ă nouveau lâĂ©tat sauvegardĂ©. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl daemon-reexec .
Les gestionnaires dâutilisateur de systemd dĂ©marreront lâunitĂ© exit.target quand le signal est reçu. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl --user start exit.target --job-mode=replace-irreversibly .
SIGINT
Ă la rĂ©ception de ce signal, le gestionnaire de systĂšme systemd dĂ©marre lâunitĂ© ctrl-alt-del.target. Cela est quasiment lâĂ©quivalent de systemctl start ctrl-alt-del.target --job-mode=replace=irreversibly . Si ce signal est reçu plus de sept fois en deux secondes, un rĂ©amorçage (reboot) immĂ©diat est dĂ©clenchĂ©. Remarquez que presser Ctrl+Alt+Suppr sur la console dĂ©clenchera ce signal. Par consĂ©quent, si un rĂ©amorçage est suspendu, presser Ctrl+Alt+Suppr plus de sept fois en deux secondes est une maniĂšre relativement sĂ»re pour dĂ©clencher un rĂ©amorçage immĂ©diat.
Les gestionnaires dâutilisateur de systemd traitent ce signal de la mĂȘme maniĂšre que SIGTERM .
SIGWINCH
Lorsque ce signal est reçu, le gestionnaire de systĂšme systemd dĂ©marrera lâunitĂ© kbrequest.target. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl start kbrequest.target .
Ce signal est ignorĂ© par les gestionnaires dâutilisateur de systemd .
SIGPWR
Lorsque ce signal est reçu, le gestionnaire systemd dĂ©marrera lâunitĂ© sigpwr.target. Câest quasiment Ă©quivalent Ă systemctl start sigpwr.target .
SIGUSR1
Le gestionnaire systemd essaiera de se reconnecter au bus D-Bus à la réception de ce message.
SIGUSR2
Lorsque ce signal est reçu, le gestionnaire systemd journalisera son Ă©tat complet sous une forme humainement lisible. Les donnĂ©es journalisĂ©es sont les mĂȘmes que celles affichĂ©es par systemd-analyze dump .
SIGHUP
Rechargement de la configuration complÚte du démon. Cela est quasiment équivalent à systemctl daemon-reload .
SIGRTMIN+0
Entrer en mode par dĂ©faut, dĂ©marrer lâunitĂ© default.target. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl isolate default.target .
SIGRTMIN+1
Entrer en mode de secours (rescue), dĂ©marrer lâunitĂ© rescue.target. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl isolate rescue.target .
SIGRTMIN+2
Entrer en mode urgence, dĂ©marrer lâunitĂ© emergency.service. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl isolate emergency.service .
SIGRTMIN+3
ArrĂȘter la machine, dĂ©marrer lâunitĂ© halt.target. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl start halt.target --job-mode=replace-irreversibly .
SIGRTMIN+4
Ăteindre la machine, dĂ©marrer lâunitĂ© poweroff.target. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl start poweroff.target --job-mode=replace-irreversibly .
SIGRTMIN+5
Réamorcer la machine, démarrer le réamorçage des unités reboot.target. Cela est quasiment équivalent à systemctl start reboot.target --job-mode=replace-irreversibly .
SIGRTMIN+6
RĂ©amorcer la machine Ă lâaide de kexec, dĂ©marrer les unitĂ©s kexec.target. Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl start kexec.target --job-mode=replace-irreversibly .
SIGRTMIN+7
RĂ©amorcer lâespace utilisateur, dĂ©marrer le rĂ©amorçage de lâunitĂ© soft-reboot.target . Cela est quasiment Ă©quivalent Ă systemctl start soft-reboot.target --job-mode=replace-irreversibly .
Ajouté dans la version 254.
SIGRTMIN+13
ArrĂȘter la machine immĂ©diatement.
SIGRTMIN+14
Ăteindre la machine immĂ©diatement.
SIGRTMIN+15
Réamorcer immédiatement la machine.
SIGRTMIN+16
Réamorcer immédiatement la machine avec kexec.
SIGRTMIN+17
RĂ©amorcer immĂ©diatement lâespace utilisateur
Ajouté dans la version 254.
SIGRTMIN+20
Activer lâaffichage des messages dâĂ©tat sur la console, comme contrĂŽlĂ© Ă lâaide de systemd.show_status=1 sur la ligne de commande du noyau.
Vous pouvez préférer utiliser SetShowStatus() au lieu de SIGRTMIN+20 pour prévenir les situations de compétition. Voir org.freedesktop.systemd1 (5).
SIGRTMIN+21
DĂ©sactiver lâaffichage des messages dâĂ©tat sur la console, comme contrĂŽlĂ© Ă lâaide de systemd.show_status=0 sur la ligne de commande du noyau.
Vous pouvez préférer utiliser SetShowStatus() au lieu de SIGRTMIN+21 pour prévenir les situations de compétition. Voir org.freedesktop.systemd1 (5).
SIGRTMIN+22
DĂ©finir le niveau de journal du gestionnaire de services à « debug », dâune maniĂšre Ă©quivalente Ă systemd.log_level=debug sur la ligne de commande du noyau.
SIGRTMIN+23
Restaurer le niveau de journalisation Ă sa valeur configurĂ©e. La valeur configurĂ©e est dĂ©rivĂ©e de â dans lâordre de prioritĂ© â la valeur spĂ©cifiĂ©e avec systemd.log-level= sur la ligne de commande du noyau, ou la valeur spĂ©cifiĂ©e avec LogLevel= dans le fichier de configuration ou celle interne par dĂ©faut de « info ».
Ajouté dans la version 239.
SIGRTMIN+24
Sortie immédiate du gestionnaire (disponible seulement pour --user instances).
Ajouté dans la version 195.
SIGRTMIN+25
DĂšs rĂ©ception de ce message le gestionnaire systemd sâexĂ©cutera Ă nouveau de lui-mĂȘme. Câest quasiment Ă©quivalent Ă systemctl daemon-reexec sauf que cela sera fait de maniĂšre asynchrone.
Le gestionnaire systemd traite ce signal de la mĂȘme façon que SIGTERM .
Ajouté dans la version 250.
SIGRTMIN+26
Restaurer la cible journal Ă sa valeur configurĂ©e. La valeur configurĂ©e est dĂ©rivĂ©e de â dans lâordre de prioritĂ© â la valeur spĂ©cifiĂ©e avec systemd.log.target= sur la ligne de commande du noyau, ou est la valeur spĂ©cifiĂ©e avec LogTarget= dans le fichier de configuration ou celle interne par dĂ©faut.
Ajouté dans la version 239.
SIGRTMIN+27 , SIGRTMIN+28
DĂ©finir la cible journal à « console » pour SIGRTMIN+27 (ou « kmsg » pour SIGRTMIN+28 ), dâune maniĂšre Ă©quivalente Ă systemd.log_target=console (ou systemd.log_target=kmsg pour SIGRTMIN+28 ) sur la ligne de commande du noyau.
Ajouté dans la version 239.
ENVIRONNEMENT
Le bloc dâenvironnement du gestionnaire de systĂšme est initialement dĂ©fini par le noyau. (En particulier, les assignations « clĂ©=valeur » de la ligne de commande du noyau sont changĂ©es en variables dâenvironnement pour le PID 1). Pour le gestionnaire dâutilisateurs, le gestionnaire systĂšme dĂ©finit lâenvironnement comme dĂ©crit dans la section « Environment Variables in Spawned Processes » (« Variables dâenvironnement dans les processus créés ») de systemd.exec (5). Le rĂ©glage DefaultEnvironment= du gestionnaire du systĂšme sâapplique Ă tous les services, incluant user@.service. Des entrĂ©es supplĂ©mentaires peuvent ĂȘtre configurĂ©es (comme pour tout autre service) avec les rĂ©glages Environment= et EnvironmentFile= pour user@.service (voir systemd.exec (5)). De mĂȘme, des variables dâenvironnement peuvent ĂȘtre dĂ©finies avec le rĂ©glage de ManagerEnvironment= dans systemd-system.conf (5) et systemd-user.conf (5).
Quelques variables interprétables par systemd :
$SYSTEMD_LOG_LEVEL
Le niveau maximal de journalisation de messages Ă©mis (messages avec un niveau de journalisation supĂ©rieur, câest-Ă -dire les moins importants seront supprimĂ©s). Cette variable prend une liste de valeurs sĂ©parĂ©es par des virgules. Une valeur peut ĂȘtre (par ordre dâimportance dĂ©croissante) emerg , alert , crit , err , warning , notice , info , debug ou un entier dans lâintervalle 0...7. Consultez syslog (3) pour davantage dâinformations. Chaque valeur peut ĂȘtre optionnellement prĂ©fixĂ©e avec console , syslog , kmsg ou journal suivi dâun deux-points ( : ) pour dĂ©finir le niveau de journalisation maximal pour la cible spĂ©cifique de journal (par exemple SYSTEMD_LOG_LEVEL=debug,console:info indique de journaliser au niveau debug exceptĂ© pour la journalisation vers la console qui doit sâeffectuer au niveau info ). Notez que le niveau maximal de journalisation globale est prioritaire sur tout niveau maximal de journalisation par cible.
Cela peut-ĂȘtre Ă©crasĂ© par -log-level= .
$SYSTEMD_LOG_COLOR
Un booléen. Si la valeur est vrai, les messages écrits sur le terminal seront colorés selon la priorité.
Cela peut ĂȘtre Ă©crasĂ© avec -log-color= .
$SYSTEMD_LOG_TIME
Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages du journal de la console seront prĂ©fixĂ©s dâun horodatage.
Cela peut ĂȘtre Ă©crasĂ© avec -log-time= .
Ajouté dans la version 246.
$SYSTEMD_LOG_LOCATION
Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages seront prĂ©fixĂ©s par un nom de fichier et du numĂ©ro de ligne du code source dâoĂč vient le message.
Cela peut ĂȘtre Ă©crasĂ© avec -log-location= .
$SYSTEMD_LOG_TID
Un boolĂ©en. Si la valeur est vrai, les messages seront prĂ©fixĂ©s par lâidentifiant numĂ©rique du thread actuel (TID).
Ajouté dans la version 247.
$SYSTEMD_LOG_TARGET
Destination pour journaliser les messages. Une des destinations parmi console (journaliser dans le terminal attachĂ©), console-prefixed (journaliser dans le terminal attachĂ©, mais avec des prĂ©fixes qui codent le niveau et le « service » de journalisation, consultez syslog (3)), kmsg (journaliser dans le tampon de journalisation circulaire du noyau), journal (journaliser dans le journal), journal-or-kmsg (journaliser dans le journal sâil est disponible et sinon dans kmsg), auto (dĂ©terminer automatiquement la cible appropriĂ©e de journalisation, câest la destination par dĂ©faut), null (dĂ©sactive la sortie de journalisation).
Cela peut ĂȘtre Ă©crasĂ© avec -log-target= .
$SYSTEMD_LOG_RATELIMIT_KMSG
Que ce soit pour le taux de requĂȘte kmsg ou pas. Prend un boolĂ©en. Par dĂ©faut « true ». Si dĂ©sactivĂ©, systemd ne limitera pas le taux des messages Ă©crits Ă kmsg.
Ajouté dans la version 254.
$XDG_CONFIG_HOME , $XDG_CONFIG_DIRS , $XDG_DATA_HOME , $XDG_DATA_DIRS
Le gestionnaire utilisateur de systemd utilise ces variables en accord avec la XDG Base Directory specification [6] pour sa configuration.
$SYSTEMD_UNIT_PATH , $SYSTEMD_GENERATOR_PATH , $SYSTEMD_ENVIRONMENT_GENERATOR_PATH
Pour contrĂŽler oĂč systemd cherche les fichiers dâunitĂ© et les gĂ©nĂ©rateurs.
Ces variables peuvent contenir une liste de chemins, sĂ©parĂ©s par des deux-points ( : ). Lorsque dĂ©finie, si la liste se termine avec un composant vide (« ...: »), cette liste est prĂ©fixĂ©e avec la lâensemble habituel des chemins. Sinon, la liste indiquĂ©e remplace lâensemble habituel des chemins.
$SYSTEMD_PAGER , $PAGER
Afficheur Ă utiliser lorsque --no-pager nâest pas prĂ©cisĂ©. $SYSTEMD_PAGER est utilisĂ© sâil est dĂ©fini ; autrement, $PAGER est utilisĂ©. Si ni $SYSTEMD_PAGER , ni $PAGER nâont de valeur, un ensemble dâafficheurs bien connus sont essayĂ©s Ă tour de rĂŽle, incluant less (1) et more (1), jusquâĂ ce quâil y en ait un qui soit trouvĂ©. Si aucun afficheur nâest trouvĂ©, aucun afficheur nâest appelĂ©. DĂ©finir ces variables dâenvironnement Ă une chaĂźne vide ou à « cat » est Ă©quivalent Ă lâutilisation de --no-pager .
Remarque : si $SYSTEMD_PAGERSECURE nâest pas dĂ©fini, $SYSTEMD_PAGER et $PAGER ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©s que pour dĂ©sactiver lâafficheur (avec « cat » ou « "" ») et autrement seront ignorĂ©s.
$SYSTEMD_LESS
Outrepasser les options passées à less (par défaut « FRSXMK »).
Les utilisateurs voudront peut-ĂȘtre changer deux options en particulier :
K
Cette option ordonne Ă lâafficheur de quitter immĂ©diatement lorsque Ctrl+C est entrĂ©. Pour permettre Ă less de gĂ©rer Ctrl+C lui-mĂȘme le retour Ă lâinvite de commande de lâafficheur, ne pas fournir cette option.
Si la valeur de $SYSTEMD_LESS nâinclut pas « K » et si lâafficheur appelĂ© est less , Ctrl+C sera ignorĂ© par lâexĂ©cutable et doit ĂȘtre gĂ©rĂ© par lâafficheur.
X
Cette option ordonne Ă lâafficheur de ne pas envoyer les chaĂźnes dâinitialisation et de dĂ©sinitialisation de termcap au terminal. Câest le choix par dĂ©faut afin de permettre aux sorties des commandes de rester visibles dans le terminal mĂȘme aprĂšs que lâafficheur soit fermĂ©. Toutefois, cela empĂȘche quelques fonctionnalitĂ©s de lâafficheur de fonctionner, en particulier, il nâest pas possible de faire dĂ©filer les sorties affichĂ©es avec la souris.
Notez que le rĂ©glage de la variable dâenvironnement $LESS normale nâa aucun effet sur les invocations de less par les outils de systemd.
Voir less (1) pour plus de détails.
$SYSTEMD_LESSCHARSET
Outrepasser le jeu de caractĂšres passĂ© Ă less (par dĂ©faut « utf-8 », si le terminal invoquĂ© est compatible avec lâUTF-8).
Notez que le rĂ©glage de la variable dâenvironnement $LESSCHARSET normale nâa aucun effet sur les invocations de less par les outils de systemd.
$SYSTEMD_PAGERSECURE
Les commandes dâafficheur courantes comme less (1), en plus de « lâaffichage », câest-Ă -dire le dĂ©filement de la sortie, prennent en charge lâouverture et lâĂ©criture dâautres fichiers et lâexĂ©cution de commandes dâinterprĂ©teur arbitraires. Quand les commandes sont invoquĂ©es avec des privilĂšges Ă©levĂ©s, par exemple sous sudo (8) ou pkexec (1), lâafficheur devient une limite de sĂ©curitĂ©. Il convient de veiller Ă ce que seuls des programmes avec des fonctionnalitĂ©s strictement limitĂ©es soient utilisĂ©s comme afficheurs et que les fonctionnalitĂ©s comme lâouverture ou la crĂ©ation de nouveaux fichiers ou le dĂ©marrage de sous-processus ne soient pas autorisĂ©es. Un « mode sĂ©curisé » pour lâafficher peut ĂȘtre activĂ© comme dĂ©crit ci-dessous, si lâafficheur le prend en charge†(la plupart des afficheurs ne sont pas Ă©crits de façon Ă prendre cela en considĂ©ration). Il est recommandĂ© soit dâactiver explicitement le « mode sĂ©curisé » soit de dĂ©sactiver complĂštement lâafficheur en utilisant --no-pager ou PAGER=cat lorsque des utilisateurs non fiables sont autorisĂ©s Ă exĂ©cuter des commandes avec des privilĂšges Ă©levĂ©s.
Cette option prend un argument boolĂ©en. Lorsquâelle est dĂ©finie Ă vrai, le « mode sĂ©curisé » de lâafficheur est activĂ©. En « mode sĂ©curisé », LESSSECURE=1 est dĂ©fini lors de lâinvocation de lâafficheur, ce qui lui indique de dĂ©sactiver les commandes qui ouvrent ou crĂ©ent des fichiers, ou qui dĂ©marrent un nouveau sous-processus. Actuellement, seul less (5) est connu pour comprendre cette variable et implĂ©menter le « mode sĂ©curisé ».
Quand lâoption est dĂ©finie Ă faux, aucune limitation nâest imposĂ©e Ă lâafficheur. DĂ©finir SYSTEMD_PAGERSECURE=0 ou ne pas le supprimer de lâenvironnement hĂ©ritĂ© peut permettre Ă lâutilisateur dâinvoquer des commandes arbitraires.
Quand $SYSTEMD_PAGERSECURE nâest pas dĂ©fini, les outils de systemd tentent de dĂ©terminer automatiquement si le « mode sĂ©curisé » doit ĂȘtre activĂ© et si lâafficheur le prend en charge. Le « mode sĂ©curisé » est activĂ© si lâUID effectif est diffĂ©rent de celui du propriĂ©taire de la session de connexion (voir geteuid (2)) et sd_pid_get_owner_uid (3)) ou lors de lâexĂ©cution sous sudo (8) ou des outils similaires ( $SUDO_UID est dĂ©fini Ă [6] ). Dans ces cas, SYSTEMD_PAGERSECURE=1 sera dĂ©fini et les afficheurs qui ne sont pas connus pour implĂ©menter le « mode sĂ©curisé » ne seront pas du tout utilisĂ©s. Notez que cette dĂ©tection automatique ne couvre que les mĂ©canismes les plus courants dâĂ©lĂ©vation des privilĂšges et quâelle est conçue pour faciliter la tĂąche. Il est recommandĂ© de dĂ©finir explicitement $SYSTEMD_PAGERSECURE ou de dĂ©sactiver lâafficheur.
Notez que si les variables $SYSTEMD_PAGER ou $PAGER doivent ĂȘtre respectĂ©es, sauf pour dĂ©sactiver lâafficheur, $SYSTEMD_PAGERSECURE doit aussi ĂȘtre dĂ©fini.
$SYSTEMD_COLORS
Prend un argument boolĂ©en. Quand câest « vrai », systemd et les utilitaires liĂ©s utiliseront la couleur pour leurs sorties, autrement, la sortie sera monochrome. En plus, la variable peut prendre une des valeurs spĂ©ciales suivantes : 16 ou 256 pour limiter lâusage des couleurs aux couleurs ANSI base 16 ou base 256 respectivement. Cela peut ĂȘtre prĂ©cisĂ© pour outrepasser la dĂ©cision automatique prise sur $TERM et quel que soit ce Ă quoi la console est connectĂ©e.
$SYSTEMD_URLIFY
La valeur doit ĂȘtre un boolĂ©en. ContrĂŽle si les liens cliquables doivent ĂȘtre gĂ©nĂ©rĂ©s dans la sortie pour des Ă©mulateurs de terminaux le prenant en charge. Cela peut ĂȘtre indiquĂ© pour passer outre la dĂ©cision faite par systemd basĂ©e sur $TERM et dâautres conditions.
$LISTEN_PID , $LISTEN_FDS , $LISTEN_FDNAMES
DĂ©finition par systemd des processus supervisĂ©s lors de lâactivation basĂ©e socket. Consulter sd_listen_fds (3) pour plus dâinformations.
$NOTIFY_SOCKET
DĂ©finie par le gestionnaire de services pour ses services pour les notifications dâĂ©tat et de disponibilitĂ©. Cette variable est Ă©galement utilisĂ©e par le gestionnaire de services pour notifier aux gestionnaires de supervision de conteneurs ou aux gestionnaires de services situĂ©s au-dessus de la pile de sa propre progression. Voir sd_notify (3) et la section concernĂ©e ci-dessous pour plus dâinformations.
Pour les variables dâenvironnement supplĂ©mentaires comprises par systemd et ses divers composants, consulter Variables dâenvironnement connues [7] .
LIGNE DE COMMANDE DU NOYAU
Lorsque lancĂ© comme instance systĂšme, systemd analyse un certain nombre dâoptions listĂ©es ci-dessous. Elles peuvent ĂȘtre spĂ©cifiĂ©es comme arguments de ligne de commande du noyau qui sont analysĂ©s de diverses sources en fonction de lâenvironnement dans lequel systemd est exĂ©cutĂ©. Si lancĂ© dans un conteneur Linux, ces options sont analysĂ©es depuis les arguments de la ligne de commande passĂ©s Ă systemd lui-mĂȘme, aprĂšs nâimporte quelle option de ligne de commande listĂ©e dans la section OPTIONS ci-dessous. Si lancĂ© hors dâun conteneur Linux, ces arguments sont analysĂ©s depuis /proc/cmdline et sinon depuis la variable EFI « SystemdOptions » (pour les systĂšmes EFI). Les options de /proc/cmdline ont une prioritĂ© plus haute.
Remarque : lâutilisation de « SystemdOptions » est obsolĂšte.
Les variables suivantes sont comprises :
systemd.unit= , rd.systemd.unit=
Outrepasser lâunitĂ© Ă activer lors de lâamorçage. Câest par dĂ©faut default.target. Cela peut ĂȘtre utilisĂ© pour amorcer temporairement avec une unitĂ© dâamorçage diffĂ©rente, par exemple rescue.target ou emergency.service. Voir systemd.special (7) pour des dĂ©tails Ă propos de ces unitĂ©s. Lâoption prĂ©fixĂ©e avec « rd. » nâest honorĂ©e que dans lâinitrd, tandis que celle qui nâest pas prĂ©fixĂ©e nâest honorĂ©e que dans le systĂšme principal.
systemd.dump_core
Prend un argument boolĂ©en ou active lâoption si spĂ©cifiĂ©e sans argument. Si activĂ©, le gestionnaire de systemd (PID 1) effectue un vidage du noyau lorsquâil plante. Sinon, aucun vidage du noyau nâest créé. La valeur par dĂ©faut est « enabled » (activĂ©e).
Ajouté dans la version 233.
systemd.crash_chvt
Prend un entier positif ou un argument boolĂ©en. Peut aussi ĂȘtre spĂ©cifiĂ© sans argument, avec le mĂȘme effet quâavec un boolĂ©en positif. Si un entier positif (dans la plage 1â63) est indiquĂ©, le gestionnaire du systĂšme (PID 1) activera le terminal virtuel indiquĂ© lorsquâil plante. Par dĂ©faut dĂ©sactivĂ©, ce qui signifie que de telles interruptions ne sont pas prĂ©vues. Si rĂ©glĂ© Ă activĂ©, le terminal virtuel sur lequel les messages du noyau sont Ă©crits est utilisĂ© Ă la place.
Ajouté dans la version 233.
systemd.crash_shell
Prend un argument boolĂ©en ou active lâoption si indiquĂ©e sans aucun argument. Si activĂ©, le gestionnaire systĂšme (PID 1) fait apparaĂźtre un interprĂ©teur de commandes lorsquâil plante. Autrement, aucun interprĂ©teur de commandes nâapparaĂźt. DĂ©sactivĂ© par dĂ©faut, pour raisons de sĂ©curitĂ©, car lâinterprĂ©teur de commandes nâest pas protĂ©gĂ© par une authentification par mot de passe.
Ajouté dans la version 233.
systemd.crash_action=
Prend un des arguments « freeze », « reboot » ou « poweroff ». Par dĂ©faut, câest « freeze ». Si rĂ©glĂ© à « freeze », le systĂšme restera suspendu indĂ©finiment si le gestionnaire de services (PID 1) plante. Si rĂ©glĂ© sur « reboot », le gestionnaire du systĂšme (PID 1) rĂ©amorcera la machine automatiquement lors dâun plantage, aprĂšs un dĂ©lai de dix secondes. Si rĂ©glĂ© à « poweroff », le gestionnaire de services (PID 1) Ă©teindra la machine immĂ©diatement aprĂšs un plantage. Si combinĂ© avec systemd.crash_shell , lâaction de plantage configurĂ©e est exĂ©cutĂ©e aprĂšs que lâinterprĂ©teur de commandes a quittĂ©.
Ajouté dans la version 256.
systemd.confirm_spawn
Prend un argument boolĂ©en ou un chemin vers la console virtuelle oĂč les messages de confirmation devraient ĂȘtre envoyĂ©s. Peut aussi ĂȘtre spĂ©cifiĂ© sans aucun argument, avec le mĂȘme effet quâavec un boolĂ©en positif. Si activĂ©, le gestionnaire du systĂšme (PID 1) demande confirmation pour faire apparaĂźtre les processus utilisant /dev/console . Si un chemin ou un nom de console (tel que « ttyS0 ») est fourni, la console virtuelle pointĂ©e par ce chemin ou celui dĂ©crit par le nom donnĂ© sera utilisĂ©e Ă la place. DĂ©sactivĂ© par dĂ©faut.
Ajouté dans la version 233.
systemd.service_watchdogs=
Prend un argument boolĂ©en. Si dĂ©sactivĂ©, tous les chiens de garde dâexĂ©cution de service ( WatchdogSet= ) et les actions dâurgence (p. ex. OnFailure= ou StartLimitAction= ) sont ignorĂ©s par le gestionnaire du systĂšme (PID 1) ; consulter systemd.service (5). ActivĂ© par dĂ©faut, câest-a-dire les chiens de garde et les actions dâĂ©chec sont exĂ©cutĂ©s normalement. Le chien de garde matĂ©riel nâest pas affectĂ© par cette option.
Ajouté dans la version 237.
systemd.show_status
Prend un argument boolĂ©en ou les constantes error et auto . Peut aussi ĂȘtre spĂ©cifiĂ© sans argument, auquel cas, câest Ă©quivalent Ă lâeffet dâun boolĂ©en positif. Si activĂ©, le gestionnaire du systĂšme (PID 1) affiche des mises Ă jour laconiques de lâĂ©tat des services sur la console pendant le dĂ©marrage. Avec error , seuls les messages dâĂ©chec sont affichĂ©s, mais sinon lâamorçage est silencieux. auto se comporte comme false jusquâĂ ce quâil y ait un dĂ©lai significatif dans lâamorçage. ActivĂ© par dĂ©faut, Ă moins que quiet soit passĂ© comme option sur la ligne de commandes du noyau, dans lequel cas câest error par dĂ©faut. Si spĂ©cifiĂ©, cela Ă©crase lâoption du fichier de configuration ShowStatus= du gestionnaire de systĂšme, consulter systemd-system.conf (5).
Ajouté dans la version 233.
systemd.status_unit_format=
Prend name , description ou combined comme valeur. Si name , alors le gestionnaire de systĂšme utilisera les noms dâunitĂ© dans les messages dâĂ©tat. Si combined , le gestionnaire de systĂšme utilisera les noms et description dâunitĂ© dans les messages dâĂ©tat. Lorsque spĂ©cifiĂ©, Ă©crase lâoption StatusUnitFormat= de la configuration du gestionnaire du systĂšme, voir systemd-system.conf (5).
Ajouté dans la version 243.
systemd.log_color , systemd.log_level= , systemd.log_location , systemd.log_target= , systemd.log_time , systemd.log_tid , systemd.log_ratelimit_kmsg
ContrĂŽle la sortie des journaux, avec le mĂȘme effet que les variables dâenvironnement $SYSTEMD_LOG_COLOR , $SYSTEMD_LOG_LEVEL , $SYSTEMD_LOG_LOCATION , $SYSTEMD_LOG_TARGET , $SYSTEMD_LOG_TIME , $SYSTEMD_LOG_TID et $SYSTEMD_LOG_RATELIMIT_KMSG dĂ©crites ci-dessus. systemd.log_color , systemd.log_location , systemd.log_time , systemd.log_tid et systemd.log_ratelimit_kmsg peuvent ĂȘtre indiquĂ©es sans argument, ayant le mĂȘme effet quâun boolĂ©en positif.
systemd.default_standard_output= , systemd.default_standard_error=
ContrĂŽle la sortie standard par dĂ©faut et les sorties dâerreur pour les services et les sockets. Câest-Ă -dire, contrĂŽle la sortie par dĂ©faut de StandardOutput= et StandError= (consulter systemd.exec (5) pour les dĂ©tails). Prend lâun de inherit , null , tty , journal , journal+console , kmsg , kmsg+console . Si lâargument est omis, systemd.default-standard-output= sera par dĂ©faut journal et systemd.default-standard-error= inherit .
systemd.setenv=
Prendre un argument chaĂźne de la forme VARIABLE=VALEUR. Cela peut ĂȘtre utilisĂ© pour dĂ©finir des variables dâenvironnement par dĂ©faut Ă ajouter pour fourcher vers des processus enfant. Peut ĂȘtre utilisĂ© plus dâune fois pour dĂ©finir plusieurs variables.
systemd.machine_id=
Prend une valeur hexadĂ©cimale de 32 caractĂšres Ă utiliser pour dĂ©finir lâID de la machine. DestinĂ© principalement au dĂ©marrage en rĂ©seau, lorsque le mĂȘme identifiant de machine est souhaitĂ© pour chaque dĂ©marrage.
Ajouté dans la version 229.
systemd.set_credential= , systemd.set_credential_binary=
DĂ©finit un justificatif dâidentitĂ© du systĂšme, qui peut alors ĂȘtre propagĂ© aux services du systĂšme en utilisant le rĂ©glage ImportCredential= ou LoadCredential= , consulter systemd.exec (5) pour plus de dĂ©tails. Prend une paire de justificatifs de nom et valeur, sĂ©parĂ©s par un deux-points ( : ). Prenez en compte que la ligne de commande du noyau est habituellement accessible par les programmes non privilĂ©giĂ©s dans /proc/cmdline. Cela Ă©tant, un tel mĂ©canisme nâest pas apte Ă transfĂ©rer des donnĂ©es sensibles. Ă nâutiliser quâavec des donnĂ©es non sensibles telles que clĂ©s publiques ou certificats, pas avec les clĂ©s privĂ©es, ni dans un environnement de test ou de dĂ©bogage.
Pour plus dâinformations, consulter la documentation m[blue] Identifiants du systĂšme et des services [8] .
Ajouté dans la version 251.
systemd.import_credentials=
Prend un argument boolĂ©en. Si faux, dĂ©sactive lâimportation dâinformations dâidentification Ă partir de la ligne de commande du noyau, de la table des chaĂźnes OEM DMI/SMBIOS, du sous-systĂšme qemu_fw_cfg ou de la partie EFI du noyau.
Ajouté dans la version 251.
quiet
DĂ©sactiver la sortie dâĂ©tat Ă lâamorçage, comme ferait systemd&.show_status=no . Remarque, cette option est aussi lue par le noyau lui-mĂȘme et dĂ©sactive la sortie journal du noyau. Passer cette option dĂ©sactive donc les sorties habituelles du gestionnaire de systĂšme et du noyau.
Ajouté dans la version 186.
debug
DĂ©sactiver la sortie dâĂ©tat Ă lâamorçage, comme ferait systemd&.show_status=no . Remarque, cette option est aussi lue par le noyau lui-mĂȘme et dĂ©sactive la sortie journal du noyau. Passer cette option dĂ©sactive donc les sorties habituelles du gestionnaire de systĂšme et du noyau.
Ajouté dans la version 205.
emergency , rd.emergency , -b
DĂ©marrer en mode urgence. Câest lâĂ©quivalent de systemd.unit=emergency.target ou rd.systemd.unit=emergency.target respectivement, et est fourni pour des besoins de compatibilitĂ© et pour ĂȘtre plus simples Ă taper.
Ajouté dans la version 186.
rescue , rd.rescue , single , s , S , 1
DĂ©marrer en mode sauvetage (rescue). Câest lâĂ©quivalent de systemd.unit=rescue.target ou rd.systemd.unit=rescue.target respectivement, et est fourni pour des raisons de compatibilitĂ© et ĂȘtre plus simple Ă saisir.
Ajouté dans la version 186.
2 , 3 , 4 , 5
Amorcer en niveau dâexĂ©cution patrimonial (legacy) spĂ©cifiĂ© de SysV. 2 , 3 et 4 sont Ă©quivalents Ă systemd.unit=multi-user.target ; 5 est Ă©quivalent Ă systemd.unit=graphical.target et est fourni pour raison de compatibilitĂ© et de simplification de saisie.
Ajouté dans la version 186.
locale.LANG= , locale.LANGUAGE= , locale.LC_CTYPE= , locale.LC_NUMERIC= , locale.LC_TIME= , locale.LC_COLLATE= , locale.LC_MONETARY= , locale.LC_MESSAGES= , locale.LC_PAPER= , locale.LC_NAME= , locale.LC_ADDRESS= , locale.LC_TELEPHONE= , locale.LC_MEASUREMENT= , locale.LC_IDENTIFICATION=
DĂ©finir les paramĂštre rĂ©gionaux du systĂšme Ă utiliser. Cela Ă©crase les rĂ©glages dans /etc/locale.conf. Pour plus dâinformations, consultez locale.conf (5) et locale (7).
Ajouté dans la version 186.
Pour les autres paramĂštres de la ligne de commande du noyau compris par les composants du cĆur du systĂšme dâexploitation, veuillez vous rĂ©fĂ©rer Ă kernel-command-line (7).
INFORMATIONS DâIDENTIFICATION DU SYSTĂME
Durant lâinitialisation, le gestionnaire de services importera des justificatifs depuis diverses sources dans les informations dâidentification du systĂšme, qui alors pourront ĂȘtre propagĂ©s dans les services et consommĂ©s par les gĂ©nĂ©rateurs :
âą Lorsque le gestionnaire de services sâinitialisera, il lira les informations dâidentification depuis les chaĂźnes du vendeur Type 11 SMBIOS io.systemd.credential:nom=valeur , et io.systemd.credential.binary:nom=valeur .
âą Au mĂȘme moment, il importera les informations dâidentification depuis QEMU « fw_cfg ». (Ă noter que le mĂ©canisme SMBIOS est habituellement prĂ©fĂ©rĂ©, car il est plus rapide et gĂ©nĂ©rique.)
âą Les informations dâidentification doivent ĂȘtre passĂ©es au noyau Ă lâaide de la ligne de commande en utilisant le paramĂštre systemd.set-credential= , voir ci-dessus.
âą Les informations dâidentification doivent ĂȘtre passĂ©es de lâenvironnement UEFI avec systemd-stub (7).
âą Lorsque le gestionnaire de services est invoquĂ© durant lâinitrd lors de la transition de lâhĂŽte, tous les fichiers dans /run/credentials/@initrd/ seront importĂ©s comme informations dâidentification du systĂšme.
Invoquer systemd-creds (1) comme il suit pour visualiser la liste dâinformations dâidentification passĂ©es au systĂšme :
# systemd-creds --system list
Pour plus dâinformations, consulter la documentation m[blue] Identifiants du systĂšme et des services [8] .
Le gestionnaire de services consomme les informations dâidentification suivantes du systĂšme lorsque lancĂ© en tant que PID 1 :
vmm.notify_socket
Contient une adresse AF_VSOCK ou AF_UNIX oĂč envoyer un message de notification READY=1 lorsque le systĂšme a complĂštement dĂ©marrĂ©. Voir sd_notify (3) et la section suivante pour plus dâinformations. Ă noter que dans le cas oĂč lâhyperviseur ne gĂšre pas SOCK_DGRAM pour AF_VSOCK , SOCK_SEQPACKET sera essayĂ© Ă la place. La charge utile de lâinformation dâidentification pour AF_VSOCK doit ĂȘtre une chaĂźne de la forme « vsock:CID:PORT ». « vstock-stream », « vstock-dgram » et « vsock-seqpacket » peuvent ĂȘtre utilisĂ©s Ă la place de « vstock » pour forcer lâutilisation du type de socket correspondant.
Cette fonctionnalitĂ© est utile pour les gestionnaires de machine ou dâautres processus de lâhĂŽte pour recevoir une notification Ă travers VSOCK lorsquâune machine virtuelle a fini son dĂ©marrage.
Ajouté dans la version 254.
system.machine_id
Prend une ID hexadĂ©cimale de 128 octets pour y initialiser /etc/machine-id, si le fichier nâest pas encore prĂȘt. Voir machine-id (5) pour les dĂ©tails.
Ajouté dans la version 254.
Pour une liste des identifiants du systĂšme que divers autres composants de systemd utilisent, voir systemd.system-credentials (7).
PROTOCOLE DE DISPONIBILITĂ
Le gestionnaire de services implĂ©mente un protocole de notification de disponibilitĂ© entre le gestionnaire et ses services (câest-Ă -dire en bas de la pile) et entre le gestionnaire et un Ă©ventuel superviseur plus en haut de la pile (ce denier pouvant ĂȘtre une machine ou un gestionnaire de conteneur, ou, dans le cas dâun gestionnaire de services par utilisateur, lâinstance du gestionnaire de services du systĂšme). Le protocole Ă©lĂ©mentaire, et lâAPI suggĂ©rĂ©e pour le faire, sont dĂ©crits dans sd_notify (3).
Le socket de notification que le gestionnaire de services (incluant PID 1) utilise pour annoncer la disponibilitĂ© Ă son propre superviseur est dĂ©fini Ă travers la variable dâenvironnement habituelle $NOTIFY_SOCKET (voir ci-dessus). Cela nâĂ©tant directement dĂ©finissable que pour les gestionnaires de conteneur et pour lâinstance par utilisateur du gestionnaire de services, un mĂ©canisme supplĂ©mentaire pour le configurer est disponible, destinĂ© particuliĂšrement Ă une utilisation dans un environnement de machine virtuelle : lâidentifiant du systĂšme vmm.notify_socket (voir ci-dessus) peut ĂȘtre rĂ©glĂ© Ă un socket adaptĂ© (gĂ©nĂ©ralement un de AF_VSOCK ) Ă lâaide de chaĂźnes SMBIOS Type 11 de fournisseur. Pour les dĂ©tails voir ci-dessus.
Le protocole de notification du gestionnaire de services au sommet de la pile pour un superviseur prend en charge un certain nombre de champs dâextension qui permettent au superviseur de connaĂźtre les propriĂ©tĂ©s spĂ©cifiques du systĂšme et de suivre la progression de son dĂ©marrage. En particulier, les champs suivants sont envoyĂ©s :
âą Un message X_SYSTEMD_HOSTNAME=... sera envoyĂ© une fois que le nom dâhĂŽte initial pour le systĂšme aura Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©. Notez que dans les derniers instants de lâexĂ©cution, le nom dâhĂŽte peut ĂȘtre changĂ© de maniĂšre programmatique, et (actuellement) aucune notification supplĂ©mentaire nâest envoyĂ©e dans ce cas.
Ajouté dans la version 256.
âą Un message X_SYSTEMD_MACHINE_ID=... sera envoyĂ© une fois que lâidentifiant machine du systĂšme aura Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©. Voir machine-id (5) pour les dĂ©tails.
Ajouté dans la version 256.
⹠Un message X_SYSTEMD_SIGNALS_LEVEL=... sera envoyé lorsque le gestionnaire de services aura installé les divers gestionnaires de signaux des processus UNIX décrits ci-dessus. La valeur du champ est un entier non signé formaté en chaßne décimale, et indique le niveau de fonctionnalité pris en charge des signaux de processus UNIX du gestionnaire de services. Actuellement, un seul niveau de caractéristique est défini :
⹠X_SYSTEMD_SIGNALS_LEVEL=2 couvre les divers signaux de processus UNIX documentés ci-dessus qui sont un sur-ensemble de ceux pris en charge par le systÚme historique init de SysV.
Les signaux envoyĂ©s au PID 1 avant que ce message ne soit envoyĂ© peuvent ne pas avoir Ă©tĂ© correctement gĂ©rĂ©s pour le moment. Un consommateur de ces messages devra analyser la valeur comme une indication dâentier non signĂ© du niveau de prise en charge. Actuellement, seul le niveau 2 mentionnĂ© est dĂ©fini, mais prochainement dâautres niveaux devraient ĂȘtre dĂ©finis avec des entiers supĂ©rieurs, ce qui implĂ©mentera un sur-ensemble du comportement actuellement dĂ©fini.
Ajouté dans la version 256.
âą Des messages X_SYSTEMD_UNIT_ACTIVE=... et X_SYSTEMD_UNIT_INACTIVE=... seront envoyĂ©s pour chaque unitĂ© cible qui devient active ou cesse dâĂȘtre active. Cela est utile pour suivre la progression du dĂ©marrage et la fonctionnalitĂ©. Par exemple, dĂšs que lâunitĂ© ssh-access.target est dĂ©clarĂ©e dĂ©marrĂ©e, un accĂšs SSH est typiquement disponible, voir systemd.special (7) pour les dĂ©tails.
Ajouté dans la version 256.
âą Un message X_SYSTEMD_SHUTDOWN=... sera envoyĂ© juste avant que le systĂšme ne sâĂ©teigne. La valeur est lâune des chaĂźnes « reboot », « halt », « poweroff », « kexec », et indique quelle sorte dâextinction est exĂ©cutĂ©e.
Ajouté dans la version 256.
âą Un message X_SYSTEMD_REBOOT_PARAMETER=... sera aussi envoyĂ© juste avant que le systĂšme ne sâĂ©teigne. Sa valeur est lâargument de redĂ©marrage comme configurĂ© avec systemctl --reboot-argument=... .
Ajouté dans la version 256.
Notez que ces champs dâextension sont envoyĂ©s en plus des notifications habituelles « READY=1 » et « RELOADING=1 ».
OPTIONS
systemd nâest que rarement appelĂ© directement, Ă©tant donnĂ© quâil est lancĂ© tĂŽt et quâil est dĂ©jĂ en cours dâexĂ©cution au moment oĂč les utilisateurs peuvent interagir avec lui. Normalement, des outils tels que systemctl (1) sont utilisĂ©s pour passer les commandes au gestionnaire. Comme systemd nâest gĂ©nĂ©ralement pas appelĂ© directement, les options listĂ©es ci-dessous sont surtout utiles Ă des fins de dĂ©bogage ou pour des buts spĂ©cifiques.
Options dâintrospection et de dĂ©bogage
Ces options sont utilisĂ©es pour les tests et lâintrospection, et systemd peut ĂȘtre invoquĂ© avec elles Ă tout moment :
--dump-configuration-items
Vider les Ă©lĂ©ments gĂ©rĂ©s de configuration de lâunitĂ©. Il en rĂ©sulte une liste laconique mais complĂšte des Ă©lĂ©ments de configuration gĂ©rĂ©s dans les fichiers de dĂ©finition des unitĂ©s.
--dump-bus-properties
Vidage des propriétés exposées du bus. Cela produit une liste laconique mais complÚte des propriétés exposées sur le D-Bus.
Ajouté dans la version 239.
--test
DĂ©terminer la transaction initiale de dĂ©marrage (câest-Ă -dire la liste des tĂąches mises en file dâattente lors du dĂ©marrage), la vider et terminer â sans exĂ©cuter rĂ©ellement aucun des tĂąches dĂ©terminĂ©es. Cette option nâest utile que pour le dĂ©bogage. Notez que durant le dĂ©marrage usuel du gestionnaire de service, des unitĂ©s additionnelles, non visibles avec cette opĂ©ration, peuvent ĂȘtre dĂ©marrĂ©es parce quâun matĂ©riel, un socket, un bus ou un autre types dâactivation pourraient ajoutĂ©es de nouvelles tĂąches lors de lâexĂ©cution de la transaction. Utilisez --system pour demander la transaction initiale du gestionnaire de service systĂšme (câest aussi la valeur implicite par dĂ©faut), combinez avec --user pour demander la transaction initiale du gestionnaire de service par utilisateur Ă la place.
--system , --user
LorsquâutilisĂ© avec --test , sĂ©lectionne sâil faut calculer la transaction initiale pour lâinstance du systĂšme ou pour une instance par utilisateur. Ces options sont sans effet si elles sont appelĂ©es sans --test , comme durant dâusuels appels (câest-Ă -dire sans --test ) le gestionnaire de services dĂ©tectera automatiquement sâil doit agir dans le mode systĂšme ou celui utilisateur, en vĂ©rifiant si le PID du processus lancĂ© est 1 ou pas. Notez quâil nâest pas pris en charge lâamorçage et la maintenance dâun systĂšme avec le gestionnaire de services lancĂ© en mode --system mais avec un PID autre que 1 .
-h , --help
Afficher un aide-mémoire succinct et quitter.
--version
Afficher une information de version courte et quitter.
Options pour dupliquer en ligne de commande les réglages du noyau
Ces options correspondent exactement aux options listĂ©es ci-dessus dans « Ligne de commande du noyau ». Les deux formes peuvent ĂȘtre utilisĂ©es de maniĂšre Ă©quivalente pour le gestionnaire du systĂšme, mais il est recommandĂ© dâutiliser les formes citĂ©es ci-dessus dans ce contexte, car elles sont proprement placĂ©es dans le bon espace de noms. Lorsquâune option est indiquĂ©e Ă la fois sur la ligne de commande du noyau et comme argument de la ligne de commande, la derniĂšre a la prĂ©cĂ©dence.
Lorsque systemd est utilisĂ© comme gestionnaire utilisateur, la ligne de commandes du noyau est ignorĂ©e et seules les options dĂ©crites ci-dessous sont gĂ©rĂ©es. NĂ©anmoins, systemd est gĂ©nĂ©ralement dĂ©marrĂ© dans ce mode, Ă travers le service user@service (5), qui est partagĂ© entre tous les utilisateurs. Il est plus aisĂ© dâutiliser les fichiers de configuration pour modifier les rĂ©glages (voir systemd-user.conf (5)) ou les variables dâenvironnement. Consulter la section « Environnement » ci-dessus pour des explications sur comment est dĂ©fini le bloc environnement.
--unit=
DĂ©finir une unitĂ© par dĂ©faut Ă activer au dĂ©marrage. Si cela nâest pas indiquĂ©, câest par dĂ©faut default.target. Voir systemd.unit= ci-dessus.
--dump-core
Activer le vidage du cĆur en cas de plantage. Cela nâa aucun effet lorsquâutilisĂ© sous une instance utilisateur. Pareil Ă systemd.dump_core= ci-dessus.
--crash-vt= VT
Basculer dans une console virtuelle (VT) dĂ©finie en cas de plantage. Ce changement nâa aucun effet lorsque lancĂ© depuis une instance utilisateur. Comme systemd.crash_chvt= ci-dessus (mais pas lâorthographe diffĂ©rente !).
Ajouté dans la version 227.
--crash-shell
Lancer un interprĂ©teur de commandes lors dâun plantage. Cela nâa aucun effet si lancĂ© depuis une instance utilisateur. Voir systemd.crash_shell= ci-dessus.
--crash-action=
Indiquer quoi faire en cas de plantage du gestionnaire du systĂšme (PID 1). Cela nâa aucun effet si systemd est lancĂ© comme instance utilisateur. Voir systemd.crash_action= ci-dessus.
Ajouté dans la version 256.
--confirm-spawn
Demander confirmation lors de la crĂ©ation de processus. Cela nâa aucun effet lancĂ© en instance utilisateur. Voir systemd.confirm_spawn ci-dessus.
--show-status
Afficher des informations laconiques sur lâĂ©tat de lâunitĂ© sur la console lors du dĂ©marrage et de lâarrĂȘt de lâunitĂ©. Voir systemd.show_status ci-dessus.
Ajouté dans la version 244.
--log-color
Mettre en surbrillance les messages journal importants. Voir systemd.log_color ci-dessus.
Ajouté dans la version 244.
--log-level=
Définir le niveau de journalisation. Voir systemd.log_level ci-dessus.
--log-location
Inclure lâemplacement du code dans les messages journal. Voir systemd.log_location ci-dessus.
Ajouté dans la version 244.
--log-target=
Définir la cible du journal. Voir systemd.log_target ci-dessus.
--log-time=
Préfixer les messages de la console avec un horodatage. Voir systemd.log_time ci-dessus.
Ajouté dans la version 246.
--machine-id=
Ăcraser lâidentifiant de la machine dĂ©fini sur le disque dur. Voir systemd.machine_id= ci-dessus.
Ajouté dans la version 229.
--service-watchdogs
Activer ou désactiver de façon globale toutes les actions urgentes ou minutées du service chien de garde. Voir systemd.service_watchdogs ci-dessus.
Ajouté dans la version 237.
--default-standard-output= , --default-standard-error=
DĂ©finition de la sortie par dĂ©faut ou la sortie dâerreur pour tous les services et les sockets respectivement. Voir systemd.default_standard_output= et systemd.default_standard_error= ci-dessus.
EPOCH DE LâHORLOGE SYSTĂME
Lorsque systemd est dĂ©marrĂ© ou redĂ©marrĂ©, il se peut quâil rĂšgle lâhorloge systĂšme Ă lâ« epoch ». Ce mĂ©canisme est utilisĂ© pour sâassurer que lâhorloge systĂšme reste raisonnablement initialisĂ©e et de façon Ă peu prĂšs monotone lors des divers dĂ©marrages, dans le cas oĂč aucune horloge en temps rĂ©el (RTC) locale avec batterie de secours nâest disponible ou si elle ne fonctionne pas correctement.
Lâepoch est la date la plus ancienne Ă partir de laquelle le systĂšme est prĂ©sumĂ© ĂȘtre correctement rĂ©glĂ©. Lors de lâinitialisation, lâhorloge locale est avancĂ©e vers lâepoch si elle Ă©tait rĂ©glĂ©e Ă une valeur trop ancienne. Un cas particulier : si lâhorloge locale est suffisamment Ă©loignĂ©e dans le futur (par dĂ©faut 15 ans, mais cela peut ĂȘtre configurĂ© lors de la construction), lâhorloge matĂ©rielle est prĂ©sumĂ©e cassĂ©e et lâhorloge systĂšme est ramenĂ©e Ă lâepoch.
Lâepoch est rĂ©glĂ©e Ă la valeur la plus rĂ©cente des dates suivantes : le moment de construction de systemd , la date de modification (« mtime ») de /usr/lib/clock-epoch ou la date de modification de /var/lib/systemd/timesync/clock .
FICHIERS
/run/systemd/notify
Socket de notification de lâĂ©tat du dĂ©mon. Câest un socket datagramme AF_UNIX qui est utilisĂ© pour implĂ©menter la logique de notification du dĂ©mon comme implĂ©mentĂ© par sd_notify (3).
/run/systemd/private
UtilisĂ© en interne comme canal de communication entre systemctl (1) et le processus systemd. Câest un socket flux AF_UNIX . Cette interface est personnelle Ă systemd et ne devrait pas ĂȘtre utilisĂ©e pour des projets extĂ©rieurs.
/dev/initctl
Prise en charge limitĂ©e de lâinterface cliente SysV, comme implĂ©mentĂ©e par lâunitĂ© systemd-initctl.service. Câest un tube nommĂ© (pipe) dans le systĂšme de fichiers. Cette interface est obsolĂšte et ne doit pas ĂȘtre utilisĂ©e pour de nouvelles applications.
/usr/lib/clock-epoch
La date de modification (« mtime ») de ce fichier est utilisĂ©e pour lâheure de lâepoch, voir la section prĂ©cĂ©dente.
Ajouté dans la version 247.
/var/lib/systemd/timesync/clock
La date de modification (« mtime ») de ce fichier est mise Ă jour par systemd-timesyncd.service (8). Si prĂ©sente, la date de modification du fichier est utilisĂ©e pour lâepoch, voir la section prĂ©cĂ©dente.
Ajouté dans la version 257.
HISTORIQUE
systemd 252
Les arguments de la ligne de commandes du noyau systemd.unified_cgroup_hierarchy et systemd.legacy_systemd_cgroup_controller sont considérés obsolÚtes. Veuillez changer pour une hiérarchie cgroups unifiée.
Ajouté dans la version 252.
VOIR AUSSI
La page dâaccueil de systemd [9] , systemd-system.conf (5), locale.conf (5), systemctl (1), journalctl (1), systemd-notify (1), daemon (7), sd-daemon (3), org.freedesktop.systemd1 (5), systemd.unit (5), systemd.special (7), pkg-config (1), kernel-command-line (7), bootup (7), systemd.directives (7), org.freedesktop.systemd1 (5)
Pour davantage dâinformations sur les concepts et idĂ©es derriĂšre systemd , veuillez consulter le Document de conception originel [10] .
NOTES
|
1. |
PortabilitĂ© dâinterface et promesse de stabilitĂ© |
https://systemd.io/PORTABILITY_AND_STABILITY/
|
2. |
Interface conteneur |
https://systemd.io/CONTAINER_INTERFACE
|
3. |
Interface initrd |
https://systemd.io/INITRD_INTERFACE/
|
4. |
Groupes de contrÎle version 2 |
https://docs.kernel.org/admin-guide/cgroup-v2.html
|
5. |
Spécification du répertoire de base XDG |
https://standards.freedesktop.org/basedir-spec/basedir-spec-latest.html
|
6. |
Il est recommandé pour les autres outils de définir et vérifier $SUDO_UID comme il convient, en le considérant comme une interface courante. |
||
|
7. |
Variables dâenvironnement connues |
https://systemd.io/ENVIRONMENT
|
8. |
Identifiants du systĂšme et des services |
https://systemd.io/CREDENTIALS
|
9. |
Page dâaccueil de systemd |
https://systemd.io/
|
10. |
Document de conception originel |
https://0pointer.de/blog/projects/systemd.html
TRADUCTION
La traduction française de cette page de manuel a été créée par bubu <bubub@no-log.org>
Cette traduction est une documentation libre ; veuillez vous reporter Ă la GNU General Public License version 3 concernant les conditions de copie et de distribution. Il nây a aucune RESPONSABILITĂ LĂGALE.
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